Le fragment de poème en occitan imité du traité De Consolatione Philosophae de Boèce (480?-524) est considéré comme « le plus ancien monument littéraire de la langue d'oc » (Paul Meyer). Cette œuvre morale est attribuée à un clerc limousin. Il a sans douté été composé et copié à l'abbaye de Saint-Martial de Limoges dans le premier tiers du XIe siècle.
Le manuscrit qui comprend les 258 vers liminaires du poème (le dernier est tronqué au deuxième mot) est conservé dans un recueil de manuscrits religieux provenant de l'abbaye de Saint-Benoit-sur-Loire (abbaye de Fleury). Il est aujourd'hui conservé au sein du fonds ancien de la Bibliothèque d'Orléans (ms. 444, pp. 269-275).
Ce document regroupe de nombreux poèmes, textes, partitions et contes occitans du XVIIIe siècle, pour la plupart inédits. Il s'agit donc d'une source très importante d'un corpus très rare pour l'histoire de la littérature d'oc.
Le recueil est rédigé d'une seule et même main, probablement celle de François Michel de Léon (1727-1800) ou éventuellement celle de son secrétaire. François Michel de Léon est un collectionneur passionné qui a réuni une des plus importantes bibliothèques provençales du XVIIIe siècle ayant existé sur le thème de la Révolution Française.
Parmi les nombreuses pièces présentes au sein du recueil on peut relever :
- une version probablement inédite du Beau Tircis qui connaissait alors un important succès. Le texte est d'ailleurs qualifié de chef-d'œuvre par l'auteur du manuscrit. Il s'agit d'un poème de cinq pages qui raconte les amours déçues du berger Tircis en une longue plainte adressée à la forêt.
- deux pièces de l'abbé Thobert : Mauchuan et Fresquière. Thomas Thobert (1736-1777) est un écrivain provençal, prêtre, professeur de philosophie puis de théologie au séminaire du Bon-Pasteur, ayant laissé un traité de la perfection en latin. Il est principalement connu pour ses petits textes rédigés pour les congréganistes et les pensionnaires du séminaire où il travaille. Ses textes connaissent un succès important au début du XIXe siècle et sont plusieurs fois réédités. Il est un des auteurs de pastorales marseillaises les plus connus.
- de très nombreux textes de l'architecte Claude Dageville né en 1723 et guillotiné en 1794, dont seule une poignée de textes étaient connus jusqu'à la découverte du présent manuscrit.
Le relevé des pièces présentes au sein de recueil est disponible à cette adresse.
"Ancienne collection Frix Taillade. Achat à sa fille 1906/1907"
Recueils de chansons limousines occitanes
"Ancienne collection Frix Taillade. Achat à sa fille 1906/1907"
Recueil de chants religieux provençaux
"Ancienne collection Frix Taillade. Achat à sa fille 1906/1907"
Poème du XIXe siècle, recueilli par la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers dans le cadre du Concours de langue romane.
Devise : S'a forço de fourtsa l'on deben fourtseroun, e l'espoir de beni manobro d'Appoulloun
Contient un glossaire reprennant les termes utilisés dans le poème.
Poème du XIXe siècle, recueilli par la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers dans le cadre du Concours de langue romane.
Devise : "Pastouro, pleures pas, Bezièrs per tas cansous, cultibo de laouriès, de festouns et de flous"
Contient un glossaire reprenant les termes utilisés dans le poème
Poème du XIXème siècle, recueilli par la Société archéologique, scientifique et littéraire de Béziers dans le cadre du Concours de langue romane.
Devise : Pictoribus atque Poëtis, Quidlibet audendi semper fuit aequa potestas Horace, Art poétique.
Cité dans le Bulletin de la Société Archéologique de Béziers, 1855