Explorer les documents (2018 total)

vignette.jpg
Premier disque du groupe Bòsc.

Bòsc est le fruit d’une rencontre autour d’un territoire et de ses bordures.
A partir d’un ancrage dans les musiques dites traditionnelles des domaines français et occitan, les cinq musiciennes proposent une musique construite à partir de chants du sud du Massif Central (Quercy, Rouergue, Cantal), y confrontant d’autres processus de compositions et de création, issus notamment des musiques contemporaines, expérimentales ou baroques.

Bòsc est le premier projet collectif de La Crue, un collectif artistique en mixité choisie d’artistes-musiciennes construit sur une réflexion à propos de possibles croisements esthétiques et artistiques dans une pratique actuelle des musiques dites ‘traditionnelles’.

La Grande Folie : www.lagrandefolie.com
Distribution numérique : Inouïe Distribution / inouiedistribution.pro

Mai d'infos : aquí
vignette_jean_association.jpg
Konture, Matt
Velay, Jacques
Mattt Konture et Jacques Velay ont réalisé ensemble ce Jean de l’Ours, nouvelle version de la légende pyrénéenne : si on attendait un manifeste punk et destroy, on a ici affaire à ce qui ressemble à une bande dessinée presque classique. Tout commence comme une aimable fiction bucolique de couple en vacances, et soudain le récit part lentement vers des turbulences particulières. En plantant leur tente, la femme est enlevée par un ours, et il ne semble pas que cela s’avère si malencontreux…
Un livre insolite et décalé au sein de l’œuvre de Mattt Konture et des Fuméti anarcho-lyriques de Velay.
vignette_60952.jpg
Jean Fléchet

L'Orsalher, c'est Gaston Sentein, un des sept fils d'une famille de bûcherons ariégeois, qui, imprégné de la légende de Jean de l'ours, s'arrache à son pays, à sa famille et à sa fiancée dans les années 1840 pour gagner sa vie sur les routes du Sud-Ouest comme montreur d'ours. Il rencontrera à Toulouse le colporteur en livre, propagateur des idées nouvelles, et découvrira, grâce au français la langue de l'écrit, un nouveau mode de raisonnement, spéculatif et théorisant.

Entre légende et récit d'aventure, ce voyage initiatique fait la part égale entre la chair et l'esprit, le goût du terroir et la soif de voyages, les nécessités de la vie individuelle et l'avenir de la collectivité....

[Résumé : EcranSud]

vignette_60943.jpg
Escudier, Jean-Louis
Le présent ouvrage constitue la première synthèse sur l’évolution du rôle des femmes en viticulture depuis 1850 jusqu’à nos jours. L’auteur s’est attaché à faire émerger les multiples facettes de l’implication féminine dans la filière vitivinicole, à décrypter les différences selon les terroirs, les modes d’exploitation et le statut économique (salariées, épouses d’exploitants, propriétaires). Le matériau documentaire de l’ouvrage repose sur le croisement de sources diverses : comptabilités d’exploitations viticoles, rapports administratifs, grandes enquêtes agricoles, dépouillement systématique de publications professionnelles, entretiens auprès de viticultrices de différentes générations…
La période de 1850 à 1914 est celle de la construction historique de la partition sexuée des tâches viticoles. Dans un contexte de renouvellement de la viticulture française, l’emploi de la main-d’œuvre féminine est tout à la fois crucial et intermittent mais aucune qualification ne lui est attachée. Durant l’entre-deux-guerres, les femmes sont moins sollicitées que par le passé mais restent indispensables pour certains travaux viticoles. Loin d’être un facteur de formation professionnelle, l’enseignement ménager agricole encourage le repli des femmes rurales sur la sphère domestique. Au cours des années 1945 à 2010, le salaire féminin rattrape progressivement son retard séculaire et les femmes sont moins systématiquement tenues à l’écart de la gestion des exploitations viticoles. En dépit de ces évolutions, des disparités de genre persistent en matière d’accès à la formation, de reconnaissance des compétences et de pérennité de l’emploi.
Au total, cet ouvrage offre un regard novateur sur l’évolution de la culture de la vigne dans les différents terroirs français. Il participe également de la construction des savoirs en matière de rapports sociaux de genre, dont les agricultrices restent les « parents pauvres ».
vignette_60942.jpg
Huillet, Jean
Lors de la fameuse manifestation de 1976, qui rassemblait tout le peuple du Languedoc à Montpellier, Jean Huillet était apparu à beaucoup de citadins comme un tribun de belle envergure. C’était peut-être la dernière fois où ville et campagne comprenaient leurs solidarités nécessaires. Plus tard on découvrit un homme qui pensait la viticulture comme partie intégrante de sa vie, un peu comme un musicien peut penser son art. Grâce à cela il s’était imposé comme un leader qui pouvait irriter mais qui, par sa générosité dans le combat, ne laissait personne indifférent.
Ce livre tente de retracer ce parcours et aussi, car c’est indissociable, le chemin qui a conduit la viticulture languedocienne dans une formidable mutation.
vignette_60941.jpg
Domergue, René
En pays cévenol, le Clinton est un cépage mythique… et interdit. Il s’agit d’une l’interdiction qui relève de l’arbitraire depuis 1935 : la vente du vin de Clinton et d’autres cépages sans justification aucune. Lutter pour la levée de l’interdit est donc aussi un combat pour la liberté Per l’onor – per la dignitat.
Afin de populariser cette lutte, l’association Fruits Oubliés Réseau édite un fascicule culturel « Lo Clinton – Un gost de libertat », composé de deux parties : Un texte de René Domergue (texte bilingue, occitan-français), une histoire chaleureuse et humoristique à la gloire du Clinton des aïeux, illustrée par Yvon Doffagne. Un article de René Domergue qui présente les (mauvaises) raisons avancées pour justifier cet interdit.
vignette_60940.jpg
Bosc, Zefir
La vigne et le vin : dictons et proverbes du pays "coustoubi" rassemblés et présentés par Zefir Bosc

Les "coustoubis" ou "coustoulis" sont les habitants des côteaux dominant la haute vallée du Lot, en Rouergue. Ils produisent des légumes, des fruits, mais cultivent aussi (surtout) la vigne. L'auteur a recueilli auprès d'eux plus de 300 dictons et proverbes qu'il regroupe sous trois thèmes : la vigne, le travail et les saisons la vigne et la famille le vin et ses dictons.

