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Liste des noms patois de plantes usités dans les cantons d'Entraygues et de Mur-de-Barrez (Aveyron) / Par M. J. Carbonel
Carbonel, Jean (1864-1942)
Recueil factice d'articles parus dans le Bulletin de l'Académie internationale de géographie botanique (Ancien Monde des plantes), volume 13, 1904, pp. 337-352, pp.401-432 et volume 15, 1905, pp.49-56.

Jean Carbonel, instituteur botaniste, a rassemblé dans cet article le nom de plantes en occitan parlé dans le nord de l'Aveyron, avec leur noms scientifique latin et une courte explication soit du nom, soit de l'utilisation populaire qui peut être faite de ces plantes.
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La Botanique populaire dans l'Albret : essai linguistique / Par M. Ducomet
Ducomet, Vital (18..-19..)
Recueil factice d'articles parus dans le Bulletin de l'Académie internationale de géographie botanique, volume 12, 1903, pp. 127-132, pp.280-304 et pp.307-310.

Vital Ducomet, professeur de botanique à l'École nationale d'agriculture de Rennes, a rassemblé dans cet article le nom de plantes en occitan parlé dans l'Albret, avec leur noms scientifique latin et une courte explication soit du nom, soit de l'utilisation populaire qui peut être faite de ces plantes.
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« Sant Blasi » à Pézenas / Claude Alranq
Alranq, Claude
Cet article scientifique a été écrit en 2015 par Claude Alranq, acteur, auteur, metteur en scène et conteur. Originaire de Pézenas, il contribue à la recherche sur le patrimoine culturel immatériel notamment dans le domaine du spectacle vivant.

Dans cet article Claude Alranq part sur les traces du culte de Sant Blasi à Pézenas et étudie son lien avec carnaval.

Extrait :

Blaise, saint patron de la ville de Pézenas, vécut de 280 à 316. Il fut l'évêque de Sébaste devenue aujourd'hui la ville turque de Sivas. Il n'a jamais vécu hors de son pays, l'Arménie (en Asie Mineure). Son culte n'en est pas moins célèbre aux quatre coins de la chrétienté.
En France, quelques 600 églises et chapelles portent son nom (700 en Italie). Son prestige tient-il seulement à son sacerdoce ou, également, à la date de son martyre : un 3 février, un jour qui compte dans les traditions qui précèdent le christianisme ?

L'exemple de Pézenas peut contribuer à éclaircir ce mystère. Ce mystère, à Pézenas, est lui-même un double mystère:
  • le choix d'une cité qui décide de se mettre sous sa protection ?
  • la fortune de ce culte dans l'histoire locale ?
Afin de pénétrer le mystère de ce culte à Pézenas, nous procéderons par une parabole: celle du porte-greffe, du greffon et du greffé-soudé. Peut-être en saurons-nous un peu plus sur le greffeur et sur la greffe qui connaît actuellement, en pays piscénois, une heureuse embellie.

Claude Alranq

Sommaire :

A - Le porte-greffe

I - La lente résurrection de la Gaule méridionale

1 - Le peuplement
2 - La pagaille et la violence historiques
3 - La crise spirituelle et culturelle

II - L'engouement populaire autour de la première lune de février

1 - L'enjeu festif
2 - Les fêtes païennes

III - Entre nature, art et religion

1 - Le legs gallo-romain
2 - Le dédoublement médiéval

B - Le greffon

I - Un pays de « plus hault sens »

II - La vie de Blaise

III - Un culte populaire

IV - Des amalgames curieux ou révélateurs ?

C - La soudure porte-greffe et greffon

I - La christianisation et les résistance locales

1 - Le tâtonnement de l’Église
2 - Le consensus des saints

II - L'occurrence de St Blaise et de Pézenas

1 - Pourquoi Pézenas pouvait choisir St Blaise ?
2 - Pourquoi St Blaise pouvait choisir Pézenas ?

D - Les enfants du greffeur

I - Si les cloches pouvaient parler

II - Sur les traces du culte

III - Une vraie discorde

IV - Le faux divorce
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CIRDÒC (Béziers, Hérault), fonds Adrien Vezinhet
CIRDÒC-Mediatèca occitana

Histoire du fonds

Adrien Vezinhet est né à Sainte-Radegonde (Aveyron) le 27 avril 1912. Enseignant et écrivain de théâtre d'expression occitane il a également été animateur de la société folklorique de « la Pastourelle » créée à Rodez en 1947.

