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« Je crée par un besoin inné que j'ai à l'intérieur de moi, pour transmettre aux gens ce qui est à la fois trop profond et trop sauvage pour être exprimé par les mots...pour donner vie à mon identité et la force de mes sentiments. »

Simone Lombardo joue du galoubet, du tambourin, des flûtes à bec, des cornemuses et des flûtes traversières. Il donne des concerts de musique traditionnelle et participe à des projets de créations de musique occitane contemporaine. Il donne également des cours, et fait des stages. Il a enregistré son premier album en 2001 avec le projet Sadral. En 2005, il a joué et enregistré la B.O. du film « Il vento fa il suo giro » (nominé pour le David di Donatello). Il a un projet musical de sa propre création, la Ramà, avec qui il a sorti un album en 2007, l' "Encharma", comprenant des morceaux de composition. Il continue de s'intéresser à la musique traditionnelle avec le groupe « Lo truc », enregistrant en 2009 l'album « L'aura », et a même approché les musiques électroniques en participant au disque « Angels, pastres, miracles » du groupe Gai Saber. Il collabore actuellement au groupe Yo Yo Mundi.
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Occitania que t’en vas, titre du premier morceau, donne d’entrée le ton. Comme dans Electroch’oc, la poésie des troubadours a été savamment intégrée aux rythmes électroniques - occitania se conjugue avec drum & bass et trip-hop - , autre exemple réussi de la façon dont le nouveau folk italien s’émancipe sans honte ni faute de goût en se frottant à la technologie numérique actuelle.
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François Gibut

Un trio féminin solaire avec la lune pour seul témoin.


Il s’agit presque d’une reprise. On dira plutôt une re- création. En effet, ce spectacle a déjà été joué de 1998 à 2001 où il a été vu pour la dernière fois au Théâtre Prémol de Grenoble.
Il ne s’agira donc pas à proprement parler d’une reprise, même si le thème reste le même. Les trois interprètes retenues pour ce projet ont recrée les personnages, l’interprétation et le déroulement des actions. Ainsi le spectacle leur appartient désormais tout à fait.
Gojatas (prononcer gouyates ) est un mot gascon qui n’a pas de traduction appropriée en français. Alors, par commodité et faute de mieux, on traduit par adolescentes . Le mot désigne en effet cette période de la vie aux frontières variables où il est encore toléré de ne pas être sérieux.

Le propos

« Quand on est que deux on ne s’amuse pas bien. Ah, si on était trois !!! »

Je ne sais pas si vous avez remarqué, mais les jeunes filles vont souvent par trois.
On dirait qu'elles ont toutes lu "Les contes du chat perché" de Marcel Aymé. Dans Le loup, Delphine et Marinette s'ennuient seules à la ferme et on les entend dire ceci:

" Quand on est que deux on ne s'amuse pas bien.......... Ah, si on était trois !!! ".

Et justement, nos gojatas (prononcer gouyates) sont trois. Trois sœurs, ou cousines, ou copines, peu importe. Ce soir-là, dans leur chambre commune, elles sont tout près de se coucher. Mais elles vont surtout bien s'amuser car leurs nuits sont plus belles que leurs jours. Même si, ça et là, leurs jeux pourront prendre des tournures acides, tant que leur mayonnaise aura du mal à prendre. Mais elle prendra, leur mayonnaise. Au coeur de leur nuit sans sommeil, elles trouveront finalement comment juxtaposer leurs imaginations créatrices.

Nul doute qu'à trois, elles sont plus fortes, plus riches, plus inventives. Voyez les Pussy riots russes ou les Femmen ukrainiennes. Ne sont-elles pas trois à chaque fois comme pour se donner le courage de leurs actes rebelles? Et ne trouvez-vous pas que les triptyques sont plus équilibrés? Thèse, antithèse, synthèse. Une trinité est la réunion de trois éléments formant un tout , nous dit le Larousse.

Et bien, nos adolescentes le prouvent bien, que quand on est trois on s'amuse beaucoup mieux.

Et que, former un tout, à trois, c'est tout à fait possible. Toutes leurs élucubrations sont plus gestuelles et vocales que verbales. Et justement, l’adolescence se caractérise souvent par une difficulté à verbaliser les choses. Alors, un nouveau langage est créé. Ici, c’est une chanson de gestes, d’attitudes, d’exclamations, d’interjections, d’onomatopées, de cris. Une petite musique de nuit qui parfois s'approchera plus du feu d'artifice. Une escalade d'affrontements obstinés au début, qui conduiront inévitablement aux outrages, à la surenchère des vexations et forcément aux règlement de compte. Mais elles ont du cœur, nos gojatas et elles n'en resteront pas là. Elles se rabibocheront de la plus belle des façons. Et enfin, elles surferont d'un commun accord jusqu'au bout de la nuit sur une mesclade d'univers visités avec l'énergie bondissante qui n'appartient qu'à cette période de la vie.

Ce n'est qu'aux premières lueurs du jour que l'épuisement aura enfin raison d'elles. Au moment où les oiseaux du petit matin prendront le relais.

