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16e Rencontre du Patrimoine Historique : "Une frontière sous surveillance : 1258-1659"
Chapot-Blanquet, Maguy

Depuis 2008, l'association "Histoire et cultures en Languedoc" organise chaque année les Rencontres Internationales du Patrimoine Historique.

Avec le soutien de la Région Occitanie Pyrénées Méditerranée, du CIRDOC - Institut occitan de cultura, de la ville de Leucate, de la Société Archéologique de Montpellier et de la Confrérie des Consuls de la Seigneurie de LEUCATE.

Découvrir l'association Histoire et cultures en Languedoc.

Une frontière sous surveillance : 1258-1659

La frontière, une cicatrice de l'histoire (R. Lafont) : 1258-1659

La frontière définie au Traité de Corbeil (1258) entre Louis IX, roi de France et Jacques 1er, roi d’Aragon n’est pas un linéaire continu, mais un no man’s land aux marges contestées. On peut dire que la limite entre les deux royaumes reste floue et peu lisible, conséquence de nombreux conflits. Saint Louis organisera sa frontière en forteresses de dissuasion autour de Carcassonne, ce seront : Aguilar, Peyrepertuse, Puylaurens, Quéribus, Termes. La géographie tourmentée des Corbières appuie leur rôle dissuasif. Ces forteresses du vertige, selon Michel Roquebert sont pour la plupart d’anciens châteaux refuges des cathares tombés lors de la croisade contre les Albigeois. Au traité de Corbeil, le Roussillon et la Cerdagne sont laissés à l’Aragon ; il faudra donc établir une forteresse pour protéger l’ouverture sur la Méditerranée, ce sera Leucate face à Salses l’aragonaise.

Leucate connaît un épisode majeur lors des guerres de religion dans le Languedoc. L’Édit de Nemours marque la cassure du Languedoc entre deux fractions irréductibles. L’une, fidèle à la Ligue, implantée dans la partie Ouest, ayant à sa tête le maréchal de Joyeuse, alliés aux Espagnols, qui rejette l’idée de reconnaître Henri de Navarre comme successeur d’Henri III. L’autre, à l’Est, sous le gouvernement du Duc de Montmorency, partisans du roi de Navarre. La limite des territoires est établie entre Béziers et Narbonne, mais dans les faits il n’en est rien. L’espace frontalier entre Narbonne et l’Espagne est trop stratégique. Montmorency ne va pas l’abandonner à la Ligue et Joyeuse a besoin des liaisons sûres avec le roi d’Espagne qui fournit troupes et subsides. La guerre permanente dans cet espace nous conduit aux deux sièges de Leucate.

En 1589, les Espagnols, alliés de la Ligue viennent assiéger Leucate. Il s’en suit l’exécution du gouverneur de la place, Jean du Barry. Françoise de Cezelli, son épouse prend la tête des défenseurs et résiste aux Espagnols. Reconnaissant son exploit, Henri IV la chargera de gouverner la place jusqu’à la majorité de son fils Hercule. En 1637, les Espagnols échouent pour la seconde fois à prendre Leucate. L'histoire est cruelle pour la brave citadelle.

Le traité des Pyrénées est signé le 7 novembre 1659 et met fin à la guerre de trente ans par le mariage de Louis XIV avec l’infante d’Espagne, Marie-Thérèse. En 1664, sur ordre du roi, le château est détruit, son inutilité décrété. De son histoire, que reste-t-il ? Quelques vestiges, témoins de son importance et de la présence de l’héroïne du lieu. Alors, qui est Françoise de Cezelli, passée sous silence par de nombreux historiens ?

Elle naît à Montpellier en 1558 et y meurt le 16 octobre 1615. Son père, Jean de Cezelli, comte de Mauguio et président de la chambre des comptes de Montpellier appartient à la lignée des marchands ayant fait fortune. Précisons que Montpellier est une cité en mouvement, où le moteur est la réussite dans les affaires. Rien de surprenant à ce que Jean de Cezelli marie sa fille Françoise, en seconde noce à Jean Antoine de Boursier, seigneur de Barri. Ainsi commença l’histoire de la « Dame de Leucate ».

Pour conclure, revenons au titre de l’exposé : En quoi « la frontière est une cicatrice de l’histoire » ? Depuis les limes romaines ou les marches franques, la frontière est un marqueur spatial d’une différence sémantique et d’une forme de construction territoriale. Cette démarcation a évolué. Au Moyen Âge, la territorialité est marquée par les lieux stratégiques de pouvoir, tels des noyaux polynucléaires, pour exemples : les forteresses de Saint-Louis. Au XVIIe siècle, Richelieu, puis Mazarin envisagent des frontières naturelles pour la France (Pyrénées, Rhin…) Le traité des Pyrénées légitime cette revendication : « Remettre la France où était la Gaule ». Le mythe est repris par la monarchie, par la Révolution et par la République. On parle d’Hexagone, figure géométrique par excellence pour traduire stabilité, perfection, harmonie. La création de l’Union européenne marque la suppression des frontières, c’est une nouvelle cicatrice. Nous ne pensons plus en terme de structure mais de flux.

