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Aveyron. Archives départementales, fonds Cantalausa
CIRDÒC-Mediatèca occitana

Histoire du fonds

Louis Combes est né en 1925 à Bédarieux. Prêtre, certifié d’études littéraires supérieures, de philologie anglaise et de littérature comparée, il est curé à New-York avant de devenir inspecteur pédagogique régional pour l’enseignement diocésain à Rodez, professeur d’occitan puis directeur de collection aux éditions du Rouergue. Plus connu sous le pseudonyme de Cantalausa, il est l’auteur de nombreux ouvrages à vocation didactique dont le Diccionari general occitan contenant « des centaines de milliers de définitions ou de synonymes - 12000 exemples de langue parlée - un grand nombre d' expressions typiques - l'étymologie des termes scientifiques - une trentaine de reproductions de manuscrits de toute première importance et pratiquement introuvables ». Il meurt à Ceignac le 22 septembre 2006.

Description du fonds

Manuscrits littéraires, études et traductions d’auteurs et oeuvres aveyronnaises par Cantalausa. Manuscrits littéraires, études et traductions oeuvres de Jean Boudou. 

Dates extrêmes 1975-2004

Langues représentées dans le fonds

Occitan (languedocien), français

Importance matérielle

88 dossiers

Supports représentés

Manuscrits, monographies imprimées, photographies

Accroissement
fonds clos

Modalités d’entrée
fonds versé aux archives départementales de l’Aveyron

Pour le consulter

Identifiant du fonds (cotes extrêmes) 181 J -
Instruments de recherche disponibles Inventaire imprimé série J

Conditions d’utilisation

- Conditions de consultation consultables dans la salle de lecture
- Conditions de reproduction reproduction soumise à des restrictions en fonction de l’état des documents
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Le Breviari d’amor de Matfre Ermengaud, une encyclopédie occitane de la fin du XIIIe siècle
Assié, Benjamin

Le Breviari d’amor (« Bréviaire d’amour » en français) est un vaste poème encyclopédique rédigé par un certain Matfre Ermengaud, juriste biterrois, à la fin du XIIIe siècle.

Ce monument de la littérature didactique occitane, constitue une œuvre unique au sein des encyclopédies du Moyen Âge. Composé en Languedoc entre 1288 et 1292 environ, dans le contexte de l’après-Croisade contre les Albigeois et la disparition de la lyrique des troubadours, Matfre Ermengaud tente avec ce poème encyclopédique de 34.597 vers de concilier deux conceptions opposées de l’amour : celle des clercs, l’amour de Dieu, et celle de la fin’amor des troubadours, l’amour des amants et des Dames.

Avec le Breviari d'amor, Matfre Ermengaud livre la seule œuvre encyclopédique connue qui conçoit le monde moral et physique à travers la notion de l’amour. Le plan de l’œuvre est tout aussi original : après une somme de savoirs théologiques et d’histoire religieuse organisée autour d'un arbre généalogique de la conception du monde « l'Arbre d'amor », les 7.000 derniers vers forment un curieux traité sur la fin’amor des troubadours, le « Perilhos tractat d'amor de Donas » (le traité des danger de l’amour des Dames).

Avec 24 copies et versions conservées (12 complètes et 12 fragments), auxquelles il faut ajouter une dizaine de traductions en prose en catalan et en castillan, le Breviari d’amor compte parmi les œuvres occitanes les plus connues et diffusées au Moyen Âge avec les chansons de troubadours.

Le nombre et la richesse des enluminures de beaucoup de copies en ont fait des pièces recherchées par les grands collectionneurs de l’époque moderne, expliquant aujourd’hui leur localisation dans plusieurs bibliothèques nationales européennes.

1. Autres appellations de l’œuvre :

< Bréviaire d'amour (traduction française du titre)
< « Perilhos Tractat d'amor de Donas » (titre de partie : deuxième section du Breviari d'amor, v. 27252-34597)
< « Dregz de natura comanda » et « Dregz es donc quez ieu espanda » (titres de partie : deux chansons de Matfre Ermengaud sur lesquelles s’ouvrent souvent les manuscrits) 

2. Les manuscrits :

Le Breviari d’amor est connu par un vaste corpus de 24 copies (12 complètes, 12 fragments de copies différentes) auquel il faut ajouter des versions traduites en prose en catalan (7 copies, 3 fragments et un extrait) et en castillan (une copie).  Aucune traduction ne contient le « Perilhos tractat d'amor de Donas ».

