Total Festum en Val Danha célèbre cette année son 10e anniversaire. Chacun des 12 villages de ce territoire proposera una serada et tous les genres artistiques seront abordés.
>> 04/06/17 : Montlaur
>> 06/06/17 : Villetritouls
>> 10/06/17 : Taurize
>> 12/06/17 : Mayronnes
>> 14/06/17 : Arquettes-en-Val
>> 16/06/17 : Labastide-en-Val
>> 17/06/17 : Pradelles-en-Val
>> 19/06/17 : Caunettes-en-Val
>> 24/06/17 : Montlaur
>> 17/06/17 : Serviès-en-val
>> 26/06/17 : Fajac-en-Val
Programmation du 1 er au 9 juin 2017 : à la Calandreta à Peyriac Mvois
Du premier jour de juin jusqu’au démarrage public du Boleg’al Sol, la calandreta va accueillir des actions périscolaire tout au long de cette période pour permettre aux enfants de participer à un stage d’initiation au conte occitan.
>> Programme du vendredi 9 juin
>> Sur la Piste : de 10h à 18h avec l’association de la calandreta los cascamels
=> Marché des Créateurs et Paysans Locaux
=> Espace Jeux & Enfance en Occitanie :
• Sur la Piste : des 12h : La Grignote Occitane de Los Cascamels
• Sur la Piste : de 15h à 18h :
- Initiation aux sports occitans : le Mouvement Rural du Gers, viendra passer tout l’après midi avec les petits et les grands pour cette grande initiation sportive où vous pourrez découvrir la pratique de divers sports typiques du cru ! Ouvert aux grands comme aux petits !!
- Las Quilhas
- Lo Tambourin
- (au Manège) Conteur-se Bilingue et tout public : Alan Rouch, la Farouche cie…
• A la maison du Port : de 15h à 18h
Initiation aux techniques vocales du rap en occitan et en français : avec les musiciens du groupe Doctors de Trobar, ouvert aux débutants et aux confirmés, aux occitanistes ou pas !!
• Sur la Péniche le Tourmente : de 10h à 22h
- Expo Lo Cirdoc : l’exposition sera en accès libre toute la journée pour les habitants et les touristes pour découvrir tous les trésors de notre patrimoine.
- Séance Dédicace Mirelha Brac : à 18h30 présentation et dédicace du livre : « Afogassets è Trufariàs »
- Séance Dédicace Alan Rouch : à 18h30 présentation et dédicace du livre : « En Pagina 3 » recueil des chroniques de la Semaine du Minervois
• Sur le Port La Fabrique : de 18h à 1h
Tout l’espace sera décoré aux couleurs de l’Occitanie, du Total Festum et du Recyclage !! Un Estanket, pour se désaltérer avec des boissons issues de l’agriculture biologique et locale !! Un Crostet, pour grignoter nos Tostonetas issues de l’agriculture biologique et locale !!
Dès 19h, un grand repas populaire sera organisé, comme à l’époque de la « festa del porc », nous fêterons le cochon en mots et en mets avec une présentation criée et bilingue de la recette du Freginat de Mirelha avec La CrieuZe
- De 18h à 19h + 20h30 à 21h30 : Les Miss Guindoulles de la Pompette. Style : Paillettes & Baléti
- De 21h30 à 23h : Courtial X Kogane. Style : Power Duo Rock
- De 23h30 à 1h : Doctors de Trobar. Style : Rap / hip-hop
Il est depuis 1999 titulaire du Carillon de la Flèche de l'église St Michel de Bordeaux, il n'est donc pas rare d'y entendre, au carillon, des airs du répertoire traditionnel occitan gascon.
Christian Vieussens est aussi peintre, et utilise ce talent dans certaines créations musicales, qui en deviennent ainsi des créations multi-supports.
Serge Pey est né en 1950 dans une famille ouvrière du quartier de la cité de l’Hers à Toulouse. Enfant de l’immigration et de la guerre civile espagnole, son adolescence libertaire fut traversée par la lutte antifranquiste et les mouvements révolutionnaires qui secouèrent la planète. Militant contre la guerre du Vietnam, il participa activement aux événements de mai et juin 1968.
