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Casanova, Jean-Yves
Ces quatre nouvelles de Jean-Yves Casanova nous conduisent d'Irlande à la Corse en passant par Londres et la Haute-Provence. Le ton de l'ensemble est donné par L'éternité égarée, ton proche des Dubliners de Joyce, même si le texte se préoccupe de toute autre chose. Ces quatre textes sont préoccupés par l'attente, le devenir des gens, de leurs personnalités, de leurs pensées, des corps comme des âmes, devenir qu'accompagne la fuite du temps...
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Actes du colloque Les comtes de Toulouse (XIe-XIIIe siècle) - 9e rencontre internationale du patrimoine historique
Histoire et cultures en Languedoc
Les 9èmes rencontres internationales du Patrimoine Historique ont été organisées du 16 au 18 octobre 2015 à Nébian. Depuis 2008, l'association "Histoire et cultures en Languedoc" organise chaque année les Rencontres Internationales du Patrimoine Historique, avec le soutien de la Région Languedoc-Roussillon, du CIRDÒC-Mediatèca occitana, de la Société Archéologique et du Musée Languedocien de Montpellier, et du Pays Cœur d'Hérault.

Découvrir l'association Histoire et cultures en Languedoc

Présentation des 9e rencontres

À l'heure du rapprochement des régions Languedoc-Roussillon et Midi-Pyrénées, le comité d'organisation de la 9e Rencontre Internationale du Patrimoine historique a choisi d'aborder cette année, les origines de ces deux régions par l'histoire des comtes de Toulouse.
Durant ces trois journées, nous verrons avec les intervenants comment ces comtes ont permis le développement des arts et la naissance d'un sentiment d'appartenance à un territoire qui deviendra ce nouveau Languedoc.
Sentiment qui persiste aujourd'hui et qui persistera demain.

Jean-Louis Lacroix
Président de l'association Histoire et Cultures en Languedoc

Le mécénat des comtes de Toulouse

Si on peut s’interroger sur la présence d’un état toulousain au XII° siècle, on ne peut nier l’existence d’une entité territoriale dont la culture est le fondement. Le mécénat des Comtes de Toulouse appuie une politique de rayonnement et de prestige dont les troubadours sont au centre du dispositif.

Les musiciens poètes rimeront 200 ans la vie intellectuelle avec « saber » et « coneissença ». Les Comtes de Toulouse attirent à leur cour les plus grands : Marcabru, Jaufré Rudel, etc.

Ce phénomène crée une rivalité politique entre Toulouse et les grandes maisons voisines : Duc d’Aquitaine, roi d’Angleterre, comtes de Barcelone, rois d’Aragon, car, tous, veulent rivaliser en excellence. C’est un enjeu culturel mais, avant tout, politique. Peu à peu, Toulouse apparait comme un véritable centre culturel face aux autres villes comtales. C’est la capitale languedocienne de la culture.

Cette société culturelle qui gravite autour du prince forme un ensemble hétérogène socialement et géographiquement. On y voit princes et comtes participer aux débats poétiques mais aussi les troubadours se mêler aux débats politiques. C’est ainsi qu’avec la guerre lancée contre les albigeois naitra « la chanson de la croisade ». Cette « canso » ne sera pas seulement une geste répondant à un processus littéraire de composition mais bien une chanson de partisans, dira Benjamin Assié, où, pour la première fois, se soudera une entité territoriale qu’on retrouvera dans la croix occitane.

On passera du symbole féodal au symbole fort d’un territoire.
Le trobar n’est pas le seul fer de lance du mécénat des Raimondins. Le XII° siècle est une époque prospère qui bénéficie d’un enrichissement lié au va et vient en Orient et aux échanges avec le monde ibérique.

C’est la période des grands chantiers où les ateliers d’Arles, de Moissac, de Toulouse tournent à plein régime. De passage à Toulouse, le voyageur Emile Mâle, cité par Alem Sure Garcia dans son livre « clochers et minarets » écrira : « De loin, l’église ressemblait à une forteresse. J’y entrais et je sentis que j’entrais dans une autre France. C’était une nef unique, sans pilier, sans bas-côté, une grande salle voutée sur croisées d’ogive…. C’était l’art du midi que je rencontrais en venant du nord. Un autre génie s’y manifestait. »

Cette nef raimondine que le voyageur admirait dans la cathédrale Saint-Etienne sera le prototype de l’art gothique occitan. Sa clé de voute porte la croix occitane aux 12 perles, symbole du pouvoir des Comtes.