Toutes les copies complètes sont de grand format, avec un texte sur deux colonnes. La plupart contiennent de nombreuses miniatures exécutées d'après les indications de l'auteur. 

La très grande majorité des copies ont été effectuées en Languedoc, sauf D et N (Catalogne). Elles sont toutes du XIVe siècle et sur parchemin, à l’exception de D et I, sur papier, et qui sont sans doute postérieures (fin du XIVe, voire XVe siècle).  

Suivant la tradition érudite pour l'étude des chansonniers occitans, les différents manuscrits du Breviari d'amor font l’objet d’un classement par sigles. On inscrit par convention les sigles des différentes versions du Breviari d'amor en italique pour éviter la confusion avec ceux désignant des chansonniers. Ces sigles ont été attribués par Gabriel Azaïs, premier éditeur du Breviari d'amor, et complétés par Clovis Brunel puis Peter Ricketts au fur et à mesure de la découverte de nouveaux fragments.

Selon Peter Ricketts, le groupe des manuscrits DGHIMN correspond aux copies les plus fidèles à l'original. Le manuscrit M (Escurial, San Lorenzo, S.I.3) se distingue « par la qualité de son texte et par la fidélité des autres manuscrits à son égard » (P. Ricketts, t. V, 1976). Il sert aujourd'hui de base à l'édition du texte. 


2.1 Manuscrits complets ou lacunaires :

A – Bibliothèque nationale de France, ms. français 857.

Languedoc, XIVe siècle. 

Consulter le manuscrit en ligne sur Gallica.

B – Bibliothèque nationale de France, ms. français 9219

Languedoc, XIVe siècle. Importantes lacunes.

Consulter le manuscrit en ligne sur Gallica.

C – Bibliothèque nationale de France, ms. français 858.

Languedoc, XIVe siècle. Rapport étroit avec L (Londres, British Museum, Royal 19.C.1).

Consulter le manuscrit en ligne sur Gallica.

D – Bibliothèque nationale de France, ms. français 1601.

Catalogne, fin du XIVe ou XVe siècle. Le manuscrit commence au v. 3355 et se termine au v. 31461. Il a été exécuté en Catalogne et semble être postérieur aux autres.

Consulter le manuscrit en ligne sur Gallica.

F – Vienne, Österreichische nationalbibliothek, cod. 2563.

Languedoc, milieu du XIVe siècle. 

Consulter le manuscrit en ligne sur le site de la Bibliothèque Nationale d'Autriche.

G - Vienne, Österreichische nationalbibliothek, cod. 2583.

Languedoc, XIVe siècle. S’ouvre avec les deux chansons de Matfre.

Consulter le manuscrit en ligne sur le site de la Bibliothèque Nationale d'Autriche.

H – Lyon, Bibliothèque municipale, ms. 1351.

Début XIVe siècle. Lacunes importantes.

Consulter le manuscrit en ligne sur la Bibliothèque virtuelle des manuscrits médiévaux bvmm.irht.cnrs.fr

I – Carpentras, Bibliothèque Inguimbertine, ms. 380.

Fin du XIVou XVe siècle Nombreuses lacunes.

Manuscrit non disponible en ligne.

K – Londres, British Museum, Harley 4940.

Languedoc. XIVe siècle. Le texte complet.

Voir la notice et quelques f. numérisés sur le site de la British Library www.bl.uk

L – Londres, British Museum, Royal 19.C.1

Languedoc, début du XIVe siècle. Le manuscrit commence avec les deux chansons de Matfre.

Voir la notice et quelques vues numérisées sur le site de la British Library www.bl.uk

M – Escorial, Real Biblioteca del Monasterio de San Lorenzo del Escorial, S.1 n°3.

Languedoc, XIVe siècle. Texte complet. La manuscrit commence avec les deux chansons de Matfre.

Manuscrit non disponible en ligne.

N – Saint-Petersbourg, Bibliothèque nationale de Russie, Ms. Prov. F. V. XIV.1.

Lerida (Catalogne), Fin du XIIIe siècle. Texte complet. S’ouvre sur les deux chansons de Matfre.

Voir la notice et quelques f. numérisés en ligne sur le site e-corpus.org


2.2 Extraits :

O – BnF, ms. français 1745, f. 130-134.

Agde (Languedoc), XIVe siècle. Extrait.