Parallèlement à son engagement politique, il découvrit très tôt la poésie et les voix de fondation qui transformèrent sa vie. De Lorca à Whitman, de Machado à Rimbaud, de Villon à Baudelaire, de Yannis Rítsos à Elytis, d’Alfred Jarry à Tristan Tzara, des troubadours à Antonin Artaud, des poésies chamaniques à celle des poésies visuelles et dadaïstes… Il commence alors la traversée d’une histoire de la poésie contre la dominance française des écritures de son époque. C’est au début des années soixante-dix que Serge Pey inaugure son travail de poésie d’action et expérimente, dans toutes ses formes, l’espace oral de la poésie. En 1975 il fonde Émeute puis en 1981 les éditions Tribu.
Coopérative d’édition à la distribution nomade, Tribu a publié sous sa direction des auteurs comme Bernard Manciet, Jean-Luc Parant, Gaston Puel, Rafaël Alberti, Dominique Pham Cong Thien, le Sixième Dalaï Lama, Allen Ginsberg, Ernesto Cardenal, Armand Gatti, Henri Miller… Il fut l’éditeur de Jaroslav Seifert, prix Nobel de littérature en 1984. Dans Les funambules de Prague, réalisé avec son ami Karel Bartocek, il donna à lire en France des auteurs comme le philosophe Karel Kosik ou Vaclav Havel.
Le travail de Serge Pey dans la poésie contemporaine se définit comme une articulation entre écriture et oralité. Se déclarant lui-même comme un héritier des poésie du monde il ouvre des passages dans les poésies traditionnelles des peuples sans écriture, la poésie médiévale, les pulsions du zaoum et celles de la poésie sonore. A la suite de Jerome Rothemberg, on a pu attribuer une partie de son travail à l’espace de l’ethnopoésie. La façon de médiatiser son poème ou de l’illustrer oralement passe par une rythmique faisant appel à toutes les ressources du corps : battement de pieds, percussions avec ses mains, voix de ventre et de gorges. Il déclare lui-même vouloir « champter » son poème. Dans sa diction vertigineuse proche de l’hallucination, le rythme restitue la colonne vertébrale de son texte. Serge Pey reste le musicien ou le batteur inégalé de son poème. Ses récitals avec Allen Ginsberg illustrent la force de son engagement de diseur. Puisant les thèmes de son écriture plus particulièrement dans les symboliques d’un « mysticisme athée », ses livres Bâtons de la différence entre les bruits, Le Millier de l’air, La Parole des bâtons, Dieu est un chien dans les arbres ou Poèmes à l’usage des chemins et des bâtons sont des explorations mystiques de la marche de la vie dans l’absolu de sa naissance permanente.
Écrits comme des constructions symboliques ces poèmes témoignent aussi de la force mystique de son écriture fraternelle de Pessoa ou de Reverdy ou encore de la théologie négative d’Angélus Silesius dont il partage les labyrinthes de connaissance. Des traités d’alchimie à la pensée orientale du taoïsme jusqu’aux détours par la philosophie présocratique et gnostique, sa poésie couvre des champs immenses de la spiritualité. Le travail mené par le poète autour des poésies premières s’est manifesté particulièrement par la publication et les « performances » réalisées autour du Peyotl. Son livre Nierika ou les mémoires du cinquième soleil, réalisé à partir de la cosmogonie et des pratiques hallucinogènes des indiens huichols, a ouvert un majeur dans les littératures de l’extase, à côté de ceux de Ginsberg, de Charles Duit ou de Burroughs. Son poème, dédié aux indiens huichols, est ainsi un hommage aux langues de la vision. Le « Nierika », qu’il évoque, est un trou qu’il réalise dans la matière pour voir à travers elle. Ceci reste pour lui une définition de la poésie. Du côté de Lucrèce et de Spinoza, sa poésie de déploie dans une spiritualité de la matière.