Le Grand Languedoc, Mythe ou Réalité ?

De la Garonne au Rhône, telle était l’ambition de Raimond IV et de ses successeurs, pour asseoir la dynastie Raimondine. Ce large horizon ne cache pas la fragilité d’un ensemble qui manque d’unité politique.

Depuis le XI° siècle, la Grande Guerre Méridionale (1080-1194) a mis en évidence la faiblesse du pouvoir comtal. Des vicomtes ont progressivement constitué des territoires indépendants et n’hésitent pas à faire allégeance au comte de Barcelone, au roi d’Aragon ou au duc d’Aquitaine. Le départ de Raimond IV pour la croisade accentue ce phénomène de dislocation des principautés vassales. Il faudra attendre l’arrivée de Raimond V au pouvoir pour repositionner le Grand Languedoc dans l’escarcelle Raimondine.

Cependant, on assiste à une mutation du droit féodal. Les seigneurs prennent de plus en plus de distance envers les liens de féodo-vassalité. Face aux deux volontés hégémoniques que portent Toulouse et Barcelone, leur choix politique sera opportuniste au service de leurs ambitions.

Pour les Raimondins, il importe donc de neutraliser ce jeu de « bascule ». Leur politique s’appuie sur l’activité diplomatique, les alliances matrimoniales et, en dernier ressort, la guerre. Les comtes de Toulouse poursuivent deux objectifs : étendre leur domination en reprenant dans leur giron les vicomtés rebelles tout en poursuivant leur extension territoriale et affirmer la volonté d’une politique méditerranéenne qui se heurtera à Barcelone.

Au cours de ce long conflit, une césure marque la politique non alignée des Trencavel, mais aussi des Guilhem de Montpellier qui, par leur réseau d’alliances, leur parentèle et leur rapport bienveillant avec les Papes, seront un handicap certain à l’édification du grand comté voulu par les Raimondins.
On peut s’interroger sur la gouvernance d’un territoire écartelé, en conflit constant, avec une cour en perpétuel mouvement dans le long cortège d’une capitale à l’autre, de Saint Gilles à Toulouse. Pour pallier ce handicap et consolider leur autorité, les dynastes développent et mettent en place des structures administratives, sénéchaussées en Toulousain et Agenais par exemple. Puis, au sein des possessions, bailes et viguiers assurent l’ordre. Les chancelleries sont dotées de personnels compétents.
L’époque est prospère, les villes se développent et, face à cette émergence, les comtes appuient la mise en place de consulats, donnant aux villes une certaine autonomie dans la gestion de leurs affaires. La présence Raimondine est alors avérée sur les deux grands axes économiques du Rhône et de la Garonne, mais, présence et domination constituent-elles un état ? L’identité territoriale sera plus tardive.

Il faudra attendre la création des Etats du Languedoc par Charles VII pour que de l’entité territoriale émerge une identité propre à ce vaste territoire. Ce fut le rêve non abouti des Raimondins.

Maguy Chapot-Blanquet
Docteur en Sciences Humaines

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Lo diari de l'IEO Miègjorn-Pirinèus. - 2017, N°038 (Julhet-Agost)
Pugin, Sebastien
Lo Diari conten d'articles suls eveniments passats o de venir, de renduts comptes scientifics, d’anóncias de publicacions, d’entrevistas amb los actors magèrs del monde cultural occitan e un agendà cultural.

