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Maison des lycéens

PROJET CINEMA –OCCITAN « ARCHIVE DANS LE PRESENT »


Projet : Travailler autour de l’image d’archive lozérienne (collecte, création) avec des intervenants professionnels.
L’axe retenu est celui de la fabrication d’une archive aujourd’hui à partir des images collectées et commentées.
Réalisation : Un film de 10 minutes à partir d’images d’archives et d’images filmées présenté en mai au ciné-théâtre.


Programme : 

- 19 juin  17 h

- 29 juin  20 h 30 

Au ciné-théâtre de Saint Chely d’Apcher, présentation de la production des élèves

Spectacle CHRONOS :


Ce collectif réunissant aujourd'hui six musiciens venus de mondes et de pratiques musicales multiples.

La totale liberté qu'ils s'accordent au sein de cette formation leur permet d'explorer des univers aussi différents que la musique contemporaine, le Jazz, les musiques électroniques et d'utiliser de nombreux éléments issus des musiques traditionnelles.

C'est la création d'un Ciné-Concert naviguant entre narration poétique et reportage ethnographique. Michel Cans, cinéaste et reporteur, filme dans les années 50-60 une "galerie de portrait de famille de tout l'Ouest Hérault" dixit Max Rouquette.
 
Suite à une rencontre entre Asuèlh et le CIRDÒC, l'évidence d'un partenariat et de la nécessité de valoriser ces images est apparue. Ce sont des films tournés dans des communes de l'Hérault dans les années 1950/60 par Michel Cans, journaliste né dans les années 1920 qui collabora avec la RTF, l'ORTF puis FR3.
 
Mettre en musique ces scènes d'un quotidien proche mais tellement décalées en faisait ressortir toute la poésie.

Asuèlh s'inscrit dans la dynamique de la Cie du Griffe : travailler avec notre matériel culturel occitan, les films de Cans en sont un condensé.

C'est un regard brut et chargé de cette culture. Le caractère muet de ces films permet pour les musiciens d'Asuèlh une libre interprétation et la langue occitane fait son entrée à partir de poèmes chantés et de collectages anciens ou récents.

Cette création révèle toute la poésie et la finesse de ces prises de vue, Catherine Legrand monteuse a travaillé sur la scénarisation de ces images en étroite collaboration avec les musiciens.

« On y voit des gens mort depuis longtemps, d'autres qui ont vieilli. Tout cela bouge, vie, rie, se promène. C'est beau et émouvant. D'une simplicité Parfaite. En 10 minutes on voit des centaines de visages, des choses qu'on ne pourra plus voir, filmé par un professionnel mais sous forme de document brut, non monté, muet, d'une beauté sans fard. » (60 villages des années cinquante en vedettes - Languedoc magazine, septembre 1990).

Le ciné concert veut plonger dans ces images pour les interroger. Comment imaginer, à l'ère d'internet et de la nourriture Biologique, que ces personnes vivaient sans eau courante ni électricité pour la plupart.
Outre les changements sociétaux, nous pourrons évoquer les modes vestimentaires, l'évidence d'une vie collective à travers les fêtes, les processions, les rapports sociaux.
Toutes ces personnes âgées qui captent l'œil de la caméra dans leurs Habits noirs. Les jeux d'enfants au delà de toute notion de sécurité et de normes, bref un monde qui a peu d'écho dans notre vie actuelle.
Il s'agit bien sûr de ne pas tomber dans la nostalgie béate, le « c'était mieux avant ». Le ciné concert se veut une évocation poétique de ces « instants volés », une façon modeste de renouer le dialogue avec cette société balayée par les « temps modernes ».
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Yan Cozian est né en 1956 à Rennes. Il déménage à 15 ans à Uchacq dans les Landes, village de sa famille maternelle. Il y découvre la chanson occitane en général, et la musique traditionnelle en particulier. Il a un "coup de foudre" avec la cornemuse landaise en l’entendant pour la première fois sur un vinyle de Perlinpinpin Folc. À 20 ans, il achète sa première cornemuse et entre ainsi en musique. Musicien et compositeur, Yan Cozian a appartenu à plusieurs groupes : Camacruda, la Civada, Garluche, Alios, etc... Il joue actuellement au sein des groupes Dancem, PassAires et en tant que soliste. Il a participé à de nombreux festivals tels que le Festival interceltique de Lorient, le festival de Saint-Chartier.

