La plus jeune fille de l’Homme vert, mariée au Roi des Corbeaux, doit patienter jusqu’à ses dix-sept ans pour découvrir l’apparence humaine de son époux, mais, trop curieuse, elle désobéit la veille de son dix-septième anniversaire ! Le roi est désormais enchaîné à une montagne, et la jeune reine devra surmonter bien des épreuves dans sa quête de l’herbe magique qui les délivrera du sortilège…
Si ce conte est unique, et opère toujours aussi bien, c’est qu’il a été conçu dans une approche singulière, un travail de réécriture de motifs traditionnels oraux autour d’une création nouvelle – une spécificité de J.F. Bladé, peut-être autant auteur que collecteur…Trente ans après sa disparition, René Nelli apparaît à ses amis et à ses lecteurs comme un guetteur nocturne au carrefour des savoirs, des langues, des disciplines et des créations philosophiques et littéraires du XXe siècle. Attaché à Carcassonne, sa ville natale où pendant vingt-cinq ans il fut le proche veilleur de Joë Bousquet, il ouvre sa curiosité de grand voyageur imaginaire aux univers littéraires et culturels insolites, oubliés, dominés. Poète, il déroute très vite son surréalisme premier vers un monde méditerranéen qu’il figure toujours dans le chassé croisé entre deux langues : occitan et français. Philosophe, il saisit d’un même regard les questions métaphysiques des docteurs cathares et les événements qui forment la trame de tous les destins, dont le sien. Ethnologue du passé médiéval et du présent paysan, il médite les formes étonnantes - rituelles et plastiques, matérielles et poétiques - que les cultures du Sud ont inventé dans l’épaisseur des siècles. On le retrouve à tous les lieux de surgissement : en 1930, aux Cahiers du Sud, près de Jean Ballard ; en 1938 quand s’invente une ethnologie de la France, autour de Georges-Henri Rivière ; en 1945, à l’Institut d’Études Occitanes (qu’il fonde avec Tristan Tzara, Jean Cassou et Ismaël Girard), quand la culture d’oc aspire à retrouver sa grandeur. Curieux de tout, prêt à s’embarquer à tout moment vers les au-delà de la connaissance, René Nelli reste un penseur et un poète hérétique, à l’écart des engouements et des pouvoirs. Ce volume présente les facettes souvent insolites de cette œuvre d’autant plus moderne qu’elle n’a jamais voulu l’être.
Balade botanique sur les bords de Garonne,
commentée en occitan et en français par Martine Rup, Bernat Bergé
et Laurette Fauroux
Rendètz-vos a 9 oras, sala de las fèstas del Bòsc de Castras.
Rendez-vous à la salle des fêtes du Bois de Castres à 9h.
Animat pels musicaires del COMDT,
pels gigants de la Calandreta de Murèth e pel Poton de Tolosa
Passa Carrièra à travers la ville animé par les hautbois du COMDT,
les géants de la Calandreta de Muret et le Poutou de Toulouse
Possibilitat de manjar e beure sus plaça
Restauration sur place : repas à 13 €
Avec la participation d’André Lagarde, Eric Fraj et Jean Eygun (sous les pins du Bois de Castres)
Animat per Joan-Francés Capou
Bal pour enfants animé par Jean-François Capou (salle des fêtes)
Spectacle et animation de danses par le Poutou de Toulouse (sous la halle)
Apéro* bal ouvert à tout le monde (sous la halle)
(Bois de Castres) 15€
Salade gasconne, poitrine de veau farcie, gratin ariégeois, fromage,
miroir à la fraise
Inscription obligatoire avant le 4 juin: 06 23 14 61 20
Concert de chants polyphoniques par Set de Cants
Bal avec La Sonsoni (groupe catalan) et Arredalh (groupe commingeois)
Entrée : 10€ adhérent : 8€Jeux traditionnels tout l’après midi
Bois de Castres
9:00 - « Le récit d'inspiration autobiographique chez André Lagarde » Marie Jeanne Verny
10:45 - Présentation de l'Office Public pour la Langue Occitane (OPLO)
13:30 - Cabaret littéraire / sieste radiophonique
16:15 - « L’occitan comme facteur de développement du territoire » Jean Yves Agard, Docteur en Sociologie (Anthropologie sociale)
18:00 - « Siences, techniques et nos savants célèbres » Josiane Ubaud, ethnobotaniste
21:00 - Balèti Garric Centre Agora
Esta, natif de la vallée d’Ossau, chante ses créations en Béarnais (Gascon) la langue du pays. Leurs créations abordent de nombreux thèmes alternant l’universel (la fête, l’homme, la nature, la mort) et le local (les Pyrénées, le pastoralisme, l’exode..). De la balade aux rythmes new-folks ou latinos en passant par la polyphonie traditionnelle, leurs mélodies envoûteront l’averti comme le curieux. Leurs voix donneront à chacun l’occasion d’apprécier et de partager un moment rempli d’émotion et de sincérité.
Esta, « être » en Français, rien de plus normal pour eux que de chanter avec passion, tels qu’ils sont. S’ils chantent en Gascon, c’est qu’ils sont conscients de leur identité. Sauvegarder leur langue c’est la partager.
Embarquez pour un voyage au pays des mots!
Esta c'est un savant mélange de rythmes de tous horizons et d'instruments traditionnels. Ce spectacle "Esta Les 20 ans " se veut être l'essence de leur musique.
La pièce retrace l'affaire de Lurs en Provence de 1952, qui pris une dimension internationale. Une famille de anglaise, dont une fillette de dix ans, fut massacrée alors qu'elle installait son campement pour la nuit sur le bord de la route. Gaston Dominici, qui résidait non loin du lieu du crime, fut accusé de ce crime par deux de ses fils. Sens preuve de son innocence, il fut condamné à mort.
