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La Fille du Fermier est le premier album du groupe du même nom.

Invités :
Marou Thin, Pierre-Jean Muet, Aurélien Prugnaud
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Miquèu Montanaro
Dramane Dembélé
Croisement de cultures, de styles musicaux et de générations, la création SERDU s’est construite au Burkina Faso et au Mali à partir de compositions des flûtistes Dramane Dembélé et Miquèu Montanaro. Elle marque la rencontre créative des traditions africaines et méditerranéenne. Tandis que l’un cultive une approche très rythmique des flûtes peules, le second a acquis une expérience considérable du traitement harmonique de créations musicales métisses. Cet enregistrement réalisé en live au cours de trois concerts à Ouagadougou, Bamako et Bobodioulasso est une invitation à la danse, à la rêverie et au voyage dans la nuit africaine.
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"Dire que sa démarche est assez incomprise est un euphémisme. Il n’en a cure, fait le gros dos, se fait la main avec des musiques de théâtre ou de films. Paradoxalement, la conviction qu’il n’est pas totalement dans l’erreur il la trouve en Hongrie… Lorsqu’en mars 1990, il lance à Budapest l’ensemble Vents d’Est, plus de quinze ans de potlatch musical servent de soubassement à son utopie sonore. Avec Vents d’Est, il s’agit pour lui de fonder une sorte d’agora musicale à cheval sur plusieurs frontières, susceptible de susciter une musique ouverte, atemporelle, « imaginogène ». Une agora qui au fil des années sera nourrie d’amitiés électives dans laquelle vont se croiser Hongrois, Provençaux, Sardes, Grecs, Italiens, Espagnols, etc. Un caravansérail dans lequel feront bon ménage, la cornemuse et le piano à queue, le cymbalum et la vielle, les styles anciens et contemporains se frottant les uns aux autres pour accoucher d’une « nouvelle musique populaire » assumant ses origines pluriculturelles, loin des fusions réductrices. Une démarche dont Miquèu Montanaro a fait sa méthode… Ce qui implique un système d’écriture à plusieurs langages, à l’architecture stable et complexe, d’approche facile, dans lequel une grande place est laissée à la personnalité de chaque invité. Cette aventure autant humaine que musicale, de nombreux enregistrements en rendront compte ? C’est que l’exubérance entrepreneuriale d’un Miquèu Montanaro doit s’apprécier comme un « work in process » dont les concerts et les enregistrements sont des traces, des référents, façon de marier sa passion du voyage, son goût de la rencontre, et le besoin de se rassurer par le faire."

Franck Tenaille

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Miquèu Montanaro, né à Hyères en 1955, étudie le saxophone avant de faire un long passage par la musique traditionnelle provençale, tendance galoubet-tambourin.

Passionné depuis ses débuts par les croisements de cultures, tant géographiques qu’historiques, son œuvre est marquée par les collaborations, les rencontres, tout en évoluant dans différents genres musicaux, tantôt dans les musiques improvisées (Barre Phillips, Alan Vitous, Serge Pesce, Fabrice Gaudé), les musiques du monde (Carlo Rizzo, Keyvan Chemirani, Fouad Didi, Baltazar Nagy-Montanaro), la chanson (Arthur H, Georges Moustaki, Sylvie Berger), les nouvelles musiques traditionnelles (Laurence Bourdin, Pierre-Laurent Bertolino, Estelle Amsellem) la musique ancienne (Kobzos Kiss Tamàs, Kecskés, Gérard Le Vot) ou encore la musique de chambre (Quatuor Talich, OCTV). Il a acquis une maîtrise du rapprochement, de la construction de passerelles musicales délicates, qui sans jamais renier ses racines provençales, le porte vers un langage universel. Plusieurs centaines de concerts l’ont emmené aux quatre coins du monde, de l’Amérique latine à l’Europe centrale, de l’Afrique à Coursegoules en passant par les États-Unis et l’Indonésie. Si le multi-instrumentiste qu’il est facilite les rencontres, c’est aux flûtes qu’il a acquis virtuosité, liberté et inventivité. Une partie de ses compositions est destinée au théâtre, pièces, ballets, spectacles divers, ainsi que pour des dessins animés et des courts métrages.

Son spectacle solo, Raga Tambourin, renouvelle le galoubet tambourin, cantonné habituellement à la musique traditionnelle provençale, par son approche originale du galoubet et une virtuosité inégalée au tambourin. L’instrument parle alors les langages que Montanaro lui a appris : jazz, musiques africaines, musiques d’Europe de l’Est, musiques improvisées.