Alors que la boha avait quasiment disparu dans les années 1950, Yan Cozian participe activement à la reconnaissance et au développement de cette cornemuse landaise et de sa pratique. En 1993, il participe à la fondation de l’association Bohaires de Gasconha dont le but est de promouvoir la boha et de rassembler les sonneurs de cornemuse landaise. Celle-ci édite une méthode d’apprentissage de la boha en 2010.

Depuis 2001, il est professeur de musique au Conservatoire des Landes. Il y enseigne la cornemuse landaise et le chant en gascon. Il est également coordinateur du département Musiques et Danses Traditionnelles. Il fut concepteur, conseilleur scientifique et artistique du colloque "Cornemuse landaise" organisé par le Conseil Général des Landes en mai 2006, à Hastingues. Il regroupe les travaux de recherche et de collectage au travers de l'écriture d'un recueil de chants et airs traditionnels gascons collectés dans les Landes, de 1960 à nos jours.

En 2013, il réalise un documentaire présentant, à partir de témoignages et de musiques, l’histoire de la boha et de sa pratique sur son territoire historique. En 2014, il a écrit une méthode d’apprentissage audiovisuelle et écrite de la boha, édition en français et en anglais. Yan Cozian réalise également un travail de facture d’instrument en tant que créateur associé, avec Jean-Paul et Ghislaine Saintorens, de l’association Cozian Saintorens Création qui développe et fabrique des cornemuses landaises et caremèras.
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Originaire de Martigues, c’est au contact des pêcheurs, sur les bords du canal Saint-Sébastien, qu’il a entendu et appris ses premiers mots de provençal. Dans le cadre des activités de l’association d’arts et traditions populaires Lo Terralhet, il a participé pour le CNRS, sous la direction de Jacques Lacroix et de Jean-Marie Lamblard, à une grande enquête de collectage de la mémoire du Pays martégal et de l’étang de Berre. Sur les traces des conteurs paysans ou villageois, Rémy Salamon essaie de trouver "lo biais de dire occitan". Mêlant français et occitan dans ses contes merveilleux et fantastiques, facétieux et diaboliques, il ouvre les portes de l’imaginaire collectif de la Provence.
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Littéralement tRaucatèrme signifie en occitan "troue-terme", c’était le surnom donné à ceux qui n’agissent pas comme tout le monde. Les tout fous traversant les haies, dépassant souvent les bornes (aux sens propre comme au figuré) et vagabondant sur les chemins de traverse.

Ces Cantalous se sont réunis autour des musiques traditionnelles, mais ne dédaignent pas les autres genres. Leur répertoire est le fruit de collectages et de quelques compositions, mais si l’envie les en prend ils peuvent allier les chants en occitan aux rythmes reggae, rock ou ska. Une façon de se laisser pousser des ailes tout en gardant les racines musicales d’ici.

Idem pour les instruments, on trouve chez eux un diatonique, un chromatique, un brau (sorte de tambour à friction dont le musicien fait vibrer la peau, imitant ainsi le meuglement du "brau", le boeuf), une cabrette, quelques guitares, électriques ou non, un trombone, une trompette et une batterie. Le résultat s’apparente à ce que fait le groupe Nadau, en Béarn, ou Tri Yann, en Bretagne, influencé aussi (d'un peu plus loin) par Obrint Pas, les Pogues, Massilia, Lubat...

Des coups de pied, ils entendent bien en donner aux tenants d’une musique traditionnelle passéiste et de la vielle crincrin de campagne, aux obtus du rock forcément citadin. C’est sûr, on n’a pas l’habitude d’entendre une bourrée électrifiée à la façon d’un rock épais, des riffs à la cabrette, des intros à la batterie et à la basse. Mais le tout est parfaitement assimilé, digéré et compacté avec un rien de spontanéité que l’on trouve à plus forte dose en concert.
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Créée en 2006, la Granja est un projet culturel implanté dans une zone rurale au coeur du département du Lot, dans le Parc naturel régional des Causses du Quercy. Elle émane de la volonté de s’appuyer sur un outil culturel de qualité comme élément de développement local.

Le projet de la Granja est centré autour de la sauvegarde, de l’étude et de la valorisation de la musique de tradition orale. Au-delà de la musique, La Granja s’intéresse plus globalement à l’ensemble de la culture de tradition orale et plus particulièrement à la danse et à la langue occitane.

Afin d’atteindre les objectifs généraux qui lui sont fixés, La Granja se doit d’être :

  • Un projet culturel original qui a pour objet le développement d’actions culturelles et d’aventures artistiques fortes qui associent pratiques professionnelles et amateurs.

