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Originaire de Toulouse, cet agent provocateur au langage légèrement déplacé revendique ses opinions à travers des phrases et des idées parfois surprenantes. Ne quittant jamais son maillot blanc à pois rouge, il nous fait découvrir son monde, teinté d'humour et de choses invraisemblables mais vraies de la vie de tous les jours. De son vrai nom Sébastien Alibert, cet enfant du Lauragais a ouvert avec son complice Vincent Jalbaud, la Péna Festayre, une enclave du Sud-Ouest en pleine capitale, du côté de la cité des Sciences et de La Villette. Un petit coin où il fait bon vivre et où l'on résiste à la morosité parisienne à coup de jambon et de vins du pays, de cassoulet, de saucisse et de coustellous grillés et de bonne musique. La musique justement, c'est son affaire. Depuis 10 ans qu'il en fait, il est passé maître dans l'art de remixer des tubes à la sauce occitano-basque.
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Lo Còr de la Plana marseillaise chante une douzaine de morceaux en occitan provençal non dénués d’humour, parfois dramatiques à l’exemple de Fanfarnèta (Fanfarnette), des paroles anonymes du répertoire traditionnel chantées en polyphonie, une complainte aux accents médiévaux, sans instruments : « Si vous pendez mon Pierre/Pendez-nous tous les deux ». Le reste, ce sont des chansons de joie, de refus de la petite vie, des textes bouffe-curé, d’éloges de la paresse, d’exhortations à copuler, manger et boire un coup, enfin plusieurs, des thèmes un peu anar menés tambour battant, ou plutôt tambourin, bendir, derbouka, trompette, tuba, hautbois, claquements de main survoltés. Parfois, on entend des qarqabous, les crotales des musiciens gnawas, comme sur Tant deman (peut-être demain), le premier morceau, une farandole entraînante : « Peut-être demain qui sait ?/On n’est pas pressés/Peut-être demain, pas besoin de se stresser ».

Le chœur de la Plaine, quartier populaire, donc cosmopolite, de Marseille, ce sont six voix d’hommes qui se nourrissent goulûment des ingrédients musicaux qu’offre la Méditerranée, notamment ses rythmes les plus remuants. Ainsi, il est très difficile de résister à l’invite à danser de La Nòviota (la jeune mariée), une véritable transe, épileptique et cruelle sur la rapide déconvenue d’un jeune marié (« Cocu ! Cocu ! », chante le coucou). Ce second album du sextette est surtout composé de créations du groupe, notamment de Manu Théron, et rend aussi hommage à un poète et chansonnier du terroir marseillais, Victor Gélu (1806-1885), quand il reprend son Feniant e gromand (feignant et gourmand). Une chanson ébouriffante que joue une fanfare déjantée, une suite d’accélérations et de contretemps déroutants, un brass band quelque part entre la Nouvelle-Orléans et les Balkans. Le même grain de folie souffle sur Mi parlètz pas de trabalhar, me parlez pas de travail, chantent les six cigales de Marseille
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Un petit moment d'introspection débridée où Manu Théron tentera, une fois n'est pas coutume, de chanter avec ferveur son amour des musiques occitanes, en les replaçant dans les horizons méditerranéens qui leur ont servi de berceau. Accompagnés par les tambours sur cadres (bendir,pandeiro) ou le simple souffle de l'assistance, guidés aussi par les commentaires amusés sur les contextes musicaux qui ont vu se déployer leur renaissance, on essaiera de re-découvrir ces musiques qui, à Marseille et ailleurs, ont permis à notre chanteur de ne s'interdire aucun emprunt ni aucune citation, de la mélodie française à la "classica napolitana" ou au raggamuffin, pour définir une géographie nouvelle des vocalités populaires.
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Au départ, il y eut pour Manu Théron (voix), Patrick Vaillant (mandoline) et Daniel Malavergne (tuba), un engouement pour ces « cançons » tout à fait singulières de Victor Gelu, poète majeur de la culture populaire marseillaise (1806-1882) qu’une nouvelle génération d’oc avait redécouvert. (...) Le trio adoptant pour cette remise en bouche d’un esprit frondeur, entre mélodrame et farce, le nom de « Chin na na poun », en référence à la passion de ce Daumier du petit couplet pour les flonflons des musiques de cabaret.