Issu d’une famille de paysans rouergats, il suit des études au petit séminaire de Rodez puis à Toulouse. Il devient professeur de Lettres à Rodez en 1937, censeur au Lycée Pierre-Loti de Rochefort-sur-Mer (1947) puis au Lycée de Rodez (1950), et enfin au Lycée Joffre de Montpellier (1957). En 1968, il est nommé proviseur de la Cité scolaire d’Alès. Il achève sa carrière en tant que proviseur du lycée Henri-IV de Béziers de 1970 à 1974.

Parallèlement à sa carrière d'enseignant, Adrien Vezinhet s'est également impliqué tout au long de sa vie pour l'étude et la promotion de l'occitan. À la Libération, il fait partie des fondateurs de l’hebdomadaire Le Rouergat, journal chrétien, familial et social qui paraît à partir de 1944 et dans lequel il publie des chroniques en occitan.

À Rodez, il est un ardent promoteur de la langue d’oc et des traditions locales. Au début des années 1950, il accompagne les débuts de la société folklorique « la Pastourelle », où il participe à l'écriture de pièces de théâtre en collaboration avec l'écrivain occitan Henri Mouly (1896-1981) et Jean-Marie Lacombe.

Devenu proviseur au Lycée Henri-IV de Béziers, Adrien Vezinhet se lie d'amitié avec Yves Rouquette (1936-2015) qui y est alors enseignant. Il lui fait découvrir son théâtre et ils projètent ensemble une édition sous le titre de Teatre de la Pastorèla. L'édition n'aboutiera jamais. L'ensemble des textes rassemblés pour cette édition sont ensuite déposés par Yves Rouquette au Centre international de documentation occitane (CIDO, devenue CIRDÒC en 1998). Le Teatre de la Pastorèla est édité par IEO-edicions en 2014.

Modalités d'entrée :

Don de Yves Rouquette en 1993

Accroissement :

Fonds clos

Description du fonds

Le fonds Vezinhet est composé de deux ensembles :

- VEZ-A : productions littéraires et théâtrales d'Adrien Vezinhet.

- VEZ-B : travaux sur les danses traditionelles du Rouergue et du Sud du Massif Central.

Dates extrêmes :

Fin de la décennie 1970

Langues représentées dans le fonds :

Occitan (languedocien)

Importance matérielle :

0.10 mètre linéaire, environ 400 feuillets

Supports représentés :

Manuscrits/Tapuscrits

Reproductions (photocopies)

Pour le consulter

Identifiant du fonds :

VEZ

Instruments de recherche disponibles :

Description du fonds dans Calames (Catalogue en ligne des archives et des manuscrits de l'enseignement supérieur)

Inventaire dans le catalogue des archives du CIRDÒC

Conditions d'utilisation

Conditions de consultation :

Consultable au CIRDOC, en salle de recherche

Conditions de reproduction :

Toute reproduction en vue d'une édition ou production audiovisuelle de la documentation contemporaine soumise au droit d'auteur ne peut se faire sans l'accord des ayants-droit. La reproduction de documents à des fins de recherche, sans publication, est acceptée sous réserve des impératifs de conservation des documents.

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Mélanges sur les langues, dialectes et patois : collection de la Parabole de l'enfant prodigue ; travail sur la Géographie de la langue française, etc. / par E. Coquebert de Montbret et J. Labouderie
Coquebert de Montbret, Eugène
Labouderie, Jean de (1776-1849)
Ce volume rassemble une partie de la documentation recueillie par Charles-Étienne et Eugène Coquebert de Montbret dans le cadre de l'Enquête impériale sur les patois (1807-1812), première grande enquête officielle, conduite par le Ministère de l'Intérieur, sur les langues de la France.
La méthode de l'enquête prévoyait d'obtenir, via l'administration départementale, les traductions en « idiome local » de la 
Parabole de l'enfant prodigue

>> Accéder au documensur Google books
L’enquête de Coquebert de Montbret et la glottopolitique de l’Empire français / Thierry Bulot
Bulot, Thierry
Cet article de Thierry Bulot, enseignant-chercheur à l'Université de Rennes2 [PREFics-DYNADDILIF (EA4246 ex 3207)] / université Européenne de Bretagne, a été initialement publié dans Romanischen philologie, n° 2-1989 (p.287-292). Il est accessible en ligne sur le site Sociolinguistique Urbaine : Normes et identités en rupture (sociolinguistique-urbaine.com).
L'auteur présente l'Enquête impériale sur les patois dirigée par Charles-Etienne Coquebert de Montbert et son fils Eugène pour le Ministère de l'Intérieur en analysant en particulier ses enjeux politiques. 