(Lo temps de la publicacion sus papièr del numèro de la revista, podètz consultar aquí sonque la version simpla.)
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Les troubadours : leur vie, leur oeuvre : Troubadours limousins / Joseph Anglade
Anglade, Joseph (1868-1930)
Ouvrage de vulgarisation sur les troubadours publié par Joseph Anglade, extrait de la revue Lemouzi de janvier 1898. Il donne en appendice la liste des troubadours limousins.
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Lo Buòu de Mesa e los Ajustaires / Hélène Morsly, realizatritz
Morsly, Hélène. Metteur en scène ou réalisateur.
Aquestes imatges d'Helène Morsly seguisson lo passa-carrièra del Buòu, animal totemic de Mesa (34), e dels ajustaires per la fèsta de Mesa, los 16 e 17 d'agost de 2014.

La fèsta de Mesa se debana cada annada a la Sant Ilari, la dimenjada la mai pròcha del 19 d'agost. Las festivitats començan tre lo dissabte per durar cap al dimars seguent. Lo Buòu de Mesa, acompanhat del Chivalet, serà de sortida lo dissabte e lo dimenge a 9 oras per las carrièras de la vila. Çaquelà, la corsa del Buòu se pòt pas preveire.
Lo dissabte se debana lo grand torneg regional d'ajustas lengadocianas. E lo Buòu es plan sovent associat als tornegs d'ajustas, que mai d'un còp es de sortida per festejar un dels venceires.
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Lexic del rugbi
Roch, Alan. Auteur
Aqueste lexic foguèt realizat per Alan Roch. Editat per l'Institut d'Estudis Occitans (I.E.O.), prepausa  de recòrds sus la prononciacion de l'occitan, un vocabulari franco-occitan sus mantunas tematicas especificas al rugbi : la partida, los jogaires, l'entraïnaire, la defensa, los j‼cs de man... Conten en mai qualques cants occitans e una mapa dels clubs de rugbi a XIII e a XV.

Consultar lo lexic 

En consultacion sus un site extèrne
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IEO - Institut d'Estudis Occitans
OPLO - Office Public de la Langue Occitane

Programme 


9h-11h : Cours normal 
OU
9h-11h : Cours intensif 

11h15-12h15 : Bilan pédagogique du stage 

12h30-13h45 : Déjeuner 

14h : C'est terminé ! A l'année prochaine !

Informations pratiques

Escòla Occitana d'Estiu 16 carrièra de Pujols 47300 VILANUÈVA D'ÒLT Tel/fax : 05 53 41 32 43

E-mail : eoe@wanadoo.fr

 

 

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L'Ase de Beçan
CIRDÒC-Mediatèca occitana
Dins lo vilatge de Beçan se debana, dempuèi fòrt longtemps, un curiós ritual a l'entorn de l'Ase.
A l'apròcha de Sant Laurenç (10 d'agost), la populacion, venguda nombrosa, es al rendètz-vos per qualques jorns de fèsta. L'Ase, l'animal emblematic de la vila dançarà d'oradas. De la glèisa a la carrièra, de placetas en ostal de retirada, d'elegits de la comuna a la comunautat, l'ase parada en faire ressondir los còrs d'aqueles que lo fan viure.

La fèsta de Sant Laurenç es la fèsta locala de Beçan. Cada annada, se debana sus cinc jorns, dimenjada inclusa. Las sortidas de l'Ase constituisson los moments fòrts, d'ont lo segond nom donat a la fèsta : « La fèsta de l'ase ». L'animal es al centre de las festivitats e es d'alhors pas qu'a l'escasença de Sant Laurenç que la populacion pòt profechar de sa preséncia. Fòra de qualques evolucions, lo public assistís a un programa qu'a un encastre identic segon lo jorn.
Aital los beçaneses e los toristas veson la primièra dança de l'ase a 17h picanta, lo dissabte pròche del jorn de Sant Laurenç. La jornada de dimenge es plan emplenada mas los moments fars son aqueles : de la benediccion e de la messa en preséncia de l'ase e plan segur la remesa dels ramelets que la joinessa i met a l'onor la municipalitat. Lo diluns e lo dimars, las jornadas un pauc mens protocolàrias, recampan la populacion a l'entorn de l'ase a travers de diferentas animacions. Lo darrièr jorn de la fèsta l'animal aurà lo dreit de se repausar mas es lo moment que lo pichòt ase serà de la partida per finalizar l'eveniment.
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Lenga d'òc/Lengo d'o : Total Festum au Grau dau Rei / Tè Vé Òc
Tè Vé Òc. Producteur
Emission dau 16 de junh de 2017