Appelé le poète des bâtons, Serge Pey rédige ses poèmes sur des bâtons de châtaignier ou de noisetier sur lesquels il grave, incise et peint ses poèmes, agrémentés de dessins à l’encre. Ils sont des métaphores en acte de la poésie qui est une manière de marcher dans la vie et en même temps un cahier d’écriture vertical avec lequel Serge Pey réalise ses structures plastiques et ses installations.
Une partie de l’œuvre publiée de Serge Pey, en tant que Parole des bâtons, est un assemblage de fagots, soulignant par là la matérialité de son œuvre. Ils participent également d’un mouvement parallèle de la poésie visuelle, en choisissant l’archaïsme pour ses bâtons qui sont accompagnés en général de tomates puisqu’il nomme lui-même ses supports des piquets de tomate.
Serge Pey commença ce travail en prise sur l’actualité en ayant appris, tout comme Jean Genet qui le commente aussi à sa manière, la répartition de la population devant l’entrée d’un camp à Beyrouth en séparant la population avec une tomate, et en demandant aux passants de prononcer son nom. Ceux qui avaient un accent auquel on reconnaissait un palestinien était immédiatement arrêtés. Cette épisode de la guerre renvoya Serge Pey à la Bible et à l’épisode de Schibboleth dans les « Juges ».
Avec ses « poèmes matériels » Serge Pey réalise également des structures d’équilibre et des alignements.
Tomates et bâtons participent à une grammaire visuelle de la poésie et en même temps donnent les clefs d’une métaphore du poème.
Homme de plusieurs exils, son œuvre française est traversée par les langues de son enfance comme l’Espagnol ou l’Occitan. Nihil et Consolamentum, ou encore L’Evangile du serpent, sont les versants de la spiritualité occitane de l’œuvre de Serge Pey. Définissant la poésie comme une traduction permanente, à travers la langue occitane, il questionne dans ces deux ensembles la problématique du « Nihil » posée par la théologie du catharisme et aussi celle de l’Histoire. Dans ces deux ouvrages, traduits par Alem Sure Garcia et par Eric Fraj, il souligne que le poète est toujours un traducteur du monde et que sa relation avec le langage est aussi un devoir d’Histoire.
Marqué par son aventure mexicaine, dans laquelle il rencontra Jean Clarence Lambert, il rédigea un ouvrage sur Octavio Paz qu’il rencontra en 1977, autour d’une vingtaine de lettres posthumes à partir des arcanes majeurs du tarot.
Nierika ou les mémoires du cinquième soleil, son livre mythique sur le peyotl et les Indiens huichols, parmi lesquels il séjourna, retrace l’expérience visionnaire d’une littérature de l’extase.
Le livre immédiat de Tepoztlan, village dans lequel il habita durant de longues années, est le témoignage d’une des expériences les plus singulières d’un happening de poésie contemporaine en Amérique latine.
Du latin au basque, de l’alphabet ogham aux langues secrètes des étrusques, des glyphes de l’île de Pâques, de l’américain de Ginsberg aux langues secrète des oiseaux, Serge Pey révèle la magie des langues.
Dans les années quatre-vingt il créa une éphémère Internationale de la poésie acrylique dans laquelle il publia l’écriture secrète des « panchitos » de Mexico.
Projet : Travailler autour de l’image d’archive lozérienne (collecte, création) avec des intervenants professionnels.
L’axe retenu est celui de la fabrication d’une archive aujourd’hui à partir des images collectées et commentées.
Réalisation : Un film de 10 minutes à partir d’images d’archives et d’images filmées présenté en mai au ciné-théâtre.
L’association Lézards d’U vous présente le Festa Fougassa IV
Balétisant, Rock’n roll et Déambulant !
Sérénade, Concerts, Conférences Gesticulées, Projections
Mescladis d’Ateliers Participatifs,
Rituel de la Saint-Jean
Et vive l’esprit collectif de la fougasse !