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« « Fatcha peta lou peis¹ » est ce qui nous guide et nous a guidé tout le long de cet enregistrement. La « cadence », terme récurrent chez les musiciens auprès de qui les collectages ont été réalisés, est une notion relativement difficile à définir. Nous l'avons envisagée sous l'angle de l'énergie qui se dégage de ces mélodies, mettant en relief la dynamique de celles-ci et les jeux rythmiques qui leur sont propres. Toute cette approche et ce travail sur les couleurs sont déjà là, présents, dans le jeu des violoneux qui nous ont inspirés tels que Joseph Perrier, Julien Chastagnol, Alfred Mouret, Léon Peyrat pour n'en citer que quelques-uns. Ce qu'ils nous ont légué est toujours actuel. Ces musiques appartiennent soit à une tradition plus ancienne pour ce qui est de la bourrée, soit d'un apport plus récent pour les danses par couples nées à la fin du XIXème siècle et répandues en France et en Europe. Pour ces dernières, les mécanismes de diffusion, d'appropriation et de transformation sont plus connus et plus lisibles. Malgré leur apparente ancienneté et le mystère qui les entoure notamment pour les bourrées, toutes ces mélodies témoignent d'une étonnante fraîcheur et d'une vitalité contagieuse. A l'image d'une potée ou d'une patranque, nous avons mijoté tranquillement dans ces musiques. En nous imprégnant des sons, rythmes, tempéraments et autres subtilités, nous avons trouvé une couleur, une ambiance, tout en gardant présente la destination première de ces musiques : la danse. Alors à table et faites péter le plancher !

¹ «Faites péter les pieds. » Texte et graphie de la montagnarde de Sermintison, J.-B. Bouillet, Album auvergnat, p. 42 Extrait du livret »
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"Le répertoire des musiques traditionnelles d’Auvergne et du Limousin et quelques vagabondages périphériques que nous avons choisis pour ce disque est au promeneur ce que le sable est à la plage. De loin, elle donne l’impression d’une surface unie, presque uniforme, mais de près, elle s’avère composée de milliers de grains, tous différents les uns des autres, et constituée d’autant de matières composites. Dans cette diversité nous nous sommes à nouveau glissés. Et plutôt que de vouloir la narrer telle qu’elle apparaît, nous avons voulu faire corps avec elle. Nous apercevoir qu’au moment de jouer, une voix, des voix, sans nom, nous précédaient et que peut-être, il nous suffisait d’enchaîner à leur suite, sans y prendre garde, comme si elles nous avaient fait un signe en se tenant, en suspens, à nos côtés. Si, comme le dit Edmund Husserl, la tradition est « l’oubli des origines », la recherche des fragments perdus, oubliés de cette histoire nous a permis de construire un autre récit, de « rénover le passé», et d’en avoir une lecture vivante. En ce sens chaque mélodie et leurs interprètes témoignent à leur manière d’une profonde modernité dans la mesure où se joue ici une rupture. Elle confronte deux mondes, celui des violoneux, les vrais « Modernes », et nous, leurs éternels débiteurs. La matière qui nous a été livrée est riche de complexité, de créativité et de liberté. Elle est profondément inscrite dans un quotidien qui révèle un réel débarrassé des oripeaux de l’imaginaire. « Le réel n’est jamais « ce qu’on pourrait croire » mais il est toujours ce qu’on aurait dû penser ». Dans ce nouvel opus, nous avons voulu jouer avec l’énergie, la cadence, en laissant certaines mélodies nous ensorceler. Nous les avons ornées des diverses influences musicales avec lesquelles nous cheminons depuis que nous nous sommes engagés dans cette aventure. Que l’auditeur se laisse envoûter par le plaisir que nous avons eu autant à écrire cet album qu’à l’interpréter « et qu’il estime perdue toute journée où il n’aura pas dansé au moins une fois »."