  • Un projet identitaire qui favorise les actions cherchant :
  • à redonner du sens à la fonctionnalité des cultures de tradition orale et à les resocialiser (pratiques ancrées dans le quotidien, bal en tant que pratique sociale, usage contextualisé de la langue occitane, etc.).
  • à assurer la transmission aux nouvelles générations et aux nouveaux arrivants d’un patrimoine fragilisé par la mondialisation des pratiques culturelles à permettre les échanges avec d’autres cultures.
  • Un projet complet qui exploite et développe tous les pôles susceptibles de fonder une action durable :
    • Recherche et valorisation du patrimoine oral et musical du Quercy : création d’un centre de ressource, campagnes de collectages, édition et diffusion des études réalisées.
    • Programmation et diffusion d’artistes de référence dans le monde des musiques traditionnelles et musiques du monde.
    • Formation spécialisée : mise en place d’ateliers hebdomadaires ainsi que des rencontres thématiques animées par des professionnels qui valorisent les pratiques innovantes dans le milieu des musiques traditionnelles et musiques du monde.
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Dançarem vous propose de découvrir certains airs issus du collectage lotois. Il rend ainsi hommage à deux collecteurs du début du XXe siècle : l'abbé François Maurice Lacoste et le colonel Gilbert Salanié. Autour de ce répertoire, Rémi Geffroy réunit pas moins de 16 musiciens et chanteurs quercinois, amateurs ou professionnels, afin de faire vivre et de transmettre ces airs datant parfois de plus d'un siècle. On peut également y écouter un commentaire de Gilbert Salanié sur la pratique de la danse dans le Lot en 1900. Le passé est à l'honneur mais pas seulement, viennent également s'ajouter quelques compositions : la musique traditionnelle reste avant tout une musique actuelle. Un bon moment d'écoute en territoire quercinois !

Avec : Nathalie Ayral (violon), Guilhem Boucher (fifre), Cyrille Brotto (accordéon diatonique), Régis Daniel (guitare), Bastien Fontanille (vielle à roue), Rémi Geffroy (accordéon diatonique), Christian Mage (fifre, chant), Jacques Martrès (cornemuse), le quatuor 2B2R (chant) : Monique et Gérard Roussilhe, Danielle et Maurice Barrière, Guillaume Roussilhe (chant, flûte, cornemuse), Martine Serres (chant), Vincent Souriat (percussions), Didier Vergne (chant), Xavier Vidal (violon)

Une production AMTP Quercy en partenariat avec le COMDT (Centre Occitan des Musiques et Danses Traditionnelles)
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Association pour les Musiques de Tradition Populaire en Quercy
L’Association pour les Musiques de Tradition Populaire en Quercy (AMTPQ) a été fondée en 1985 par des musiciens, des danseurs et des défenseurs de la culture régionale, soucieux de promouvoir les traditions musicales anciennes ou vivantes en Quercy.

Elle est composée de sympathisants et de musiciens professionnels ou amateurs, qui se consacrent à la diffusion de la musique traditionnelle, essentiellement régionale, par l’animation dans les villes et villages, dans les écoles, à l’occasion de fêtes. Elle se consacre aussi à la formation de musiciens et danseurs traditionnels, lors de stages et d’ateliers de chants, de danses, de pratique instrumentale. Des groupes folkloriques lotois ayant le souci de présenter et restituer les danses, chants et musiques collectées, adhèrent également à l’AMTP Quercy.

L’association participe à la promotion de groupes de musiques traditionnelles régionaux et de groupes présentant des traditions plus lointaines (musiques orientales, musiques du Maghreb…).

L’AMTP Quercy regroupe aujourd’hui plus de 415 adhérents : des personnes isolées, des couples et des associations. Parmi ces adhérents, de nombreux musiciens jeunes ou adultes.

Au niveau régional, l’AMTP Quercy adhère au centre des musiques traditionnelles en région (Conservatoire occitan de Toulouse) et à la FAMDT (Fédération des associations de musiques et danses traditionnelles).

Un travail systématique de collectage de chansons et de musiques instrumentales a été entrepris auprès des «anciens». Le fonds constitué a été cédé aux Archives Départementales du Lot. Il s’agit de documents audio ou audio-visuels. L’édition de cassettes audio, vidéo et de CD a complété ces collectages. Fin mai 2005, l’album «Atlas sonore de la Dordogne quercinoise» a vu le jour, après deux années de collectages dans le nord du département. En 2008, l’AMTPQ réédite sous forme de CD «Aval aval», chants et musiques du Quercy interprétés par les chanteurs et musiciens de l’association. Des répertoires de musiques pour violon, accordéon diatonique, ont également été édités, ainsi qu’une méthode d’apprentissage pour accordéon diatonique (2011).

