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Harrer, Elisa
Francis Jammes (1868-1938) passa toute sa vie dans le Sud-Ouest : de sa Bigorre natale au Pays Basque en passant par le Béarn, qui fut sa terre d’élection. Le lecteur est convié à une petite promenade à travers son oeuvre, profondément enracinée dans la région où il vécut. Les poèmes et textes en prose choisis sont tous assortis de commentaires destinés à en faciliter la lecture. Et le livre étant bilingue, chacun pourra cheminer à son gré, en langue gasconne ou en français.
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Les Feuillets occitans
Cros-Mayrevieille, Fernand

Fernand Cros-Mayrevieille (1882-1939), petit-fils de Jean-Pierre Cros-Mayrevieille (1810-1876) considéré comme le « sauveteur de la Cité de Carcassonne », est à l'initiative, en 1925, d'une nouvelle association, « Le Groupe occitan », domicilée à Paris, qui se dote immédiatement d'une revue, Les Feuillets occitans, Languedoc, Roussillon, Pays d'Oc.

Le Groupe occitan, intégré à la Fédération Régionaliste Française, créée par Jean Charles-Brun (1870-1946), est un mouvement régionaliste qui ne s'inscrit pas dans des perspectives autonomistes, mais qui traduit une soif de reconnaissance de la part des provinces et une volonté d'affirmer leur identité et leur richesse.

La revue sera publiée, sans périodicité rigoureuse, de juillet 1925 à décembre 1927, soit 13 fascicules, toujours sous la direction de Fernand Cros-Mayrevieille

Contenu

Les productions intellectuelles et artistiques du Languedoc et du Roussillon sont mises en valeur avec les rubriques « Lettres françaises », « Lettres occitanes » et « Beaux-arts », mais la revue met aussi en évidence les richesses économiques méridionales dans une section « Mouvement économique occitan » tout en privilégiant une approche touristique. La revue déclare vouloir constituer un « inventaire des ressources intellectuelles et économiques » des pays d'Oc.

La question de la langue est au centre des préoccupations du mouvement. Le premier numéro, en 1925, s'ouvre sur un article intitulé Le problème occitan qui expose les raisons et les moyens d'agir en faveur de la restauration de la langue et de la littérature occitanes. Cet article est le point de départ d'une enquête,  les réponses aux trois questions posées seront publiées dans les numéros suivants. Parmi les nombreux auteurs occitans qui vont écrire dans la revue de 1925 à 1927 on peut noter Prosper Estieu, Paul Albarel, Joseph Salvat, Antonin Perbosc.

Les collaborateurs, réguliers ou occasionnels, de la revue sont en grande majorité des auteurs audois, on peut citer parmi les plus connus Paul Sentenac, qui signe la chronique artistique, Prosper Montagné, auteur d'un numéro spécial sur la gastronomie mériodionale, Joseph Delteil, Jean Lebrau , François-Paul Alibert et enfin les dissinateurs Achille et Auguste Rouquet, auteurs des gravures sur bois qui illustrent tous les numéros.

Revista del « Groupe Occitan », amassada d'escrivans e de militants regionalistas de las províncias meridionalas « Les Feuillets occitans » pareguèron en doas serias : de julh de 1925 a decembre de 1926 (8 fasciculs) puèi de març a decembre de 1927 (5 fasciculs).

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Daniel Pagès (auteur)
Auriane Laïly (illustratrice)

Jordi, est un petit garçon qui vit au pays catalan d'Espagne. Il rêve depuis toujours de devenir pêcheur. Un soir, il sortira tout seul en mer pour caler un filet.
Là, il rencontrera un poisson extraordinaire qui l'emmènera sur son dos pour découvrir le monde.

Les enfants peuvent lire ce livre seuls à partir de 7 ans...


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A.R.T. Compagnie

Le spectacle


Depuis le paléolithique, nos sociétés sont fondées sur un principe de domination d’un sexe sur l’autre. Travailler à l’égalité des sexes par exemple dans le domaine de la culture pour ne citer que celui-ci, n’est pas une tâche aisée et nous en faisons l’expérience quotidienne. Comme de nombreuses collègues nous réfléchissons aux meilleures stratégies pour faire évoluer les mentalités, le langage, tant chez les femmes que chez les hommes. Si nous voulons contrecarrer les effets de la domination masculine, nous devons être d’une grande vigilance et interroger la réelle place de la femme aujourd’hui. Nous avons choisi d’en explorer certaines facettes. Ainsi les femmes ont intégré dans leur constitution l’habitude de la métamorphose incessante : grossesses, régimes, vieillissement... Nous avons en tant que comédiennes et mères, éprouvés ces «changements». Nous avons interprété de nombreux rôles qui nous ont comblées mais il nous restait cependant une petite frustration qui était celle d’habiter le corps de l'homme et bien sûr de comprendre son fonctionnement intellectuel.

