Jean-François Bladé (1827-1900), après avoir collecté les contes de sa région, l'Armagnac, a entrepris la même opération dans l'Agenais, qu'il a bien connu dans son enfance.
L'auteur a divisé son ouvrage en deux parties : d'un côté les traductions françaises et de l'autre les textes en agenais.
Consultez également les Contes et proverbes populaires recueillis en Armagnac / par Jean-François Bladé
Dans cet ouvrage, Jean-François Bladé rassemble les principaux contes, récits, superstitions et proverbes populaires qu'il a recueillis en Armagnac.
L'auteur distingue dans ses collectages trois catégories : les "contes" sont des récits plus ou moins merveilleux, les "récits" sont des anecdotes vraies ou vraisemblables, les "superstitions" comportent une part de merveilleux mais sont acceptées comme vérités par le narrateur et les auditeurs.
Jean-François Bladé (1827-1900) est un magistrat ethnologue qui a participé à la fondation de la Société historique de Gascogne. Il fut majoral du Félibrige en 1876 et membre de l'Académie des Jeux Floraux de Toulouse.
Consultez également les Contes populaires recueillis en Agenais / par Jean-François Bladé
Régis Michalias propose dans cet ouvrage, paru en 1907, un essai de description du parler d'Ambert (Puy-de-Dôme), comprenant entre autres la prononciation, la grammaire, les conjugaisons et la syntaxe.
Il a bénéficié dans cette entreprise de l'aide du linguiste Jules Ronjat (1864-1925).
Èrs d'uen païsan est le deuxième recueil de poèmes de Régis Michalias (1844-1916), paru en 1908. Il est écrit dans le parler d'Ambert, avec la traduction française en regard.
Il est consacré presque uniquement à la vie et aux mœurs locales de la région natale de l'auteur.
Èrs dè lous suts est un recueil de poèmes inspiré par la région natale de Régis Michalias (1844-1916). Il est écrit dans le parler d'Ambert (Puy-de-Dôme), avec la traduction française en regard.
Recueil de poèmes de Jude Simon Teysseyre (1810-1891), poète agriculteur de Convers (commune de Lisle-sur-Tarn). Ce livre a fait l'objet d'une réédition en 1912.
Cette pièce de théâtre écrite par Bénézet Bruneau est l'occasion de mettre en scène les traditions provençales de Noël : le rite du Cachafuòc (bûche de bois), la crèche et les chants de Noël.
Bénézet Bruneau (1852-1941), Félibre d'Avignon, a surtout œuvré dans des journaux (Le Ventoux, La Croix, Le Courrier, L'Aiòli) comme polémiste. Il devint Majoral du Félibrige en 1924.
Pour en savoir plus sur les traditions occitanes liées à Noël :
Brochure hors commerce, éditée par le groupe "Prouvenço" a l'initiative du félibre Antoine Mouren dans les années 1930. Ce document a été publié par le félibre Augustin Roquebrun avec une participation financière de commerçants Marseillais.
Les 16 pages de ce document décrivent des coutumes calendales, avec un article du Dr Fallen (ex-capoulié du Félibrige), et restituent des chants de Noëls provençaux.
Le but affiché de cette brochure est de remémorer aux Marseillais les coutumes provençales liées à cette période de l'année qui semblent déjà se perdre dans les années 1930.
Les illustrations sont signées de David Dellepiane, peintre des santons, de Dulac, pour la couverture, et de L. Mistral.
La notoriété de Jean de Nostredame, magistrat à Aix-en-Provence et frère de l'astrologue Nostradamus, est due à la double publication, en 1575, à Lyon, en italien puis en français, des Vies des plus célèbres et anciens poètes provensaux.
Ce recueil est en fait un travail de généalogiste complaisant. L’auteur falsifie les biographies des troubadours pour en faire des Provençaux. Il cherche à honorer certaines familles provençales et italiennes, en leur inventant des illustrations littéraires.
Il mentionne comme sources principales de cet ouvrage, les écrits de moines provençaux. Camille Chabaneau tente de les identifier dans Le moine des Isles d'Or (Annales du Midi, 1907). Parmi ces sources se trouveraient le moine de Montaudon (1145?-122.), Hugue de Saint-Circ (12..-1253?) et un certain "moine des Isles d'Or" qu'il identifie comme étant Jean de Nostredame lui-même ou son ami Jules-Raymond de Soliers mort en 1594.
C’est sur ces bases faussées que se sont élevées, pendant de nombreuses décennies, les traditions historiographiques provençale, d’oc et française. Son ouvrage a longtemps fait autorité pour l’étude des troubadours. En 1913, néanmoins, les romanistes et médiévistes Camille Chabaneau et Joseph Anglade, dressent la liste de toutes les falsifications. D’autres chercheurs comme K. Bartsch, P. Meyer ont depuis continué à mettre à jour les inventions et mensonges de Nostredame.
Camille Chabaneau, Le moine des Isles d'Or, E. Privat, Toulouse, 1907 - Extrait des Annales du Midi, annee 1907
Josef Prokop, Jehan de Nostredame, Vies des troubadours ou nouvelles de la vie ? dans Métamorphoses du texte, "Echo des études Romanes, Revue semestrielle de linguistique et littératures romanes", Vol. VII / Num. 2, 2011. Publié par l’Institut d’études romanes de la Faculté des Lettres de l’Université de Bohême du Sud. ISSN : 1801-0865 (Print) / 1804-8358 (Online).