Maguy Chapot-Blanquet
Docteur en Sciences Humaines

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L'associacion Ostal del Telh collabòra amb de liceans per un projècte artistic a l'entorn de la lenga d'òc
Lycée Saint Géraud (Aurillac)
Aquelas afichas son estadas fargadas dins l'encastre d'un projècte nommat « Fasèm de mascaraduras », a l'iniciativa de l'associacion Ostal del Telh, pel qual foguèt convidat l'artista plastician occitan Joan-Carles Codèrc per tal d'animar una setmana de talhièr amb la classa de 1ra Bac Pro Comunicacion Visuala e Pluri Mèdia del licèu St-Géraud a Orlhac, en coordinacion amb lor professor d'arts aplicadas, Fred Le Falher.
Per una setmana al mes de genièr de 2023, los liceans avián coma mission de realizar cadun una aficha que corresponde a l'estetica de las afichas reivindicativas de Mai 68 o de la lucha de Larzac, en trobant un eslogan novèl sus un tèma de lor causida e en lenga d'òc.

Cada licean trabalhèt sus un projècte d'aficha, dels borrolhons fins a la serigrafia. La darrièra etapa del projècte consistissiá a placardar las afichas per las carrièras d'Orlhac suls panèls d'afichatge liure.
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Cors amb Florant Mercadier
Mercadier, Florant
Seria de cronicas d'una vintenat de minutas caduna, per trabalhar sa lenga e sas coneissenças a l'escasença de l'operacion Nation Apprenante mesa en plaça pendent lo primièr embarrament de la pandemia del COVID-19.
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La Cronica d'en Bas : un an en Nòva Zelanda
Tetsu, Marie
Seria de sièis cronicas d'una dezenat de minutas caduna, en occitan, sus la cultura neozelandesa, presentada per Maria Tetsu.
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Agach de femna
Blin-Mioch, Rose

Rose Blin-Mioch presenta una emission sus las ecrivanas occitanas del sègle 19.
L'objectiu es de far conéisser d'escrivanas occitanas, de femnas engagadas e sovent mesconegudas, que participèron a las reflexions d'aquela epòca.
L'emission foguèt registrada per Ràdio Lenga d'Òc (Montpellier) en 2007.

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Cronica Istorica : las cronicas de Felipe Martel
Martel, Philippe (1951-....)

Seria d'emissions sus l'istòria d'Occitània (aira culturala) animada per Felipe Martel, professor emerit d'istòria al departament occitan de l'Universitat Pau Valéry de Montpelhièr. Cada emission presenta d'eveniments, personatges o tèmas que caracterizan l'istòria occitana. 

L'emission foguèt registrada a Ràdio Lenga d'Òc (Montpelhièr) e co-animada de la debuta a 2009, per Aimée Brees, puèi de 2009 e 2011, per Henry Hammel.

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La Granda Charadissa
Blénet, Marius

La Granda Charradissa es un programa radiò de discutida sus l'actualitat presentat per Marius Blenet e difusat de 2015 a 2017 en dirècte sus Radio Occitania e Ràdio Lenga d'òc, e en diferit l'endeman sus Ràdio País.

Per de questions de dreches, los extrachs musicals difusats dins las emissions podon pas èsser mes en linha, fogèron doncas talhats dels enregistraments.

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Lo JT de Manaset : la vertadièra falsa informacion occitana
Valentin, Stéphane. Metteur en scène ou réalisateur

Lo jornau televisat de Manaset.fr, sit d'informacions parodic en lenga occitana.

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Bonnemason, Jean
Cassou, Albert
Albert Cassou a prêté un ensemble de 4 cassettes audio contenant des témoignages de son père, Henri Cassou (1916-2003), afin qu'elles soient numérisées. Ces cassettes ont été numérisées par le CIRDOC-Institut occitan de cultura en décembre 2017, sous le nom « Fonds Albert Cassou ».

Ces enregistrements, réalisés par Jean Bonnemason en 1992 et 1994, ont été réalisés à Lembeye dans la cuisine pièce à vivre d'Henri CASSOU; Jean Bonnemason a fait parler Henri CASSOU et son cousin René CANTON (tous deux originaires de Juillacq) sur les moeurs, façons de vivre et particularités linguistiques du parler local.