Ce fonds collecté qui représente un patrimoine musical important sert de base à l’activité pédagogique menée au sein des Ecoles de Musique du Lot en direction des apprentis musiciens.
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Chant : La Cochilís
Centre interrégional de développement de l'occitan (Béziers, Hérault)

Votre question :


Je recherche une chanson que j'ai entendu lorsque j'étais enfant à Colombiers. Voici le premier couplet et les paroles : 

Un jorn la Marineta 
Me disiá d'un air coquin 
Mon enfant de qu'es aquò la cochilís 

Repic: 

La cochilís es una bèstia 
Una canilha, un parpalhòl 
Chuca rasim, chuca protinha 
Chuca tot 
Mas jamai chuca la marrana 
Que nos escana 


Auriez-vous plus d'informations sur cette chanson et pourriez-vous me faire parvenir les paroles ?

Notre réponse :

Nous avons trouvé trace de cette chanson dans un collectage sonore réalisé dans la région de Lodève par Pierre Bec et Eliane Gauzit en 1964. Dans cette enquête aujourd'hui conservée par le COMDT (Voir la notice du collectage sonore sur le catalogue du COMDT), le témoin, Étienne Barral interprète cette chanson qu'il a appris à Béziers alors qu'il était jeune garçon de café. 

Elle a également été collectée dans la commune de Lunas (34) par les mêmes enquêteurs, auprès de Jacques Blaye (Voir la notice du collectage sonore sur le catalogue du COMDT).

La cochylis est une chenille qui se nourrit des feuilles et fruits de la vigne. Elle se développe plus particulièrement dans les régions méditerranéennes.

Nous avons tenté d'identifier le ou les auteurs de cette chanson, mais n'avons trouvé aucune occurence pour le moment.


Suite à cette enquête, une transcription de cette chanson a été publiée dans l'ouvrage Lodeva, ciutat occitana, Lodève, cité occitane : patrimoine occitan en Lodévois, contributions groupées et harmonisées par Eliane GauzitToulouse : Presses universitaires du Midi, impr. 2015.

Voici les paroles de la chanson :

L'autre jorn, la gròssa Marièta L'autre jour la grosse Mariette
M'espia ambe sos uèlhs coquins ; Me regarde avec ses yeux coquins
Me demandèt la voes doceta :

Elle me demanda d'une voix doucette :

« de qu'es aquò la cochilís ? ».

« Qu'est-ce que la cochylis ? ».

« La cochilís, li responguèri,

« La cochylis, lui répondis-je,

Es una bèstia, un parpalhòl, Est une bête, un papillon

Doas alas jaunas, doas alas brunas,

Deux ailes jaunes, deux ailes brunes

Las patas blancas e lo cuòl gris.

Les pattes blanches et le cul gris

Es una garça que s'espandís

C'est une pie qui s'étale

Dins nòstra vinha, chuca-rasim,

Sur notre vigne, suce-raisin

Chuca-brostinha, chuca sulfata,

Suce-grapillon, suce-sulfate

Chuca-sabor e chuca-tot.

Suce-saveur et suce-tout.

Mas jamai chuca la marrana

Mais jamais elle ne suce la maladie (marasme / poisse)

Que nos escana ».

Qui nous étouffe ».
   
La cochilís, mai d'un l'aganta

La cochylis, plus d'un l'attrape,

Tot en tetant un plen sadol Tout en tétant jusqu'à plus soif
Aquel bon vin que nos encanta

Ce bon vin qui nous enchante

Siague muscat o picapol.

Qu'il soit muscat ou picpoul.

Ieu, avant ièr tròp ne tetèri, Moi, avant-hier, j'en tétai trop,
Tanben prenguèri la cochilís. Aussi je pris la cochylis.
Lo lum dançava, lo nas brilhava,

La lumière dansait, le nez brillait,

La pèl susava, lo cuòl pesava,

La peau suait, le cul pesait,

Los uèlhs iglauçavan, lo cap virava.

Les yeux lançaient des éclairs, la tête tournait.
Se m'aviatz vist, trampoligèri,

Si vous m'aviez vu, je trébuchais,

M'espandiguèri, fasiái paissièira

Je m'affalais, je ruisselais

Dins lo rajòl, mes aquò rai

Dans la raie, mais peu importe,
Es pas un crime, siái pas lo sol,

Ce n'est pas un crime, je ne suis pas seul,

Sem una banda

Nous sommes une bande

Que teta lo jus de la trelha

Qui tête le jus de la treille

Dins la botelha

Dans la bouteille

   

La cochilís es la canilha

La cochylis est la chenille

Del malur que sus nautres plòu.