Le propos
Deux personnages, Hervé Doutreligne et Georges Clounet essayent de vendre à travers les objets d'un escampe trastet (vide-grenier) les vieux concepts qui entachent les relations hommes-femmes depuis la nuit des temps. 
Électroménager (les femmes participent aux révolutions, puis on leur demande de retourner à leur cuisine), linge, pèse personne, talons très hauts.., sont des supports au discours des bonimenteurs qui se débarrassent de vieilles idées/choses. 
Le spectacle s'enrichit à chaque représentation d'un artiste invité afin de partager avec lui un moment jubilatoire d'improvisation (musique, danse, théâtre).
Ce spectacle invite à la réflexion sur ce qui nous fonde et nous emprisonne dans nos relations femmes/hommes. Il n’est pas une réponse. Il espère éclairer, nourrir, questionner, et faire jaillir le rire. Les personnages très méditerranéens ne se privent pas de parler en occitan, langue riche d'expressions illustrant à merveille le propos.

« Rompre avec la domination masculine, mais cultiver le meilleur de notre héritage. » Françoise Héritier. 

Distribution et informations pratiques 

Sur une idée de Myriam François 
et Anne Thouzellier 


avec : Georges Clounet et Hervé Doutreligne


Mise en scène / co-écriture : 
Capucine Mandeau  

Costumes : Suan Czepczynski

Maquillages : Agnès Gourin


Contacts : 

art-cie@wanadoo.fr
www.art-cie.net
04.67.65.76.59 / 06.95.89.57.52



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Mahoux, Bernard
Biget, Jean-Louis
Raffanel, Jòrdi. Trad.
Blanc, Jòrdi. Trad.
Après les deux Croisades contre les Albigeois, celle des barons (1209-1215) et celle du roi de France (1226-1229), Raymond Trencavel, revenant l'été 1240 de Catalogne, entreprend la reconquête de ses possessions, soutenu par la petite noblesse des Corbières, du Minervois et du Lauragais. Petit noble, originaire de Salles en Albigeois, Imbert de Salles, participe à cette révolte. Proscrit, il embrasse la foi des bons hommes pour lesquels Montségur devient le dernier refuge. Il a pour fonction de guider et d'escorter les croyants qui s'y rendent, pour consulter les plus éminents d'entre eux, et s'en retournent. En 1242, il fait partie du commando qui se rend à Avignonet et y massacre les inquisiteurs. Défenseur de Montségur, de mai 1243 à la reddition du château le 16 mars 1244, en tant que sergent d'armes, il est longuement interrogé par les inquisiteurs et nous laisse ainsi un témoignage capital sur le siège.
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Lo Doctrinal de sapiensa
CIRDOC - Institut occitan de cultura

Résumé

Lo Doctrinal de la sapiensa fait partie avec le Traité du Rosaire des deux seuls incunables connus en langue d’oc qui concernent le domaine religieux. 


L’exemplaire présenté ici est celui de la Réserve des livres rares de la Bibliothèque nationale de France, il est  sorti des presses toulousaines d’Henri Mayer en 1494. 


Lo Doctrinal de la sapiensa est un texte d’instruction religieuse à destination des prêtres et des laïcs. 


Il « se présente comme un catalogue de connaissances religieuses exposées dans une langue particulièrement claire et dans un ordre rigoureux… C’est à la fois un abrégé de la foi, un traité de morale, un guide pour les curés et un livre de dévotion… Le titre du Doctrinal fait référence à la religion populaire, du moins à celle du laïc et des prêtres les moins instruits » 

(Frédéric Duval, Lectures française de la fin du Moyen âge, p. 97-100). 


Le choix linguistique s’explique ici par la fonction didactique du livre, qui est à destination des prêtres ou des lecteurs ne lisant ni le latin, ni le français.