Avec la création d’Un Pont sur la Mer, son travail de compositeur questionneur de cultures est reconnu. En effet, il signe la création d’une nouvelle nouba (la Nouba de la 25e heure) qui renouvelle le genre de la musique arabo-andalouse, libérant ainsi la créativité des jeunes maîtres de cet art.

Sous la forme de groupe, c’est avec Vents d’Est que Montanaro marque les esprits : tourbillon où se rencontrent les influences hongroises et provençales, et plus largement méditerranéennes (constitué d’un noyau dur autour de Montanaro et des musiciens hongrois des groupes Vujicsics et Ghymes). Cette aventure est jalonnée d'invitations de musiciens d’horizons divers qui répètent à Correns. À partir de ces répétitions et avec quelques passionnés du village, il invente "Les Joutes Musicales de Printemps" qui lui feront rêver d’un lieu permanent de résidence en Provence dédié à la création et ouvert à d'autres groupes.

Montanaro est titulaire du D.E. en musiques traditionnelles et enseigne la musique d’ensemble en stage, atelier ou master class. En 1998, il est lauréat « Villa Médicis Hors Les Murs », l'A.F.A.A. lui attribuant cette bourse pour la mise en œuvre du tour de la Méditerranée, concerts escales dans les ports méditerranéens de sa composition « Ballade pour une mer qui chante ». Malgré son ajournement, ce projet est ainsi en 2001 à l'origine de la mise en place du Chantier, "Centre de Création pour les Nouvelles Musiques Traditionnelles", implanté au Fort Gibron dans ce même village de Correns (83). Puis, en 2006, souhaitant se recentrer sur son activité première de création musicale, Montanaro quitte la direction artistique du Chantier qui ajoute "Musiques du Monde" à son titre. Des amis fidèles créent alors une structure entièrement consacrée à la Compagnie Montanaro, le Mouvement International des Musiques Ouvertes, qui porte désormais toutes ses activités.
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« « Fatcha peta lou peis¹ » est ce qui nous guide et nous a guidé tout le long de cet enregistrement. La « cadence », terme récurrent chez les musiciens auprès de qui les collectages ont été réalisés, est une notion relativement difficile à définir. Nous l'avons envisagée sous l'angle de l'énergie qui se dégage de ces mélodies, mettant en relief la dynamique de celles-ci et les jeux rythmiques qui leur sont propres. Toute cette approche et ce travail sur les couleurs sont déjà là, présents, dans le jeu des violoneux qui nous ont inspirés tels que Joseph Perrier, Julien Chastagnol, Alfred Mouret, Léon Peyrat pour n'en citer que quelques-uns. Ce qu'ils nous ont légué est toujours actuel. Ces musiques appartiennent soit à une tradition plus ancienne pour ce qui est de la bourrée, soit d'un apport plus récent pour les danses par couples nées à la fin du XIXème siècle et répandues en France et en Europe. Pour ces dernières, les mécanismes de diffusion, d'appropriation et de transformation sont plus connus et plus lisibles. Malgré leur apparente ancienneté et le mystère qui les entoure notamment pour les bourrées, toutes ces mélodies témoignent d'une étonnante fraîcheur et d'une vitalité contagieuse. A l'image d'une potée ou d'une patranque, nous avons mijoté tranquillement dans ces musiques. En nous imprégnant des sons, rythmes, tempéraments et autres subtilités, nous avons trouvé une couleur, une ambiance, tout en gardant présente la destination première de ces musiques : la danse. Alors à table et faites péter le plancher !

¹ «Faites péter les pieds. » Texte et graphie de la montagnarde de Sermintison, J.-B. Bouillet, Album auvergnat, p. 42 Extrait du livret »
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C.O.R. (Centre Occitan de Rochegude)
Lecture choisie d'un auteur actuel:

Jean-Frédéric Brun

Evocation biographique et bibliographique

Au C.O.R. (Centre Occitan de Rocheguda) 



A la descobèrta d'un libre occitan, c’est un atelier de lecture suivie et expliquée qui permet une entrée aisée et agréable dans l’écrit et qui encourage l’expression orale.


Plus d'informations:
www.centre-occitan-rochegude.org
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Catarina Barba Fina est un spectacle en occitan pour tous publics à partir de 3 ans.