Par ailleurs, Albert Cassou a exploité et traduit les écrits de son père (partiellement écrits en gascon mais majoritairement en français) dans le livre "Au Vilatjòt", dont une copie numérique a été déposée avec les présents enregistrements. En début de livre se trouve la présentation d' Henri Cassou.
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Hons Peir de Buganda
Bigué, Pierre (1906-1987)
Giannerini, Pierre-Louis

Le fonds Peir de Buganda (Pey de Bugando)

Présentation des producteurs


Professeur d'Histoire à Oloron Sainte-Marie, Pierre-Louis Giannerini est attaché à l'histoire de sa ville et de sa région. Cet Oloronais a été le premier président de Radio Oloron à sa création en 1981. La même année, il créera l'association « Trait d'Union », qui a pour objectif de promouvoir la connaissance et la conservation du patrimoine local. Il a mis un point d'honneur à ce que la langue et la culture occitanes soient présentes sur les ondes de Radio Oloron. Pour cela, il a fait appel à diverses personnes comme Marcelin de Lurbe, conteur et auteur de chansons, Jean Lassalle, présentateur du Festival de Siros et maire de Lourdios-Ichère (puis conseiller général et, à partir de 2002, député), Nathalie Menvielle et Robert Laborde, enseignants et créateurs de la Calandreta oloronaise, et Pey de Bugando, ancien instituteur, passionné par la vie locale.

Peir de Buganda (ou Pey de Bugando), de son vrai nom Pierre Bigué, est né à Aramits en 1906 où il décède en mars 1987. Dans les années 20, il entre à l'École Normale de Lescar où il suivra des cours de langue avec l’auteur Simin Palay. Cette rencontre le pousse à améliorer sa pratique de l'occitan et son écriture. Tout au long de sa vie, il cherchera à perfectionner son niveau et s'intéressera aux différents parlers des vallées pyrénéennes. Cette expérience avec Simin Palay fera l'objet d'une chronique conservée dans le fonds. A sa sortie de l'École, il est nommé instituteur dans le Vic-Bilh. Puis, vers 1932, Peir se rapproche du Béarn et enseigne de 1932 à 1951 à Féas (ouest d'Oloron). Même s'il n'a pas transmis l'occitan à ses enfants, – car à l'époque il valait mieux parler un français correct que l'occitan –, Pey continuait d'utiliser cette langue qu'il chérissait tant lorsqu'il allait faire un tour à la foire ou au marché d'Oloron.

Avant de réaliser des chroniques pour Radio Oloron, Peir a beaucoup écrit pour le journal La Dépêche de Toulouse dans les années 1982-1983. Il a également été pendant de nombreuses années correspondant pour le journal La République des Pyrénées à Aramits. Ses articles et brouillons d'articles sont précieusement conservés par son fils. Le chroniqueur s'est beaucoup intéressé à la politique nationale mais surtout locale dans ses articles, thèmes que l'on retrouve à plusieurs reprises dans le fonds (chronique sur la carrière d'Henri Laclau, maire d'Oloron de 1977 à 1983, les élections législatives de 1924 et 1928 ou encore le parcours politique d'André Labarrère). Par ailleurs, il s'adonnait à l'écriture de portraits de personnalités (Louis Barthou, etc.), d'ami(e)s proches (André Mariette, l’un des créateurs du Festival de Siros et Henricou) et d'habitants d'Oloron (notable, agriculteurs, voisins, etc.)

La notoriété grandissante de Peir de Buganda a tout naturellement conduit Pierre-Louis Giannerini à le contacter pour faire des chroniques sur la toute nouvelle radio Radio Oloron. Chaque semaine, les deux hommes se retrouvaient chez Peir pour l'enregistrement. Selon les dires de Jean-Claude Bigué, son fils, le surnom initialement choisi par son père était Peir de Buganga. Bugangue est un bois situé à Aramits dans lequel Peir et son père avaient pendant une quarantaine d'années chassé la palombe ensemble. Le nom « Peir de Buganda » aurait été inscrit par erreur (coquille journalistique) en signature des articles dans La Dépêche de Toulouse. Peir ne l'aurait jamais modifié par choix.

Présentation du contenu


Le fonds est divisé en trois parties :
- Patrimoine culturel ;
- Société ;
- Programmes radiophoniques généralistes.

Peir de Buganda choisissait librement ses interventions pour chaque chronique. Le plus souvent, au début de chaque enregistrement, Pierre-Louis Giannerini, alors animateur/journaliste, faisait un décompte (3-2-1-0) pour lancer la cassette avant de présenter Peir de Buganda, le thème du jour ainsi que la date et l'heure.

Peir lisait d'abord sa chronique en occitan, avant de la traduire en français. Il arrivait que l’animateur pose des questions au moment de l’introduire. Des programmations musicales (chansons ou enregistrements de concerts) viennent compléter certains enregistrements de chroniques. Des journaux d'informations locales ou nationales ainsi que des reportages sur la vie oloronaise sont également conservés dans le fonds.
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