Lo Doctrinal de sapiensa est une traduction du Doctrinal aux simples gens ou Doctrinal de sapience, rédigé avant  1370 et attribué à Guy de Roye, archevêque de Sens et de Reims. Ce dernier ouvrage n’étant lui-même que la traduction française d’un texte latin composé en 1388 intitulé Doctrinale sapientiœ



En dehors de l’exemplaire conservé à la Bibliothèque nationale de France, la bibliothèque de Toulouse possède Lo Doctrinal de la sapiensa en lo lenguatge de Tholosa imprimé à Toulouse en 1504 par Jean Grandjean. 


Il existerait une autre édition faite à Rodez après 1530 par les soins du cardinal d’Armagnac, d’après l’abbé Vayssier (J.B Noulet, « Un texte roman de la légende religieuse, l’ange et l’ermite », Revue des langues romanes, t. XVIII, 1880, p. 261-262).

 

Description physique

Incunable :  54 f. : car. goth., fig. ; in-fol.
[Toulouse : Heinrich Mayer, circa 1494]

Exemplaires conservés

Paris, BnF, département Réserve des livres rares, RES-D-11576
Toulouse, Bibliothèque municipale de Toulouse, Res. D XVI 725

Postérité de l’oeuvre  

« Le Doctrinal [publié en français] a touché un public plus large que celui des seuls laïcs amateurs de traités de dévotion… Sa version courte nous a été transmise par quinze manuscrits et la version longue par vingt-trois. Cette dernière a donné lieu a 19 éditions incunables et son succès imprimé ne s’est pas tari au XVIe siècle puisque l’on compte au total au moins 37 éditions de 1478 au milieu du XVIIe siècle. Franchissant les siècles, le Doctrinal a également traversé les domaines linguistiques puisqu'il a été traduit à deux reprises en occitan et une fois en anglais » (Frédéric Duval, Lectures française de la fin du Moyen âge, petite anthologie commentée de succès littéraires, Genève, Droz, 2007, p. 97-100).

Ressources bibliographiques

Castellane (marquis de), Essai d'un catalogue chronologique de l'imprimerie à Toulouse, Toulouse, Lavergne, 1842, p. 26-28.
 
Joseph Anglade, Histoire sommaire de la littérature méridionale au Moyen-âge : des origines à la fin du XVe siècle, Paris, E. de Boccard, 1921, p. 214.
 
Frédéric Duval, Lectures française de la fin du Moyen âge, petite anthologie commentée de succès littéraires, Genève, Droz, 2007, p. 97-100.

Rééditions

William Caxton, The Doctrinal of Sapience, ed. Joseph Gallagher, Middle English Texts, vol. 26 (Heildelberg, Universitätsverlag C. Winter, 1993).
 
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Lenga d'òc/Lengo d'o : Trad'Hivernales 2016, partida 1 / TéVéÒc
Gravier, Michel. Metteur en scène ou réalisateur
Cros, Amado.
TèVéÒc. Producteur
Dins aquel numèro del 29 de genièr de 2016, Lenga d'òc/Lengo d'o mena pichons e bèls dançar a las Trad'Hivernales de Somieire, lo festenal de las musicas actualas que la 17ena edicion ne se debanava los 15, 16 e 17 de genièr de 2016.
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Je cherche des informations sur le « rapatanàs », sorte de créature effrayante dont j’entendais parler dans mon enfance, dans la région d’Albi.
Centre interrégional de développement de l'occitan (Béziers, Hérault)
Votre question : Je cherche des informations sur le « rapatanàs », sorte de créature effrayante dont j’entendais parler dans mon enfance, dans la région d’Albi.

Notre réponse :
Parmi tous les êtres fantastiques qui peuplent l’imaginaire populaire en pays occitans, on trouve un grand nombre de créatures maléfiques dont les parents usent pour faire peur aux enfants et leur signifier dangers et interdits. Ces « croque-mitaines » présents dans les imaginaires du monde entier, prennent des formes, des aspects et des appellations différentes selon les langues, les cultures et les régions.

Image d’Épinal (Le véritable Croquemitaine, Maison Pellerin, 1856 ; détail). En ligne sur gallica.bnf.fr, Collection Bibliothèque nationale de France. « Monsieur Croquemitaine emporte deux petits vauriens dans sa prison »

Dans l’espace occitan :

Parmi les êtres maléfiques les plus connus on trouve lo babau, la babarauda, la babaronha, la babòta, la baragonha, lo barban, la bofatina, la cata-ferrada, la faramauca, la garramauda, la granhauda, la marrochina, la mecosa, lo palhassa, la paparaunha, la patatualha, lo pelomàs, lo pelharòt ou encore la romeca.