PRÉSENTATION

Catarina vit seule dans un décor en noir et blanc. Elle crochète depuis longtemps un service à thé, 
dans l’espoir d’avoir un jour des invités. Ce jour-là, alors qu’elle chante sa solitude et sa mélancolie, elle les voit. Ils sont là, dans le public : grands yeux écarquillés, joues rondes et mains potelées. Elle leur offre le thé bien sûr. Mais au moment d’offrir des gâteaux, il n’en reste qu’un dans la boîte. Qu’à cela ne tienne, elle décide d’en confectionner ! Seulement, il va se passer quelque chose qu’elle n’avait pas prévu : à chaque ingrédient versé dans le récipient, un personnage de son enfance va en surgir. Sa poupée, qui lui ressemble étrangement, son chat, le lièvre, le grillon. Ils vont l’entraîner dans l’univers de son enfance qu’elle avait oublié.
Construit autour de comptines en occitan, le spectacle est accessible à tous, même si l'on ne parle pas la langue. On y découvre des petits personnages tricotés qui évoluent dans un monde coloré de pop up en papier.

ÉQUIPE ARTISTIQUE 

 
Catarina : Patricia Eymard
Manipulation : Laurent Garnier
Lumières et son : Laurence Demars

FICHE TECHNIQUE 

Spectacle clés en main possible, consulter la compagnie. 
Plateau 
6m de large sur 8 m de profondeur
3 porteuses
Pendrollinage en allemande et fond noir
Salle pouvant être mise au noir
Son à fournir 
2 enceintes au lointain à cour et au jardin
1 console à mémoire pouvant recevoir un PC à la face
Lumière à fournir
1 console à mémoire
6 circuits 
1 direct au lointain
3 découpes 1kw
4 PC 1kw dont 2 sur pied
Durée du spectacle : 40 min

CONTACT DIFFUSION 

Cie Léonie Tricote : 13 rue Plaisance, 87260 Saint-Hilaire-Bonneval / leonietricote@laposte.net 
Site internet : cieleonietricote.com
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Chanteur guitariste

Chanteur guitariste dans le groupe occitan Larvath de 1975 à 1985, au sein duquel il enregistrera 5 albums, Denis Frossard a commencé à se spécialiser dans la guitare. Titulaire du Dem, il a obtenu le 1er prix de guitare à L’Ecole Nationale de Musique de Mont-de-Marsan avec Louis-Paul Juan, et poursuivi sa formation avec Denis Abatte, professeur au conservatoire de Tarbes. Passionné de musiques sud-américaine et populaire en général, il a à son actif plusieurs expériences de formations dans ce domaine, notamment dans la musique instrumentale des Andes et la polyphonie argentine. Après plusieurs stages auprès de compositeurs concertistes comme J. Cardoso, Ricardo Moyano, Raúl Maldonado ou Alberto Ponce, et parallèlement à ses propres concerts, il a également voyagé en Argentine où il a rencontré notamment le concertiste Carlos Martinez, et le directeur de la fondation Atahualpa Yupanqui, Roberto Chavero, qui ont reconnu son travail d’interprète et l’ont encouragé à poursuivre sur la voie de la composition et de l’arrangement.

Il a réalisé un CD avec des arrangements pour guitare des chansons d’Atahualpa Yupanqui, ainsi que des compositions personnelles, cd dont la parution a été saluée par les magazines Espaces Latino, Trad Mag, et Guitarist acoustic. Le nouveau cd de guitare d’Amérique Latine qui vient de paraître est consacré aux rythmes les plus représentatifs dans la musique populaire de ces pays (cueca, galopa, pasillo, chacarera...), tous liés à la danse, et souvent assez vifs et festifs...

Denis Frossard travaille également sur la musique traditionnelle occitane, en réalisant des arrangements pour guitare, des harmonisations pour guitare et chant, ainsi qu’une nouvelle approche dans l’exécution des rythmes. Le cd Vrenhadas (prod. Menestrèrs Gascons) paru en 2009, propose une reprise des grandes chansons du répertoire (« Carnaval », « Los Junquets », « Hilhòta de delà l’aiga »...) en duo avec Joan-Francés Tisnèr (chant), ainsi que des pièces d’ensemble ou des solos de guitare sur la musique traditionnelle occitane, avec Christian Josué (flûte à trois trous), Marc Castané (accordéon, boha) et Valérie Chabanel (guitare). La formule de concert issue de ce travail, propose tous les titres du cd et bien d’autres, avec le chanteur et musicien Joan-Francés Tisnèr, dans le duo Dus de Canta.

"Toujours dans ce domaine, il prépare une nouvelle “vendange” de danses ou de chants autour de la transhumance et du voyage, avec La Brigada Menestrèrs, ainsi que les autres musiciens et chanteurs des Menestrèrs Gascons."
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Rapprochant les paysages sonores et poétiques des Hautes-Alpes et du Berry, La Preyra tisse une chanson traditionnelle intime et minimaliste.
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Danís Chapduelh
Chronique écrite à la suite du concert du groupe Asondar a l'Ostal d'Occitània (Toulouse), le 23/02/2017.