Pourquoi cet homme en particulier fut-il désigné coupable ?
Il n'avait pas les moyens, ce vieil homme, ne parlant quasiment que l'occitan, de comprendre une justice qui ne parlait que le langage de la justice. Il n'avait pas la possibilité, ce paysan qui appris à l'école le peu de français qu'il connaissait, de se faire comprendre au mieux de son intérêt. Jean Giono, qui assiste au procès dira : « Nous sommes dans un procès de mots… nous sommes dans un total malentendu de syntaxe…Tout accusé disposant d’un vocabulaire de deux mille mots serait sorti à peu près indemne de ce procès… ».
Et Roland Barthes qui se risque à une explication plus construite :
« Nous sommes tous Dominici en puissance, non meurtriers, mais accusés privés de langage, ou pire, affublés, humiliés, condamnés sous celui de nos accusateurs ».
Pouvait-il échapper au poids des préjugés qui en découlent et qui vont en faire un bouc émissaire alors que l’on s’interroge encore aujourd’hui sur l’identité du vrai coupable ?
Pièce bilingue français-occitan
Texte et Mise en scène : André Neyton Avec : Christiane Conil, Jacques Maury, André Neyton, Sophie Neyton Costumes : Isabelle Denis Eclairages : Michel Neyton Décor : Isabelle Denis et Nathalie Grizel
Delphine Vidal : 04.94.36.19.16
d.vidal@theatremediterranee.fr
www.cdoc.fr
Créé en 1971, le Centre Dramatique Occitan est issu de l’équipe d'animation des Rencontres de Fox Amphoux, Festival populaire du Haut-Var créé en 1965 où elle se fait connaître en 1966 par la création de « Per joia recomençar », premier spectacle rompant avec la représentation complaisante de la culture provençale folklorisante. Cette création marque la naissance d’un théâtre en prise sur le présent qui se manifeste par la réappropriation d’un passé culturel jusque-là chassé du patrimoine général dans une perspective de recherche contemporaine. La presse ne s’y est pas trompée qui s’est fait l’écho des réactions, largement étonnées, voire hostiles d’une partie de la population, généralement extérieure à la région et élevée au lait du parisianisme culturel. Celle-ci découvrait que la langue des troubadours qu’on ne savait encore qu’appeler « patois » avant de lui concéder la qualité équivoque de « langue régionale » pouvait être le vecteur d’une création artistique qu’ils pensaient réservée à la langue de Racine.
De 1967 à 1971 André Neyton entreprend un travail de « remise à jour » de la culture populaire d’Oc qui débouchera sur la création du « Darrier moton » de Gaston Beltrame, évocation satirique de la destructuration de l’équilibre économique et humain de l’Occitanie et de l’anéantissement de son « identité » culturelle et linguistique. La pièce est invitée en 1972 au Théâtre des Nations organisé par Jean-Louis Barrault et Jack Lang. L’influence de 1968 est de toute évidence déterminante dans l’approche du travail théâtral qui attribuera une large place à la création collective et à la prééminence du corporel sur la parole.
En 1975, il participe au Festival Mondial du théâtre de Nancy avec "Martin Bidouré o lo cop d'estat de 1851" de Gaston Beltrame.
En 1983, sa mise en scène de la pièce de Robert Lafont, La révolte des Cascaveus, présentée plus de cent fois, sera produite et diffusée par FR3 national. Le Centre Dramatique Occitan compte aujourd’hui trente créations présentées dans tout le sud de la France.
1966 Per jòia recomençar de Robert Lafont
1972 Lo darrier moton de Gaston Beltrame
1973 Dòm Esquichòte ò lo torn de Provença de Bautesar de Robert Lafont
1974 Le chant général de Pablo Neruda (en espagnol, occitan, français)
1975 Martin Bidoret ò Lo còp d’Estat de 1851 de Gaston Beltrame
1976 Poupre et Compagnie de René Merle
1977 Mon bèu pais tot estrifat spectacle poétique
1978 Proprietat privada et Operacion Chòla Babau de Florian Vernet
1979 La révolte des cascavèus de Robert Lafont
1980 Rapport Wallace Müller adapté de M7 Catalunya d'Albert Boadella
1981 Malin maline (jeune public )
1980 Nini Polyphème de Florian Vernet
1983 La Croisade de Robert Lafont
1985 Le venin du théâtre de Rodolf Sirera
1986 Odyssée 86 Contes de la Méditerranée (jeune public )
1987 Bloody Mary show de Rodolf Sirera
1988 Gaspard de Besse d'André Neyton
1990 Le siège de Mons d'André Neyton
1991 Il viaggio de Jean Siccardi et André Neyton
1993 Maurin des Maures de Jean Aicard, adaptation d’André Neyton
1995 Odyssée 95 Contes de la Méditerranée (jeune public )
1997 René Char Spectacle poétique
1999 Odyssée 2000 Contes de la Méditerranée
2001 La farandole de la Liberté d’André Neyton
2003 Barras, le Vicomte à l’ail d'André Neyton
2004 La légende noire du Soldat O d’André Neyton
2006 L’affaire de la Belle Cadière d’André Neyton
2008 Du beurre dans les rutabagas d’André Neyton
2010 Occitania forever Extraits de l’œuvre théâtrale de Robert Lafont
2011 Maurin des Maures de Jean Aicard nouvelle adaptation d’André Neyton
2015 Gaspard de Besse adaptation pour randonnée-théâtre
2016 Moi, Gaston Dominici, assassin par défaut d’André Neyton