Dans le Tarn :

Les nombreuses enquêtes menées par le CORDAE-La Talvera sous la direction de Daniel Loddo font du Tarn une région particulièrement bien documentée sur les imaginaires populaires et les éléments du patrimoine culturel immatériel. Sont attestées notamment la cachavièlha, la garramacha, la bèstia ramacha, la pantaramacha, lo badaluc, la catamiauna, la tataraunha, la cata ramagèla.
Dans le registre des peurs enfantines on retrouve aussi fréquemment des personnages de fées, fadarèlas ou fachilièiras, et les créatures sauvages, la salvatja, la salimonda ou la saurimonda.

Nous n’avons pas trouvé dans la documentation le personnage du « rapatanàs » mais on peut penser qu’il s’agit d’une variante du fameux rapaton, petit diable ou « diable de 2e classe » (Charles Mouly, voir bibliographie ci-dessous). En occitan, le suffixe -às, très courant, est employé comme augmentatif. Le rapatonàs (se prononce « rapatounas ») désigne donc une sorte de gros diable.

Le « rapaton » est l’emblème du festival des « Rapatonadas » (IEO 15). Affiche de l’édition 2015


Le rapaton quant à lui, plus espiègle que véritablement maléfique, a donné son nom au festival des contes et de l’oralité du Cantal, les « Rapatonadas », organisé chaque année par l’Institut d’Etudes occitanes du Cantal.

Pour en savoir plus, quelques conseils de lecture :

- LODDO, Daniel, PELEN, Jean-Noël, Êtres fantastiques des régions de France : actes du colloque de Gaillac, 5, 6, 7 décembre 1997, L'Harmattan, 2001.

- Les croquemitaines : faire peur et éduquer, Centre alpin et rhodanien d'ethnologie, 1998.

- Êtres fantastiques dans les Alpes : recueil d'études et de documents en mémoire de Charles Joisten (1936-1981), Centre alpin et rhodanien d'ethnologie, 1992.

- PINIES, Jean-Pierre, Croyances populaires des pays d'Oc, Rivages, 1984.

Enquêtes ethnographiques du CORDAE-La Talvera :

- LODDO, Daniel, Gents del país gresinhòl : canton de Castelnau-de-Montmiral (Tarn), CORDAE/La Talvera, 2010.

- LODDO, Daniel, Legendas d'Occitània : Albigeois, Montagne Noire, Quercy, Rouergue, CORDAE-La Talvera, 2005.

- LODDO, Daniel, Gents del Segalar : cantons de Carmaux, Monestiès, Pampelonne, Valdériès, Valence : Tarn, C.O.R.D.A.E./La Talvera, 2002.

Consulter le catalogue du centre de documentation du CORDAE-La Talvera : Site CORDAE/La Talvera


Contes avec le personnage de Rapaton :

- MOULY, Charles, « La légende du pont Valentré de Cahors en Quercy », dans : Mon sabot de verre : Contes et légendes des Pays d’Oc, éditions du Raffut, 2008.

- PERBOSC, Antonin, « Polichinelle et Rapatou », dans Contes de Gascogne, éditions Erasme, 1954.
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Piquemal, Michel
Pécout, Roland. Trad.
Groult, Edouard. Ill.
Traduit de : Petit-Jean des poilus. La version languedocienne est de Roland Pécout.

Pendant la guerre de 14, l'histoire d'une amitié entre un enfant et un soldat. L'histoire est suivie de lettres de tranchées et d'un complément historique permettant de situer le contexte de l'histoire.

Existe aussi en version gasconne, traduction de Philippe Biu, et en version limousine, traduction de Bernard Combi.
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Rescontres occitans : plaça als autors
CIRDÒC-Mediatèca occitana
Autors e militants per l’occitan, Christian Barréda, Christian Jougla e Gérard Franco vos donan rendètz-vos al CIRDÒC lo dijòus 4 de febrièr a 18h30 - etapa de lor virada per presentar lors obratges - a l’entorn d’una serada en mots, en poesia e en musica.

Venètz cabussar dins lo còr de las Pichòtas istòrias de Pesenàs en Lengadòc de Christian Barréda, dels Chants d'automne, e de L'abîme de Christian Jougla. La serada s'accabarà amb un intermèdi musical de lor amic Gérard Franco, qu'interpretarà son famós Tambornet e maites títols.

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