Lire l'article sur le site Sociolinguistique Urbaine.
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Pourquoi chante-t-on «  fume la pipe sans tabac  » dans "Carnaval es arribat" ?
CIRDÒC-Mediatèca occitana

Votre question : Pourquoi chante-t-on «  fume la pipe sans tabac  » dans la chanson Carnaval es arribat 

Notre réponse : La chanson Carnaval es arribat, constitue dans la tradition occitane relative à cette fête, une chanson incontournable, interprétée tout aussi bien au commencement des festivités que dans l'épilogue de celles-ci alors que le bonhomme Carnaval est porté au bûcher.

 

Voici les premières paroles de cette farandole, telle que transmise dans l'ouvrage Lo resson de la pèira de Jean-Michel Lhubac, Josiane Ubaud et Marie-José Fages-Lhubac (Saint-Jouin-de-Milly : Modal, 2006), dans lesquelles apparaît la formule "Fume la pipe sans tabac".

 

Cançon 29 "La Pipa ou Carnaval es arribat ou Los Acabaires".

"Carnaval es arribat, / Carnaval est arrivé,

Fuma la pipa, fuma la pipa, / Fume la pipe, fume la pipe,

Carnaval es arribat, / Carnaval est arrivé,

Fuma la pipa sens tabac. / Fume la pipe sans tabac.

 

Repic / Refrain

I anarem totes, i anarem totes, / On y ira tous, on y ira tous,

I menarem nòstres enfants, / on y amènera nos enfants,

E la jornada serà pagada / Et la journée sera payée

Coma se trabalhaviam. (bis) / Comme si l'on avait travaillé."

 

  Le même ouvrage nous renseigne par ailleurs sur l'origine de cette expression qui peut sembler contradictoire : "Fumer la pipe sans tabac". Il faut en fait aller chercher l'une des significations de la "pipe", terme qui en français comme en occitan désigne également une grande futaille, ("Grande futaille, de capacité variable selon les régions" Trésor informatisé de la langue française), c'est-à-dire un récipient sphérique destiné à contenir divers liquides, mais de préférence des liquides alcoolisés, vins ou eaux-de-vie le plus souvent.

 

  Le Trésor du Félibrige, le dictionnaire somme réalisé au XIXe siècle par Frédéric Mistral donne également les différents sens de la pipa : " Pipo : (rom. Pipa, tube, pipeau, cat. Esp. Port. it. Pipa), s.m. Pipe, calumet, v.brulo-taba, cachimbau, galifo, tubanto; feuillette, grande futaille contenant 6 hectolitres en Béarn, v. Bouto, pipan [...]".

 

"La pipe sans tabac" nous renvoie donc à la futaille et avec elle, à la question de la boisson. Lo resson de la pèira explique ainsi que "Fumer la pipe sans tabac, c'est donc boire" (ibid. p103).

 

L'ouvrage Carnaval en Béarn. Coutumes et chansons de J.-B. Laborde, (disponible sur Occitanica ici) propose d'ailleurs en page 9, une des nombreuses variantes de Carnaval es arribat (on trouve d'une région à l'autre et selon les époques, des nuances plus ou moins fortes de cette chanson traditionnelle). Dans cette dernière, dont le premier couplet est repris ci-dessous, la question de l'alcool est présentée de façon plus explicite.


Ne saber mai : 
- Sur le carnaval en ligne : Aquí
- Lo resson de la pèira. 

« Carnaval est arrivé / carnaval es arribat

Carnaval est arrivé / Carnaval qu'es arribat,

Verse à boire, verse à boire, / Botelha, botelha.

Carnaval est arrivé, / Carnaval qu'es arribat,

Verse à boire, jeune homme / Botelha, gojat."