L'ensemble est suivi d'un glossaire et de trois chansons de vignerons. Avec traductions françaises des proverbes.
vignette_60939.jpg
Roqueta, Ives
Une histoire buissonnière de la littérature d'oc.

En 1974, Michel Roquebert, journaliste à La Dépêche du Midi, et qui vient de publier le premier tome de son Épopée cathare, demande à Yves Rouquette d’assurer la présentation régulière des nouvelles parutions en occitan ou sur la question occitane.

Ce fut En Occitan, une chronique rédigée en français et qui parut de 1974 à 1982. En tout deux cent vingt-trois articles, tous de la main d’Yves Rouquette, sauf trois sur ses propres ouvrages, dont un signé René Nelli. Ce sont d’abord les livres nouveaux qui paraissent dont Yves rend compte. Et ils se bousculent avec l’ouverture de la production occitane à de nouveaux domaines (bandes dessinées, romans policiers), l’édition ou la réédition de textes anciens, le retour de la littérature populaire, l’apparition d’un théâtre engagé et de la nouvelle chanson.
Grand lecteur, Rouquette sait communiquer son plaisir. Ne méprisant aucun genre, n’ayant pas peur de bouleverser les hiérarchies consacrées, plaçant les contes populaires au niveau de Racine ou de Valéry, sensible à ce que Delteil, comme Jaurès, appelait la joie du peuple, élevant le style populaire au niveau d’un moyen de connaissance et de discernement.
Vécue de l’intérieur, non linéaire, non exhaustive, bartassièra, buissonnière, fuyant le système mais privilégiant l’acuité autant que le plaisir, une histoire de notre littérature, bienveillante, critique, mais qui cherche plutôt à éclairer et à donner envie de lire ou de relire. Et surtout de vivre.
vignette_60938.jpg
Roqueta, Ives
Dans ce recueil de nouvelles faisant suite à L’ordinari del monde, c’est tout l’art d’écrire d’Yves Rouquette qui se déploie à nouveau. Car Yves Rouquette savait écrire le monde, d’une écriture serrée, dense et maîtrisée. Comme un homme toujours en quête des vérités humaines. Une oeuvre qui fait honneur aux lettres d’oc.
On rencontre dans cette seconde gerbe de nouvelles des hommes et des femmes sur les chemins de la vie, entre violence et douceur, amours et haines. Mais aussi le temps qui passe, la poésie des gestes quotidiens, la noirceur d’un cul de bouteille, le fourmillement des étoiles ou la vie des simples d’esprit : tout le souffle du monde.
vignette_60937.jpg
Roqueta, Ives
Nous suivons le parcours d’un poète qui ne craint jamais de raconter, de livrer des chroniques, des faits qui peuvent passer pour des miettes d’humanité, indignes de la création poétique. Comme si seules importaient les louanges des héros ou des dieux !
Dans ses textes, la langue ne reste pas desséchée, réduite à des substantifs dispersés, châtrée de sa force verbale, faute de récit ou par oubli de syntaxe. On y voit des choses, des objets qui paraissent les plus simples, une table, un couteau ou une houe. Les mots deviennent ainsi des parcelles d’existence, regards tournés vers des vies ordinaires, sans aucun misérabilisme cependant.
Des broutilles essentielles où le poète ose parler des pauvres gens, sans honte, tels qu’il les voit. Des textes qui touchent à l’humain, au plein de l’existence. Avec une langue qui n’est pas pauvre, mais maîtrisée, sans pathos, avec des mots qui paraissent suivre un cours naturel. Tel le forgeron qui affute le fil de la faux. Car, comme Rouquette le dit ailleurs, “les paroles se laissent mener à l’abattoir”.
Sa langue se construit comme miroir du paysage, forgé par le travail des hommes, elle se heurte au passé et revient, obstinée, vers les hommes et les femmes de chaque jour.
Avec un son de voix qui prête attention à la fille idiote comme au notaire haïssable, à celui qui tue le cochon comme au saint. Un poète qui sait dire, comme peu le savent faire, la pauvreté de l’idiot et sa beauté. L’homme, avec l’aide de Dieu, est ici clé de voute.
Une écriture qui proclame aussi la beauté de la langue et qui s’adresse à Dieu, non au tout puissant, mais à l’amoureux. Tandis que l’écrivain qui veut aller vers le peuple et qui désespère de ne pas l’acueillir chez lui se retouve ainsi prophète sans cortège.
Depuis les premiers textes publiés, depuis Le mal de la terre ou L’écrivain public, jusqu’à L’ordinaire du monde et Limousin’s blues, nous ressentons toujours le même attachement à l’atelier poétique, sans aucune trêve. Dans une quête obstinée de paroles, sans être bien sûr de les trouver toujours. Mais, comme le dit Rouquette, la faim, seule, est nourriture. C’est cela, le travail du poète, jour après jour.
Écrire seulement, pour vivre. En langue occitane, pour la sauver, et se sauver.
Jean Eygun
sur 202