2.3 Fragments :

a – Paris, BnF, fr. 14960

b – Paris, BnF, nouv. Acq., fr. 11198

c – Paris, Archives nationales, AB XIX, 1745 pièce 6

d – Toulouse, AD haute-Garonne, H. St Sernin 6

e – Nîmes, AD du Gard, liasse 1 F83

f(i) Cambridge, BU, Add. 2709 (anc. Béziers, Bib. Soc. Archéol.)

g – Labarthe-Bleys (Tarn), Archives du château, coll. De Faramond

h – Aix-en-Provence, AD Bouces-du-Rhône, 301 E 25 et 301 E 26

k – Vienne, AM, M.220

l – Albi, Bibl. Rochegude 4

m – Vacqueyras, AM, GG16

n – Cahors, Médiathèque, Fonds ancien et Quercy, 146

 

2.4 Traductions en prose et en catalan

Complets ou lacunaires :

E – Paris, BNF, esp. 353

P – Madrid, BN, res. 203
Consulter le manuscrit numérisé

R – Barcelone, BU, ms. 72

S - Paris, BNF, esp. 205
Consulter le manuscrit numérisé

U – Londres, Brit. Lib., Yates Thompson 31

V – Barcelone, Bibl de Catalunya, ms 266

(Y – Barcelone, Biblioteca d'El Palau, ms. IV)

Extrait :

X – Londres, Brit. Mus., ad. ms. 16433

Fragments :

a – Gand, Bibliothèque de l'Université, 3284]

z – Barcelone, Bibl. De Catalunya, ms. 1486

 

2.5 Traduction en prose en castillan :

T – Chicago, Bibl. Univ., ms 63
Consulter le manuscrit numérisé

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Lo Cobreto. - 1924, n°49 (Obrièu), Onnado 05
Vermenouze, Arsène (1850-1910)
Lo Cobreto. - 1924 - N° 49
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Ecologue, curieux d’Histoire locale et de plantes sauvages, cueilleur de truites, fruits rouges, champignons, palombes, nuages et temps qui passe, Jan de Minjòt aime les gens et leurs histoires simples. L’eau est souvent le fil conducteur de ses contes où les hommes rencontrent l’extraordinaire. La lune et les étoiles aussi. Entre mythes, légendes, emprunts discrets à des œuvres contemporaines, istoèras de las vielhas et ses propres créations, Jan cueille aussi les émotions qu’il fait partager avec pudeur. Voix douce, carrure épaisse où trône la rondeur, ce Gascon né aux confins du Béarn et du Tursan dont il a les parlers se contrefiche éperdument de l’endroit où est censée se tenir la virgule du texte, adaptant spontanément le niveau de langage au public qui l’écoute, jouant avec l’événement local, le site et son Histoire.

Il se refuse à écrire, pour ne rien enfermer sur du papier fragile qui pourrait bien brûler, pour rester libre de la conduite du conte qu’il mènera à son terme, comme l’eau des rivières qui, depuis leur naissance… Il se dit « conteur d’eau, parce que les conteurs agacent » et revendique auprès du public : « j’ai la chance d’avoir eu une grand-mère avant d’avoir la télé ». Cela coule de source. Sauf que : mémé Lucie, native du moulin de La Roca à Montdebat au bord du Gabas, lui parlait et chantait plutôt en français, et que le Jan conte dans les deux langues : celle héritée des Romains et que pratiquait noste Fébus, et celle imposée par François 1er puis la République Française.
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« Accompagnateur en montagne depuis 2004, conteur depuis 2005... David Bordes depuis 1974.
"Polyvaillant" comme dit mon ami cycliste aspois !

Mon principal métier est Accompagnateur en Montagne.  Une découverte qui m'a amené à l'univers des contes.  De Pyrénéen, j'ai donc glissé vers l'espèce étrange des conteurs pyrénéens. Des histoires qui suivent dans le sac à dos.
 
Très vite les ânes sont venus se balader très régulièrement avec moi : sorties à la journée, itinérance avec des ados, muletage pour des bergers, portage divers et variés, camin de la mongeta avec les producteurs de haricots maïs du Béarn etc.
 
Les contes m'ont quand à eux amener à participer au Collectif ça-i. J'ai posé mes contes, et je continue encore, dehors, dedans, devant tout type de public, avec ou sans musiciens. Un plaisir permanent de partager des histoires.

  • Contes pour les écoles   -    Contes entà las escòlas
    • Contes en classe ou en extérieur
    • Contes, musique et chants
    • Visite contée des Archives Départementales
  • Balade contée   -   Passejada contada
  • Contes pour tous... et partout !   Contes tà tots... e pertot !
    • Soirée en Refuge
    • Contes solos
    • Contes, musique et chants
    • Spectacle Mythologie Punk Pyrénéenne

Fin 2019, début d’une nouvelle aventure avec la création de la SAS HDP et la reprise de L’Aventure Nordique à Gourette, le tout en compagnie de l’inénarrable Pierre Vidal.
 