Lo festenau de cultura d'òc Total Festum se durbiguèt aquest an au Grau dau Rei. Lo tèma d'aquesta manifestacion inedita dins lo vilatge balneari èra Mistral e Mirèio. Dins nòstra emission, veirètz mai particularament lo trabalh dau Centre Comunau d'Accion Sociala auprès dei publics per lei sensibilizar a l'òbra Mirèio e son univèrs. Leis elegits, leis artistas de l'opèra Mireille, lo CIRDÒC et les associations pròchas lo Felibritge prepausèron un eveniment nòu, dins una perspectiva sociala fòrta.
Un reportatge d'Amada Cròs.
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Lo viatge de Joana - Sason 2 / Episòdi 2
Clément, Anne. Auteur, interprète
Benichou, Julien. Compositeur
Vidal, Alain. Interprète
Huang, Edda. Interprète
Benichou, Daphné. Interprète
Zinner, Lucas. Interprète
François, Isabelle. Interprète
Tèxte de l'episòdi : 

Evidentament tot a cambiat per ieu. Me siáu acostumada a ma vida de femna amb un òme e lo risolièr de l’amor sus ma tèsta. Aviái pas jamai pantaissat qu’una causa com’aquò arribariá un jorn dins ma vida de tanturla: faire la cosina, anar faire leis crompas soleta dins los supermarkets americans, començar a comprendre e a parlar un pauc aquela lenga. Remy me daissava sa veitura e menavi una veitura automatica sens bóstia de cambi.

M’a menat visitar los musèus de Baltimore lo BMA (Baltimore art museum) e lo Walters Museum. I aviá tant de pinturas francesas que me sentissiái a l’ostal. Urosament que Remy èra amb ieu que pecaire la pintura es pas jamai estada una causa importanta per ieu. Un còp a Paris èri anada al Louvre mas fasiá tant de temps. Donc ai descubert al BMA Matisse, Van gogh, Picasso e çò que m’a fòrça esmoguda Andy Warrhol. E al Musèu Walters ai aimat los paisatges del Monet, Manet, Sysley, l’art del Japon, de l’Egipte, de la Grècia...

Tot aquò me semblava un autre mond : pas simple d’imaginar de gens fasent de pinturas o d’esculturas tota la santa jornada. Quand on a pas apres a conóisser l’art enfant es pas simple de lo descubrir e de lo comprener a la fin de sa vida.

Sabi pas çò qu’auriá dich l’oncle Vincent de me veire vistalhar los musèus ambe son argent !
Çò que m’agradava mai èra d’anar me passejar sus la Baia del Cheasepeake ont son arribats los Pilgrims Fathers d’Anglatèrra a la debuta del sègle detz e sèt. E tanben los soldats de la guèrra de Secession prèp del Patamac. Rémy èra urós de me veire espantada per tant de meravilhas com’un enfant davant un novèl joguet.

- Un jorn anarem a Washington. En fàcia del Congrès i a de Musèus mai que bèls de tota mena. E descubriràs un pauc mai la pintura francésa e aquela de tota l’Euròpa. E las esculpturas de Malhòl que ven de ton pais Banyuls. E anarèm passar una fin de setmana a New York ont i a tanben de musèus e subretot aquel de l’Edat Mejana « Lo Cloister Museum ». Saràs pas contenta de veire qu’an raubat lo clastre de San Guilhem del desert e tant d’autres. Subretot aquel de San Michel de Cuxa dins las Pireneas orientalas. Tot de marme ròse. Mas l’an pas raubat l’an crompat donc i a de gens del pais que l’an vendut !

Fasiái la torista, l’amorosa e la femna a l’ostau. Un jorn me desrevelhèri. Me caliá tornar al vilatge :

- Allò! Joana Belcaire? Mossu Bardot lo notari !

- Bonjorn Mestre ! Quante plaser de vos ausir !

- Pas qu’un problèma…

- Es grèu?