- Extrait du livret
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"Accordéons diatoniques pour la première, violons pour la seconde, et tout un orchestre à elles deux tant les notes foisonnent, bourdonnent, virevoltent dans des bourrées, scottishs (dont une chantée), mazurkas, sautières, valses, marches et montagnardes du Limousin et de Marche. Energiques en diable mais d'une manière subtile grâce au phrasé, au toucher, aux attaques, au rythme mis dans les mélodies, les musiciennes s'entendent à merveille. Elles ont développé une connivence dynamique, un dialogue qui évolue sans cesse, passant de l'accompagnement rythmique à la mélodie, des secondes voix aux bourdons et aux petites variations qui font tout le plaisir de l'écoute. A écouter autant qu'à danser, en effet !"

- Marc Bauduin, Le canard folk, octobre 2016.
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Pendant la guerre de 14-18, en haute Provence, une famille qui vit en autarcie, et dont l’univers est essentiellement composé de femmes depuis que les hommes sont partis au front, entretient d’étranges rumeurs de malédiction autour de Malaterra, un village abandonné soi-disant hanté. L’arrivée d’un vagabond sourd et muet, va exacerber les conflits individuels, chambouler la vie quotidienne dans cette ferme isolée et révéler le mystère de Malaterra, le village maudit.

Écrit et réalisé par Philippe Carrese, produit par Comic Strip Production, les dialogues de Malaterra sont en grande partie en occitan provençal. La musique a été écrite par le groupe Massilia Sound System.

Avec :

Estelle Pessemesse
Franck d'Aloiso
Léa Coulanges
Laurenç Revest
Roger Pasturel
Claire Massoubre
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Nous sommes heureux de vous présenter la nouvelle production des Menestrèrs Gascons, autour de chants et danses de la vie montagnarde, la transhumance ou le voyage, d’un versant à l’autre des Pyrénées. La Brigada Menestrèrs mène la musique, mais il y aussi d’autres membres des Menestrèrs ou d’autres invités qui viennent de la musique classique, du jazz, ou de la musique traditionnelle ibérique.

Percussions traditionnelles (guiro, caja china, pandereta, pandero cuadrado espagnol), harmonisation du chant, utilisation de la contrebasse, accords inspirés d’influences musicales diverses (musique ancienne, traditionnelle, latine...), du rythme et de la voix, pour écouter et danser autour des chants et danses pyrénéens, landais, languedociens, sur la transhumance ou le voyage. La musique traditionnelle vit par son enrichissement permanent avec de multiples influences, ses racines sont ici, mais on peut l’écouter ailleurs.
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Denis Frossard
Joan-Francés Tisnèr
Quand les vendanges s’achèvent, il reste à faire mûrir leur fruit : la « vrenhada », et la saison a été bonne. Les variations sur chants traditionnels occitans de Gascogne, de la musique ancienne à celle d’aujourd’hui, les racines de l’universel, font les liens que toute tradition vivante sait entretenir avec d’autres cultures.

Le cd Vrenhadas (prod. Menestrèrs Gascons) qui vient de paraître, propose une reprise des grandes chansons du répertoire (« Carnaval », « Los Junquets », « Hilhòta de delà l'aiga »...) en duo avec Joan- Francés Tisnèr (chant), ainsi que des pièces d'ensemble ou des solos de guitare sur la musique traditionnelle occitane, avec Christian Josué (flûte à trois trous), Marc Castané (accordéon, boha) et Valérie Chabanel (guitare). La formule de concert issue de ce travail, propose tous les titres du cd et bien d'autres, avec le chanteur et musicien Joan-Francés Tisnèr, dans le duo Dus de Canta.
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Issue du collectif Le Chnut, la Preyra sort, en ce début d’été, son premier album au répertoire riche et varié proposant des musiques de bal et de concert, des chansons en Français, des rigodons, des valses, des bourrées, des scottishs ou encore des mazurkas...
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Gairal, Sèrgi
 Histoire d'un perroquet qui apprend la langue occitane à sa compagne...

 

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Enfin ! 48 minutes de bonheur pur, de magnifiques mélodies, chantées sur des tempi de rêve. Et un livret qui fera référence dans l'analyse du rondeau, du branle d'Ossau et du rapport entre le chant et la danse, ou, plutôt, entre les chanteurs et les danseurs.
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Le troisième volume des chansons de Georges Brassens interprétées en occitan, dans la langue d'Oc de l'étang de Thau, par le fameux trio de Sète.
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