2021, on rajoute une pièce au puzzle avec la création du Bureau Montagne CAMINAM, toujours avec Pierre mais cette fois nous sommes également avec Emilie Moura et Millán Ibañez.

L'idée reste la même : créer les outils qui nous permettent de vivre dignement en Béarn, en Vallée d'Ossau, tout en participant à notre échelle à la dynamique locale. »

David Bordes.
Source : https://david-bordes.blogspot.com/

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Passionné par l’oralité et la culture de l’Auvergne, ce Cantalien s’attache depuis 30 ans à collecter et répertorier le patrimoine musical auvergnat. Il fonde en 1985 l’Agence des Musiques Traditionnelles en Auvergne. Créateur du label Silex, directeur artistique du label Modal, il a contribué à plus de 500 productions phonographiques. Curieux de la différence, il élargit son champ d’intérêt à toutes les musiques du monde et collabore avec des musiciens d’horizons les plus divers : musique contemporaine, raga, jazz...

Parallèlement à son travail de production, il mène une intense activité artistique, en tant qu’auteur, chanteur, conteur, joueur de cabrette, de chabretou et d’accordéon diatonique. Activité qui le conduit, en 2003, à fonder avec Alain Gibert L’Auvergne imaginée.

Il a publié deux livres aux éditions du Miroir : Entre deux feux, roman centré sur le personnage d’un conteur, et Les Passeurs, suite de récits inspirés de ses rencontres de collectage.

Il écrit également des textes pour des spectacles de théâtre ou de théâtre musical, portés à la scène par différentes structures régionales : L’Auvergne imaginée bien sûr, mais aussi la Compagnie des Champs, l’harmonie de Cournon, le château d’Alleuze, etc.
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Origines

Goulamas'K voit le jour en 1999 dans la garrigue de Béziers. Dès les 1ers concerts, la couleur est donnée : un ska rock teinté de reggae punk, chanté en français, occitan, catalan et castillan, les langues natales des musiciens. Un des credo du groupe est la revendication et la reconnaissance de la diversité des langues et des cultures. Le nom même du groupe est tiré du mot occitan « golamas » (très courant dans la région du groupe et qui désigne quelqu’un de négligé, brouillon…).

Parcours

Après son 1er album, Le Kri des Cigales, dans lequel il met toute sa fougue, le groupe trouve son assise avec l’album Gardarem La Tèrra, qui prend son essence au Larzac en 2003 et au cours de la Caravane Occitane. Rencontré sur le plateau et interpelé par la démarche de Goulamas’K, Gambeat, bassiste de Radio Bemba, prend une part essentielle dans la pré-production de ce second album dont le résultat ne manque pas de se faire sentir : des guitares mises en avant, des cuivres plus incisifs et des refrains repris en choeurs rendent le tout très efficace. La touche finale est donnée par la présence à la flûte de Miqueù Montanaro, troubadour provençal, avec qui Goulamas’K partage de grands moments au cours de la Caravane Occitane.

En 2007, Goulamas’K sort un live, Fai Petar!, qui donne toute sa dimension à l’énergie de sa scène et marque ses 1er pas vers les instruments traditionnels (grailhe catalane, accordéon). C’est avec une équipe en partie renouvelée et plus qu’un seul chanteur qu’en 2008 est lancée la tournée Nerviós Trobador. Les instruments traditionnels s’imposent de plus en plus au groupe et amènent une couleur originale dans son ska reggae rock puissant et revendicatif. Avís de Tempèsta, le 4e album sorti en 2010, nous abreuve d’un ska rock marqué par un trad punk digne des Pogues ou Dropkick Murphys. Goulamas’K poursuit sa démarche de fusionner les instruments traditionnels avec les musiques actuelles. L’évolution vers le rock trad' s’impose. Le sac de gemecs (cornemuse catalane) fait son apparition au côté de la grailhe. En live, le bouzouki remplace l’accordéon et amène une nouvelle amplitude musicale par la richesse de ses mélodies. Les instruments traditionnels fusionnent sans complexe avec une musique énergique, furieuse et festive. Le mélange est détonnant et ça fonctionne.