Du malheur qui pleut sur nous.

Es la decha que nos espía

C'est la dèche qui nous regarde

Quand tanben ela a pas lo sòu.

Quand avec elle tu n'as pas le sou. 

La cochilís nos envaís,

La cochylis nous envahit,

Nos espotís, nos adalís.

Nous écrase, nous anéantit, 

Jamai fugís dins la borseta.

Jamais elle ne fuit dans la boursette. 

L'avem sovent un còp per jorn.

Nous l'avons souvent une fois par jour.

Sem argentats coma una pala.

Nous sommes argentés comme une pelle.

Los deputats l'an pas jamai, 

Les députés ne l'ont jamais ;

Los electors l'an a molon.  

Les électeurs l'ont à foison.

Se ieu aicí vene far l'ase

Si moi ici je viens faire l'âne,

Ieu siái forçat, mas un vièt d'ase

J'y suis forcé ; mais une verge d'âne

S'aviái d'aiçò(t), m'auriatz pro vist.

Si j'avais ça, vous m'auriez assez vu.

E ieu tanben, aime la vida

Car moi aussi j'aime la vie

La bidòrsaire e lo bon vin

La «bistronquette» et le bon vin,

Los escursions, las distraccions

Les excursions, les distractions

E los teatres e las femnetas

Et les théâtres et les petites femmes

E tot çò z-autres ; de tot aquò

Et toutes les autres choses ; de tout cela

Me'n cal brossar, adiussiatz totes,

Je dois m'en brosser, au revoir à tous

Ie tornarai e cantarai

J'y reviendrai et je chanterai

Tant que la garça de canilha

Tant que la garce de chenille  

Tendrà l'estrilha.

Tiendra l'étrille.

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Originaire d’une famille auvergnate, Michel Esbelin est né à Paris en 1961. Il découvre la musique traditionnelle à la fin des années 70 à travers le folk-revival. Il commence avec l’épinette des Vosges, le violon et la vielle à roue. Il se perfectionne auprès des musiciens parisiens du folk-club Le Bourdon. Attiré par le répertoire de l’Auvergne, il entreprend en 1982 l’étude de la cabrette avec des spécialistes comme Pierre Ladonne et Jean Bona. En 1983, il gagne la médaille d’or au concours national de cabrette à Paris. A la même époque il rejoint le groupe des Musiciens Routiniers, une association spécialisée dans le collectage et la recherche d’enregistrements historiques. Il collabore avec Daniel Denécheau, les frères Désaunay, Jean-François Vrod, Marc Anthony. Entre différents travaux de collectage comme L’accordéon en Auvergne publié en 1995 et, récemment, Violons du Cézallier, enregistrements inédits d’Alexandre Savignat et d’Antonin Pécoil en 1946, il participe à des projets musicaux variés dont Paris-Musette avec le guitariste Didier Roussin. En 1996 il enregistre avec l’accordéoniste Didier Pauvert Quand on fait le même chemin. Avec l’arrivée de Patrick Désaunay au sein du duo, ils créent Les costauds de la Lune, trio qui a joué pour de nombreux festivals français, Européens et Canadiens, il a publié en 2002 son premier CD.

Source : http://lafeuilleamta.fr/2013/06/duo-pauvertesbelin/
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Tintorèla, en occitan l'équilibre: celui de deux voix de femmes a cappella, voix puissantes et colorées, riches des parcours atypiques des deux chanteuses, Françoise de Fanti et Florence Launay.

Françoise de Fanti a commencé par la danse contemporaine, puis retrouva ses racines languedociennes avec le chant traditionnel, notamment au sein du groupe Landiridi, avec Bernard Felip à la guitare. Passionnée par la culture et la langue occitanes, elle a participé à des collectages et fait des recherches personnelles pour connaître le contexte dans lequel vivait la chanson traditionnelle. Depuis plusieurs années, elle donne des conférences chantées sur ce sujet.

Florence Launay a toujours entendu des expressions en occitan dans sa famille. C'est sa rencontre avec Françoise de Fanti qui lui a fait découvrir la beauté et la richesse de cette langue. Chanteuse lyrique, elle a quitté les scènes d'opéra pour explorer les mélodies, le lied allemand, la chanson française du XXe siècle et la chanson traditionnelle. Florence Launay effectue également des recherches sur l'histoire des musiciennes, notamment les compositrices françaises du XIXe siècle.
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