Il y a du cinéma muet et du dessin animé dans ce spectacle. Sauf que, dans le muet américain d'avant guerre, les vedettes du burlesques sont toutes masculines. Aujourd'hui, l'humour se conjugue aussi au féminin mais plutôt de façon verbale. Du burlesque (car ce spectacle a des accents burlesques) féminin essentiellement non verbal, comme dans le cinéma muet, c'est plus rare, voir très rare.

Ce spectacle jubilatoire et sensible est tout public. Tous, les enfants et les adolescents qui adhèrent d'emblée à cette traversée émotionnelle et ludique, mais aussi les adultes et femmes surtout, qui peut-être en cette occasion, s'étonnent de se reconnaître un peu.
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Aprés avoir eu une formation en art appliqués, notamment en céramique, et en Danses et musiques traditionnelles, Marie Picard synthétise son travail depuis 16 ans sur les possibilités sonores et musicales de l’argile.

Actuellement artiste auteur, elle crée à Marguerittes des sculptures sonores issues de la mythologie populaires méditerranéenne en terre engobée et polie.

Parallèlement elle mène une activité pédagogique et de formation professionnelle sur l’approche de la musique à travers la facture d’instruments en céramiques et donne avec le groupe TALABRENE des concerts avec les créations de l’atelier.

« Lorsque Marie dit qu’elle a toujours aimé musique et contes traditionnel, il ne faut pas entendre tradition au sens strict du terme, mais plutôt, volonté de remonter aux sources des choses, vers l’authentique, qui au contraire de la règle est empreint de Souffle et de Liberté.» - Martine Bres / Le Midi Libre

PROPOSITIONS


EXPOSITION des créations de l'atelier et animation musicale au sein de celle ci.

STAGE tout public : Construction d'instruments de musique en argile et pratique musicale.

PROJET SCOLAIRE : Montage de projets, alliant la création d'instrument de musique en céramique et la pratique sur l'instrumentarium crée.

JARDIN MUSICAL: Atelier de pratique musicale pour enfant (ponctuel sur une manifestation) avec des instruments archétypaux en terre.

ANIMATIONS MUSICALES ET CONCERT avec le groupe Talabrene.

Mai d'infos : aquí
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Le 26 juillet 1914 Hélène Truchot, jeune Arlésienne de 17 ans, écrit les premiers mots de son journal intime : «Nous rencontrons les dames M* à la sortie de la messe. Elles nous annoncent une prochaine guerre européenne ...» Elle tiendra ce journal tout le temps de la guerre.

Témoignage inédit de la Guerre 14, vue de l’arrière et loin du front. Arles accueille des milliers de tirailleurs venus de l’autre côté de la mer. Dans une ambiance patriote, la fleur au fusil, les peuples se rencontrent et se découvrent dans un tumulte de fête ; la ville est transformée. Sous le regard et la plume d’Hélène, on vit ces rencontres inédites pleines d’enthousiasme et d’attentions. C’est la rencontre d’une jeune arlésienne en 1914 avec des cultures, des langues, des moeurs inconnus. Sa découverte également de l’absence, de l’angoisse et de la compassion, du partage, de l’ouverture à l’autre.

L’installation comprendra de la vidéo, des jeux d’éclairages, des projections et quelques éléments de décors. Le système de diffusion du son sera « immersif » pour être au plus proche des mots.
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C’est la rencontre d’une électro-pop hypnotique et des musiques traditionnelles, qui puise son souffle dans les sons et les rythmes archaïques des musiques populaires méridionales. Un groove qui embrasse avec générosité la farandole autant que le dancefloor post-industriel. Un One man music show minimaliste pour mieux déployer un éventailmélange inattendu de trouvailles électroniques et d’instruments traditionnels faits maison.

Ce projet unique et atypique chemine et conquiert son public depuis 3 ans, de festivals de musiques du monde, en bals traditionnels en passant par les scènes de musiques actuelles, l’assemblage d’esthétiques qu’il propose fait l’unanimité. L’aspect performance et jongle d’instruments du concert rajoute à la joyeuse découverte de ce musicien surprenant, une dimension artistique supplémentaire. L’assemblage à la fois maitrisé et spontané d’éléments qu’on aurait cru disparates se marient musicalement des manières les plus heureuse et développent alors un discours inédit. Puisant dans l’esthétique des musiques du monde, des musiques urbaines et des musiques populaires traditionnelles des pays d’oc, ce solo réalise leur rencontre en de puissantes densités sonores contemporaines. Surfant sur les frontières floues des pratiques traditionnelles et des rapports homme/machine des musiques électroniques, ce concert est également une porte ouverte aux rencontres intergénérationnelles et au mélange des publics.