Ce travail ayant rencontré un joli écho public et donné beaucoup de plaisir aux trois compères, ces derniers ont décidé de poursuivre et d’élargir le spectre de leurs références avec toujours comme maître de cérémonie, le truculent Victor Gelu. (...) On trouvera donc au menu de ce nouveau rendez-vous, nombre de pépites sonores. Citons « Cannatella », clin d’œil au baroque napolitain, thème cher à Roberto Murolo, un des maîtres de « la canzone popolare napoletana ». « Vurriu fa’un palazzo » de la grande Rosa Balistreri, chanteuse emblématique de la Sicile. « Lunita nueva » de l’icône du « son » cubain, Antonio Machin. « Rocio » de l’actrice-chanteuse espagnole Imperio Argentina, star de l’entre-deux guerres. Mais aussi des « douceurs françaises à savourer » (eux dixit) à l’instar de « Le petit bal perdu » immortalisé par Bourvil ; de « Prison » redevable à Paul Verlaine et Gabriel Fauré ; ou de « La java des bombes atomiques » du trompettiste pataphysicien, Boris Vian. 

Pour redonner une pertinence actuelle à ces chansons, chaque membre du trio y distille ses ingrédients, l’unité se faisant via goût partagé pour la mélodie populaire. Ainsi, Manu Théron (figure de proue du « Cor de la plana ») apporte sa connaissance du chant d’essence patrimoniale. Patrick Vaillant (leader du « Melonius Quartet ») en réfère à une érudition musicale à cheval sur le savant et le traditionnel. Daniel Malavergne (membre de « Auprès de ma blonde ») fait appel à son expérience de la fanfare, de l’harmonie et des arts de la rue. Et ce faisant, dans un espace de jeu fait de partis pris minimalistes, d’épures, de détournements, entre simplicité et échafaudages harmoniques, ils se livrent à un jubilant troc de codes esthétiques. La fidélité à l’esprit de chaque thème, - sombre, grotesque, romantique ou frondeur -, servant de filigrane à ce parcours amoureux.

FRANK TENAILLE

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Le DVD-CD de Sors Les Mains d'Tes Poches vient d'arriver, ça va danser dans les foyers, ça va être chaud pour les pitchots, et balèti pour les petits...

A la fois véritable outil pédagogique et CD que les enfants aimeront écouter, ce coffret comprend des vidéos de danse en situation pour apprendre pas à pas les danses du balèti mais aussi un enregistrement des musiques et chansons correspondantes.
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Le thème

Seul en scène dans un espace qui évoque celui d’une cellule, un homme construit des caisses en bois, comme quelqu’un qui effectuerait une punition. Il rêve,chante, et peu à peu de ses mains nait un pantin, naïf autoportrait. Cet homme est bien Pinocchio…quelques années plus tard! Il joue et dialogue avec sa marionnette puis nous raconte ses aventures, les revit en direct, détourne tous les objets de son habitacle pour évoquer Gepetto, la fée,les animaux… Résolument, il tente de se réhabiliter, se donner le beau rôle mais fréquemment un masque apparait sur son visage, et la longueur de son nez le trahit… Le récit de ses aventures prend valeur de conte; le parcours de Pinocchio, figure emblématique d’insolence joyeuse et innocente est celui d’une construction et d’une libération.

L'équipe

Donné en première les 20 et 26 avril 2016, respectivement au centre culturel de Frais Vallon et à la Busserine à Marseille, cette nouvelle aventure rassemble autour de Renat Sette (interprète, chanteur et scénographe) le metteur en scène Bruno Deleu, le responsable du son Romain Giusiano ; la régie générale est assurée par Deborah Marchand, la création de masque est de Nicolas Raccah et celle des tatouages de Maeva Sevilla.

