Ce manuscrit est la suite du premier tome du parnasse occitanien de Henri Pascal de Rochegude. Il n'est pas daté mais a vraisemblablement été écrit vers la fin du XVIIIe siècle. Il a servi de base, comme la manuscrit 1, qui possède une reliure identique, à l'édition du Parnasse occitanien en 1819. L'ouvrage édité ne rassemble cependant pas l'intégralité des pièces et éléments rédigés au sein des deux manuscrits.
Il est composé de trois grandes parties.
La première, d'une longueur de 255 pages, contient des pièces de troubadours. Elle est suivie de plusieurs compléments inédits. À savoir :
- la table des troubadours contenus dans les manuscrits 1 et 1 bis avec le premier vers de chaque pièce et son emplacement dans le manuscrit (36 pages)
- la table alphabétique des troubadours avec indication du tome et de la page (2 pages)
- la table alphabétique de toutes les pièces présentées avec l’indication des manuscrits où elles se trouvent (35 pages)
- la table alphabétique des noms de personnes mentionnés dans les poésies des troubadours (12 pages)
- un vocabulaire géographique (7 pages)
- des airs notés (8 pages).
La deuxième partie du manuscrit contient le Glossaire occitanien pour servir à l’intelligence des poésies troubadours édité en 1819. Celui-ci est constitué :
- d'une préface de 18 pages notées de I à XVIII qui correspond à la préface du glossaire édité
- d'une première liste de mots sur trois colonnes (71 p) suivie d’une page d’avertissement et d’une seconde liste de mots (35p). Ces deux listes, fondues entre elles constituent l’essentiel du glossaire imprimé.
Enfin, le manuscrit 1 bis fournit d’autres textes de troubadours dont une partie a probablement été ajoutée après le travail du relieur. La dernière partie de ce manuscrit renferme :
- des pièces additionnelles (10p)
- La drecha maniera de trobar (7p)
- un « Complément des troubadours » comprenant un avertissement (2p) et une suite de pièces (80p)
- des tables comme dans la première partie du manuscrit 1bis.
Le tome premier de ce manuscrit contient des poèmes et chansons (parfois fragmentaires) de 145 troubadours. Ils sont précédés d’une préface de 18 pages numérotées de I à XVIII qui correspond à celle de l’ouvrage qui sera imprimé en 1819.
La page XVIII contient la table des troubadours cités avec l’indication des manuscrits utilisés et mentionnés en tête de chaque pièce. Les pièces des troubadours figurent à la suite et sont notées de 1 à 580. L’ordre retenu est celui choisi par l’abbé Millot dans son Histoire littéraire des troubadours (1774) et que Rochegude connaît et critique dans sa préface.
En rouge sont écrites les vidas (vies de troubadours) et razos (courts textes biographiques qui visent à donner une interprétation d'un poème). Ensuite figurent les poèmes sur deux, trois, voire quatre colonnes. Quelques notes ou remarques sont indiquées dans les marges ou en bas de page.
Ce manuscrit a été relié à Paris. Pour en limiter l’épaisseur, Rochegude a complété la présentation des troubadours dans le manuscrit 1bis.
Ce manuscrit « définitif » de Rochegude est daté de 1797 (An V du calendrier républicain). Le nom d’auteur indiqué, « Le contre-amiral Rochegude Représentant du peuple », le confirme : son mandat au Conseil des Cinq Cents a pris fin le 1er avril 1797.
Ce manuscrit unique de la version occitane de la Chirurgie d'Albucasis, traduite pour Gaston III de Foix-Béarn (1331-1391), dit Gaston Fébus est vraisemblablement issu d'une version latine.
Le manuscrit est conservé à la Bibliothèque interuniversitaire de Médecine de Montpellier (cote H95), aux côtés d'une version latine (H89 ter) qui, selon les récents travaux de Claude Galley, aurait pu être sa source.
Le manuscrit comporte sur le premier feuillet les armes et la devise de Gaston Fébus. Il est également remarquable pour ses nombreux dessins, 215 figures environ, représentant notamment les instruments de chirurgie d'époque.
Il a été numérisé par l'Institut de Recherche et d'Histoire des Textes (IRHT) et il est consultable en ligne sur la Bibliothèque virtuelle des manuscrits médiévaux (BVMM).
Voir le manuscrit numérisé dans la Bibliothèque virtuelle des manuscrits médiévaux (IRHT-Cnrs)
Voir le manuscrit numérisé dans la Bibliothèque numérique interuniversitaire de Montpellier
- Voir la description détaillée du manuscrit dans l'inventaire des manuscrits de la Bibliothèque interuniversitaire de Médecine (sur Calames) : voir la notice du manuscrit H95.
- Voir toutes les ressources disponibles sur la version occitane de la Chirurgie d'Albucasis dans Occitanica : ici
Las houros perdudos est un manuscrit inédit du « pays des Vans », ancienne région attachée aujourd'hui à l'Uzégeois, rédigé vers la fin du XVIIe siècle.
Le CIRDÒC conserve une microforme de ce recueil qui semble aujourd'hui perdu. Néanmoins, cette copie, à l'instar du document source, est incomplète, le manuscrit original étant amputé de son début, de sa fin ainsi que de plusieurs feuillets de sa partie centrale. La pagination originale pouvant être suivie selon les indications présentes dans la partie supérieure centrale de chaque feuillet.
Le recueil est néanmoins suffisament complet pour demeurer compréhensible.
À manière d'un Jacques Roudil à Montpellier, son contemporain, le « sieur Martel » est un fervent défenseur de la cause locale. Il vante ainsi haut et fort les mérites de l'Uzégeois, notamment de la ville thermale naissante de Vals-les-Bains ou encore du château de Chambonas.
Bien qu'on puisse le qualifier de chansonnier « léger » presque carnavalesque, le texte n'en oublie pas pour autant les grandes questions politiques et religieuses de son temps.
Vous trouverez la numérisation de l'exemplaire de la Bibliothèque municpale de Lyon Ms P.A. 36 sur Numelyo
La liro ensoulelhado d’Isidore Pagés poète narbonnais
La liro ensoulelhado est le titre d'un cahier de poésies en occitan écrites par Isidore Pagés, poète audois primé aux Jeux-floraux de l’Escolo audenco de Carcassonne en 1908 pour son poème « A la fountaïno ». Son cahier, rédigé au mois de février 1910, contient 39 poèmes dont plusieurs ont été primés aux concours de poésies à Carcassonne, Narbonne 1908 (La barbo), Cette 1908 (Uno beilho d’elecsîu), Avignon 1907 (Lou baquiè Guilhaumet), Béziers 1908 (Lou dourmi letargique), Montauban 1908 (Bernat lou tracassiè). Certains de ces poèmes ont été publiés au cours de l'année 1909 dans la Gazette mondaine de l'Aude et du Roussillon : Journal littéraire, artistique, théâtral, judiciaire et sportif, paraissant le dimanche.
Le manuscrit qui semble être une partie de l’œuvre méconnue d'Isidore Pagés, accompagné de plusieurs dessins exécutés à la plume et représentant les principaux monuments de la ville de Narbonne, a été confié au CIRDOC par Monsieur Gilbert Viviès de Marcorignan.