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(photo Ostal d'Occitània / La Topina)

Asondar : inonder. Mot à mot « recouvrir par les ondes », avec toutes les acceptions du terme. Ou bien « se déverser » : le trop-plein d'un cours d'eau, ses débordements, ses emportements, comme ceux d'une culture trop riche. Nos oreilles pourront y entendre aussi « Al son d'ara », au son et au diapason d'aujourd'hui, et elles ne s'y tromperont pas tant le groupe Asondar ressemble à son époque. Avec seulement 4 musiciens Asondar nous fait déjà faire un bon demi-tour de planète : Bretagne, Corse, Turquie, et bien sûr Occitanie, sans doute le point de rencontre de tout ce petit monde. Derrière l'apparente jeunesse du quatuor apparaissent les voyages personnels de chacun : il s'agit de Dupain, Du Bartàs, la Kreiz Breizh Akademi et Erik Marchand, Laf Duo, Bayati, Jacky Molard, Bijan Chemirani ou encore Carlo Rizzo, autant de références de prestige qui placent la musique d'Asondar dans ce nouveau paysage des musiques traditionnelles débarrassées d'une certaine tradition, mais profondément ancrées, terrestres, ethniques. La liberté du jazz, de l'improvisation, le dialogue à quatre : Asondar permet à chacune de ses composantes d'exprimer son plein potentiel au service du collectif, dans un jeu permanent où chacun va tirer l'autre vers ce qui lui est propre et cher, pour l'offrir au partage.
Le flûtiste Gurvant le Gac est à l'image du groupe : semblant être fait du même bois que ses instruments, il garde les pieds accrochés au sol alors que tout le haut de son corps se meut, ondule et s'élève lentement sans jamais quitter sa place. Oscillant entre la terre et le ciel, sa musique jaillit continuellement. On y voit là des traces de la Sòrga de Dupain (2015), groupe que Gurvant le Gac rejoignit pour développer ce répertoire : la même force brute et sensible, ce même folk progressif entêtant.
Thomas Lippens, le percussionniste « maison », suit les envolées mélodiques : rodé aux danses exaltées et exaltantes de la Méditerrannée (farandole, tarantelles...) il sait marquer d'un coup de cymbale résonnant tel un gong le début de la transe, lorsqu'après s'être cherchés, reconnus, jaugés, les musiciens s'emportent vers d'autres hauteurs dans un tourbillon qui retombera plus tard, plus loin, lent et calme.
Une force puis un calme maintenus et soulignés à demi-voix par Pauline Willerval. A demi-voix et à demi-violoncelle, les deux se rejoignant souvent : on sait la ressemblance du son de l'instrument avec celui de l'organe humain. Avec le bruit de certains éléments naturels aussi, et la musicienne passera régulièrement de la rythmique de cordes à la douceur mélodico-mélancolique de la gadulka, une vielle à archet bulgare, colorant l'ensemble d'airs turcs, des Balkans ou du bassin méditerranéen.
Au cœur du groupe et du projet, Titouan Billon, musicien poly-instrumentiste qui n'use ici que de sa voix, tout à la fois jeune et incroyablement forte et assurée, et que l'on avait déjà pu apprécier dans Du Bartàs ou encore Lo Barrut. De son expérience poético-polyphonique, il en a gardé l'amour pour les mots de Léon Cordes, surtout ceux de la terre, qu'il se plaît à chanter, déclamer, lancer à la volée. Ce sont eux qui « asondan » régulièrement le concert, en constituent le cœur, avec d'autres, de traditionnels revisités, voire recréés.
Folk progressif, jazz digressif, avec une base traditionnelle très assurée, à tel point que les musiciens finissent par redécouvrir, presque à leur insu, des liens cachés entre les répertoires et apprennent petit à petit à les exploiter et les porter en commun avec des spécificités qui ne sont à aucun moment des différences.
L'ensemble, pas si hétéroclite, prend le temps de se construire, de se créer sous nos yeux et dans nos oreilles à force de boucles rythmiques et mélodiques d'où s'échappent par à-coups des petites improvisations et variations personnelles. Asondar progresse par vagues, frêles mais sûres, un va-et-vient constant qui donne l'impression d'à peine nous effleurer alors même que nous sommes déjà, sans l'avoir senti venir,...asondats.

Asondar sort de résidence de création au Chantier à Correns (Centre de création des nouvelles musiques traditionnelles & musiques du monde) et font partie du Collectif marseillais FeM, qui devrait livrer d'autres surprises et créations de haute volée dans les années à venir.
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