Le spectacle existe en français et en occitan (traduction de Roger Pasturel)
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La Rampe-TIO

Pour cette création, la compagnie a confié à Michel Cordes l’écriture d’une pièce consacrée à l’immigration espagnole, une thématique sociale et humaine qui a marqué et qui marque encore profondément le Midi de la France.

Le contexte

1965 : La guerre d’Algérie est finie depuis 3 ans et la secousse de mai 68 se prépare. Dans les années 60, l’immigration économique espagnole, provoquée par la misère, atteint son point culminant avec l’aval du régime franquiste. Elle apporte à la France des Trente Glorieuses une main d’oeuvre nécessaire et laborieuse. Cette vague venue de Murcia et d’Andalousie, s’ajoutant aux précédentes, portera le pourcentage d’espagnols dans notre région à environ 25 % de la population. En 1962, 45% d’entre eux travaillent dans l’agriculture et 26% dans le bâtiment.

L’action : Printemps 1965, dans les côteaux languedociens.

La pièce met en scène deux familles : l’une française, M. et Mme Delpech, propriétaires d’une exploitation viticole ; l’autre espagnole, M. et Mme Fuensanta, immigrés économiques, employés agricoles, avec leur fille Maria et le grand-père Paco, réfugié républicain. A travers ces deux familles se posent les enjeux d’un avenir qui ne peut porter tous les rêves. Ceux de Dolorès et Esteban Fuensanta qui, depuis 11 ans d’une vie rustre de labeur et de volonté, ont réussi à constituer un petit pécule : servira-t-il à un retour honorable au pays, ou à une installation plus définitive dans la vie française ? Les rêves de Maria, belle jeune fille qui a grandi ici, et dont le choix de vivre en France est clair. Ceux de Paco, resté fidèle à son idéal politique, usé par la vie et par son combat. Les rêves de Marguerite et Armand Delpech, dont les enjeux sociaux sont si différents, confrontés à l’idylle entre leur fils Pascal et Maria, « la petite espagnole ».

L’écriture

Michel Cordes pose les situations dans un rapport de vie et laisse apparaître les thèmes essentiels :

  • la volonté d’intégration qui s’oppose à celle du retour au pays
  • le besoin de reconnaissance des immigrés face à la ségrégation
  • le conflit des générations avec des enfants dont la vie s’enracine au pays d’accueil
  • l’incompréhension entre immigrés économiques et politiques.

Michel Cordes, par son vécu, a été confronté à ces situations. Il a depuis toujours côtoyé ces immigrés, s’est construit avec eux. Cela a nourri et attisé son écriture. Le parti-pris d’un hyper-réalisme dans les décors de Jean-Yves Rabier et les costumes de Rosario Alarcon complètent son souci de coller à une réalité des objets et des lieux qui disent autant que les mots, les rapports et les gens. La musique de Sergio Perera accompagne cet univers en illustrant le métissage qui va s’opérer entre culture espagnole et occitane.

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Nadau à l'Olympia est un album live, enregistré à l'Olympia en 2005.
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Plumalhon est un album spécialement destiné aux enfants, et fait par le groupe Nadau.

01. Lo còr que'm pataqueja
02. Poriqueta
03. Lo chivau de l'Arnauton
04. Jo me'n vau entau marcat
05. Gatòt
06. Lapinon
07. A Bordèu que i a nau damas
08. Lo Peiroton
09. Pimparèla
10. Lo petit auseron
11. Caterina
12. Quan tres aucas
13. Joan Petit
14. A nueit hèsta de Nadau
15. Menina
16. L'auriòu
17. Lo rei-petit
18. Margarideta
19. Plumalhon

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S'aví sabut est la première compilation sur CD du groupe Nadau.
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