- Non pas : i a agut ièr un gròs auratge e lo teulat de vòstre ostal es tombat al mitan de vòstre jardin. Vos faguètz pas de marit sang ai demandat al maçon de venir. E deman tot anirà plan !

- Mercè plan. A ben lèu; Deman tornarai al vilatge.

- Bon viatge!

Remy èra pas content mas ieu me fasiá plaser. Subretot que sabiái ara que l’òme qu’aimavi me seguiriá.

- Es pas tu que vas reparar ton teulat?

- Vòli veire çò qu’es arribat e seguir lo travalh, es mon ostal !

- Dins un mes ai acabat a l’universitat per de bon, la retirada es arribada. S’esperavas poiriam partir ensems.

Per lo primièr còp èrem pas d’accòrdi. Remy èra tot blanc, sa votz tremolava e sas mans tanben. Las lagremas èron pas luènh. E ieu voliái partir, dintrar al vilatge. Eri secassa : la tanturla èra tornada.
Quand comencèt de plorar m’arrestèri. Aviái ganhat ! Segur que dins un mes me vendriá rejónher.

- Pas qu’un mes e puèi vendràs.
- Mas es pas possible per ieu de tot laissar aicí, caldrà de temps. Vòli pas gardar aquest’ostal aprèp la retirada. Ai pas d’enfants e sabi pas de que vau faire dels mòbles e tot lo demai.

- T’en fagues pas tornarai ambe tu a la fin de l’estiu…

- Benlèu. Mas ieu te vòli pas quitar. Vòli viure ambe tu. Deves saupre que t’aimi. O sabiái dejà quand èrem joines mas ai agut paur : ères tant plena de ton pais. Era pas possible d’imaginar Joana vivent dins un autre pais tant luènh de son Occitània.

M’a pres dins sos braces e puèi es anat crompar un « crab cake » amb un còp de vin roje per me faire plaser. Eri devenguda una filhèta gastada.
Puèi avèm pres los bilhets e zòu : ieu partiriái deman e el dins un mes.

Quand nos quitèrem a l’aeropòrt me balhèt una pichòta caisseta. Dedins una baga amb una pèira blava: un safir... Eri promésa e el plorava de bonhur e de lagui de me daissar.

Un còp assetada dins l’avion comencèri de realizar tot çò qu’aviá cambiat dins ma vida dempuèi una annada. Lo sovenir de Matilda èra luènh mas pensavi sovent a ela, al plasèr qu’aviam agut de viure ensems, de faire lo viatge per l’America totas doas. M’auriái tant agradat se foguèsse venguda ambe ieu dins los musèus. Un estela limpaira dins ma vida ! Mas èri segura que l’aviái ajudada a faire son camin de femna. Mas qual èra l’òme qu’aviá causit : un gentleman o una racalha !

Paris, Montpelhièr, mon amiga Clara m’esperava a l’aeropòrt.

- Alara Madama l’americana de qué fa de tornar al vilatge ? Es que parlas la lenga aprèp una annada dins lo pais ?

- Comenci a me despatolhar e pòdi sortir soleta.

- E l’amor es enfin arribat dins ta vida? Aquel Rémy èra tant polit dins seis vingt ans ! Evidentament es un pauc tardièr d’èstre amorosa dins l’automne de sa vida ! Lo mai important es que ara existís e que siás urosa. Per aquò i a pas d’atge.

Quante plaser de la tornar veire, sèm amigas dempuèi l’escòla primaria. Es maridada, dos enfants e a trabalhat tota sa vida a la comuna, secretària. Ara es retirada e amb lo Jaume son marit qu’èra regent, fan de viatges organizats un pauc pertot dins lo mond et cade còp que tornan fan una serada ambe los filmes del darrièr pais descubert.
Auriái poscut faire aquò ambe Baltimore. Un autre còp! Mas quand Rémy sarà aicí farem una serada sus l’istòria del Maryland, aquò sarà fòrça interessant... e different.

Ara siáu davant ma pòrta. Dintre e sus la taula un molon de corrièr. Una letra endessus e recóneissi sul còp l’escritura e mon còr fa tifa tafa...

sus 102