Dans son album live, Rabià e Poësia, qui sort en 2014, Goulamas'K reste proche de ses influences originelles : un ska punk cuivré, des chants en français occitan, des choeurs puissants… mais le groupe continue son exploration d’un punk rock sauvage se mélangeant aux musiques traditionnelles et ponctué de passages reggae, dub, ragga. Goulamas'K nous a habitué, à chaque nouvel album, à la présence de nouveaux instruments (grailhe catalane, accordéon, sac de gemecs, …). Ràbia e Poësia ne déroge pas à la règle avec l’apparition du bouzouki et de la vielle à manche. Et la rage et la poésie sont omniprésentes avec des textes qui alternent cri de révolte et légèreté. Fin 2016, sortie de Resisténcia : la résistance prend bien des formes et des couleurs. A travers ce 6e album, Goulamas’K la met à l’honneur, confortant son désir de partage, de fête et de révolte.
C’est avec plus de 700 concerts à son actif et six albums auto-produits que Goulamas’K fête ses 20 ans en 2019. Goulamas'K véhicule dans le monde de la musique actuelle une identité occitane forte, et c’est avec cette image qu’il s’exporte dans tout l’Hexagone en passant par l’Espagne, l’Italie et la Suisse…

www.goulamas-k.com
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Papà Gahús est une sentinelle, un oiseau de nuit protecteur, au chant amusant et rassurant. La nuit qu'il connaît et qu'il vit, c'est celle de l'oubli généralisé, d'une langue, de cultures et d'idées autrefois vivantes. Et dans cette nuit silencieuse, où débats et combats se sont tus, les cris du sage animal sonnent comme autant d'appels à éveiller les consciences, perçant le voile noir du tristum ambient.
Le Gahús amène avec lui sur scène tout l'underground dont il est issu, fait la jonction entre une culture punk et une culture occitane tout aussi radicales, chaleureuses et universelles l'une que l'autre, auxquelles collent encore, comme à cet oiseau à la mauvaise réputation, des idées reçues trop répandues. Il se montre attentif et respectueux de ceux qui ont vécu, des solitaires qui ont couru la nuit, de ceux qui ont appris et compris que tout n'est pas blanc, que tout n'est pas noir mais que tout est amer et que la seule perspective est de tout changer, et surtout la couleur du ciel...
Portant la voix des anciens de Bigorre, dont il fait ressortir avec tendresse la vie faite de combats ordinaires et de petits bonheurs, sur un punk-rock épuré et efficace, proche des mythiques Clash (qu'il reprend d'ailleurs en occitan), Papà Gahús ne cherche pas la gloire, mais la communion avec le public, dégageant une énergie impressionnante, sans jamais trop se prendre au sérieux.
Lo camin es long, mas lo farem amassa !
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Guillaume commence à l’âge de 8 ans par le saxophone et la musique classique, puis il découvre les musiques de traditions populaires grâce à Xavier Vidal, Pascal Caumont et Christian Vieussens. Aujourd’hui il est à la fois spécialisé dans les instruments à vent (fifres, flûtes et cornemuses) et un chanteur réputé et sollicité.

On connaît son duo avec l’accordéoniste Cyrille Brotto, ses collaborations musicales avec Eric Fraj, la Compagnie Christian Vieussens, Claude Marti, ou les chanteurs « Canta a Brax ». Grâce à sa rencontre avec Alem Surre Garcia, en 2001, Guillaume évolue dans son propre territoire imaginaire, sans frontière, entremêlé d’Espagne, de Catalogne, d’Occitanie, et de Maghreb… entre musiques traditionnelles, musiques improvisées et chanson. En 2008 il crée avec l’accordéoniste Thierry Roques et le percussionniste Pierre Dayraud le trio « Sòmi de Granadas » savant mélange de toutes ses influences. Passeur de mémoire, de frontières, Guillaume développe une approche sensible autour des musiques traditionnelles et s’en inspire pour ses compositions personnelles.

Depuis 2012, il fait des apparitions sur scène aux cotés des Ogres de Barback et de la Meute Rieuse. Depuis 2013, c’est en duo avec Bijan Chemirani ou Jean-Christophe Cholet qu’il va explorer de nouvelles contrées musicales. Avide de rencontres et d’échanges, Guillaume est un musicien en quête permanente de nouveautés et de prises de risque, un savant mélange entre traditions locales et universalisme musical et poétique. En 2013, il obtient le DEM de musiques traditionnelles au Conservatoire de Toulouse et en Mars 2015 le Diplôme d’Etat (DE) de professeur de musique.
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Lo Cobreto. - 1923, n°37 (Obriéu), Onnado 04
Vermenouze, Arsène (1850-1910)
Lo Cobreto. - 1923 - N° 37
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