 

Les différentes chansons accompagnant Carnaval, est tel est le cas de Carnaval es arribat, possèdent en effet souvent un important paratexte, et multiplient les allusions plus ou moins explicites, notamment relatives à l'alcool mais aussi sexuelles. Effectivement, avant de devenir un moment de fête ouvert à tous et tout particulièrement aux plus jeunes, Carnaval fut durant des siècle un temps à part de l'année. Une période de licence et de remise en cause de l'ordre établi avant que ne commence la dure période des restrictions du Carême, très éloignée dans ces manifestations du monde de l'enfance.

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Martror, la fête des morts (Pézenas, Théâtre des Origines, 2010)
Théâtre des origines
Nomad'Studio

Les Temporadas de Pézenas rythment l'année de la cité par des rituels festifs entre traditions immémoriales et création théâtrale contemporaine.

La fête de « Martror », la Toussaint en occitan, se déroule au mois de novembre.  Martror s’inscrit dans un plus large travail de recherche et de création mené par le Théâtre des Origines autour des fêtes saisonnières. 

Feu de la Saint-Jean d'été et Carnaval au printemps, autres rituels calendaires ancestraux relevant du passage symbolique d’une saison, d’un âge à l’autre, représentent les autres moments forts des Temporadas, traditions revisitées et réinterrogées par la compagnie au terme d’une important travail de recherche sur le patrimoine culturel immatériel régional. 

Présentation de la compagnie :

Le collectif qui va constituer le Théâtre des Origines naît en 2003, sur les bancs de la licence professionnelle « Acteurs Sud » et regroupe des comédiens, à la fois chercheurs et scénographes proposant des spectacles de rue transdisciplinaires et interactifs. Le collectif puise dans le patrimoine culturel immatériel local la matière d’une création nouvelle faisant résonner lieu/ histoire/ traditions et habitants dans une entreprise tant artistique, que culturelle et sociale. 

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Martror : la fête des morts / Claudi Alranq
Alranq, Claude
"La tradition fait la différence entre Toussaint que les pays d'oc nomment Totsants (fête de tous les saints ou Martror, fête des martyrs) et le Jour des Morts.

Toussaint est le premier novembre, le Jour des Morts le 2 novembre. Aujourd'hui les deux fêtes se confondent, comme elles confondent et minimalisent leur contenu : la toilette, le fleurissement et la visite mémorable du tombeau.

En Occident, cette fête est synonyme de deuil et de tristesse, alors qu'en d'autres lieux ou d'autres temps, elle peut ou a pu être joyeuse (Mexique), initiatique (les Anthestéries grecques), contagieuse (Rome), paillarde (les « insolenzas » du Brésil), initiatique (Tibet) ou volontairement écartée (Tziganes).

Alors que tout poussait à croire que, chez nous, cette fête perdait sa fonction de « rite de passage » et que la mort était de plus en plus occultée, elle a rebondi curieusement avec le Halloween des enfants, sous l’œil complaisant du commerce mondial.

Devant la multiplicité et la complexité du phénomène, les chercheurs hésitent à élaborer une véritable « anthropologie de la mort ». [Cette] causerie n'en a pas l'ambition, elle cherche seulement à contribuer au débat que le renouveau des temporadas (fêtes saisonnières liées au « patrimoine culturel immatériel ») suscite en pays d'oc."

Claude Alranq
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Martror, la fête des morts / Claude Alranq
Alranq, Claude (1947-....)

« Que reste-t-il aujourd'hui de la fête des morts ? »

C'est par ces mots que Claude Alranq débutait sa conférence sur Martror, la fête des morts, enregistrée le 29/10/2014 au Théâtre de Pézenas en amont des fêtes de Martror organisées dans le cadre des Temporadas de Pézenas.
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« Que nous le voulions ou non, vivre c'est côtoyer ces trois malaises : la peur de la Mort, la peur des morts et la peur du prédateur que nous sommes. Toutes les civilisations ont affronté ces enjeux et elles ne purent que leur survivre qu'en inventant des fêtes qui les aidèrent à se tranquiliser : exorcisme, conjuration, prémunition, envoûtement, possession, catharsis, purification, déni... »

Retrouver la transcription de cette conférence sur Occitanica.


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