«En route pour un voyage sonore inimaginé : Débrouille talentueuse, perception minutieuse, inventivité décuplée, l’art de réconcilier les temps et de déjouer les espaces, sensibilité aux aguets, créativité insondable et subtil mélange entre le structuré et l’essence du poétique : s’égarer, rêver, voyager, un grand jeté entre hier et demain, tout en gardant le goût des détours et cheminements sonores improbables et maîtrisés. Identité artistique unique, mystérieux et pourtant si proche. Moderne et bien au-delà.» - Géraldine Amar
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C'est en 1977, dans les Baronnies, au fond de la Bigorre, que trois amis (José Latre dit "Eth Perraquèt", Jean-Claude Viau dit le "Broch", et André Costiou dit "Bulot") se retrouvent et forment le groupe de chants traditionnels pyrénéens "Eths Bandolets", pour parcourir l'Europe, l'Amérique du Nord, sans oublier les fêtes de villages et les matchs de rugby. En fait, autrefois les "bandolets" étaient des "bandits de grand chemin" qui volaient l'argent aux riches pour le donner aux pauvres. Ce nom est essentiellement employé dans les Baronnies pour dire à un enfant que c'est un coquin. Un nom à la fois moralement noble et attendrissant. Ce groupe tire son répertoire des chants traditionnels pyrénéens et plus précisément de la Bigorre. Ses origines des Baronnies, petite région perdue au milieu de la Bigorre traditionnelle, lui donne cette force qu'ont les voix des montagnards.
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Née en 2003, à l’initiative de Manu Théron, la Compagnie du Lamparo est une association regroupant des activités liées aux musiques et aux cultures d’oc à Marseille ou dans la région marseillaise.

Elle héberge un certain nombre de projets de création, de transmission et d’actions de recherche, dont la plupart s’ancrent dans le quartier de la Plaine et s’appuient sur les savoirs populaires présents dans la cité. Naturellement, même en enracinant cette interrogation quotidienne des pratiques et des savoirs dans le vieux fonds indigène en langue d’oc, la Compagnie du Lamparo imagine et tisse les liens possibles que cette culture entretient avec toutes celles du bassin méditerranéen, dont certaines irriguent la ville depuis sa fondation.

Pour autant, la connaissance et l’usage de l’occitan marseillais (provençal maritime) ne sont en rien vecteurs d’une (re)formulation identitaire ou d’une hypothétique (dé)limitation du cadre de la création ; encore moins porteurs de discours vagues, angélistes ou catastrophistes, sur un état supposé de la Méditerranée.
Nous souhaitons
fonder une approche poétique et une esthétique musicale qui intègrent des pratiques liées aux savoirs populaires, par la fréquentation de territoires et le questionnement des aspects les plus organiques et les plus souterrains des musiques et des discours qui les ont façonnés.

La Compagnie du Lamparo est une compagnie musicale conventionnée par la DRAC Provence-Alpes Côte d’Azur, le Conseil Général 13 et soutenue par le Conseil Régional Provence-Alpes Côte d’Azur et la ville de Marseille.

Projets Artistiques

Depuis 2003 la Compagnie du Lamparo a enraciné son action dans l'étude et l'exploration des savoirs musicaux populaires issus des cultures d'Òc à Marseille. Ce travail s'effectue dans plusieurs domaines d'activités liés à la musique, et tente de les mettre en cohérence par des choix esthétiques et pratiques qui en privilégient les aspects les plus marquants : la voix et l'oralité, l'histoire des cultures populaires, la Méditerranée.

C'est dans le domaine de la création musicale que ces choix sont le plus efficients, et les projets que nous présenterons ces prochaines années ne démentiront pas la direction prise depuis la fondation de la Compagnie.

Lo Còr de la Plana, après sa rencontre en 2010 avec le groupe de chanteurs populaires du Sud Algérien El Maya, reprendra le chemin de l'Italie méridionale, en s'associant à deux formations emblématiques du renouveau des musiques traditionnelles du Mezzogiorno, Assurd et Mascarimirí. Il nous paraît important de ne pas rompre ce lien que nous avons, à l'instar d'autres associations occitanes, réussi à construire avec des artistes et des réseaux associatifs du Sud de la péninsule italienne, car nous partageons une volonté commune de voir émerger nos territoires sur le plan culturel sans rien renier de ce qui a façonné leur spécificité et leur culture. La perspective de Marseille Provence 2013 nous donnera l'occasion de l'exprimer, et de vérifier aussi comment nos préoccupations peuvent rejoindre des politiques culturelles plus «générales».

Parmi les projets musicaux qui inciteront les cultures d'Òc à Marseille à l'envol vers d'autres territoires esthétiques ou géographiques, Le projet de Chœur Populaire des Pays d'Òc permettra de voir confluer à Marseille les expressions vocales les plus novatrices et les plus représentatives de l'ensemble des territoires de Langue d'Òc. Cette relation avec d'autres esthétiques, celles des musiques actuelles notamment, trouvera une concrétisation insolite lors de la rencontre avec Ange B, Clément Gauthier et Henri Maquet. Enfin, par l'exhumation de textes médiévaux, témoins de la ferveur magdalénienne des marseillais de l'ancien temps, nous tenterons, lors d'une création avec vingt chanteuses occitanes, de retrouver le lien magique et protecteur qui unit toutes ces expressions vocales à l'une des incarnations les plus fécondes et les plus intemporelles de la féminité.
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