Explorar los documents (6950 total)

Vignette_AC-MRS-Mis-c031.JPG
Lettre de Frédéric Mistral à Ludovic Legré : 14 octobre 1862
Mistral, Frédéric (1830-1914)

Lettre écrite par Frédéric Mistral à Ludovic Legré le 14 octore 1862 depuis Maillane, conservée par l'Académie des Sciences Lettres et Arts de Marseille.

Vignette_AC-MRS-Mis-c030.JPG
Lettre de Frédéric Mistral à Ludovic Legré : 20 août 1862
Mistral, Frédéric (1830-1914)
Lettre écrite par Frédéric Mistral à Ludovic Legré le 20 août 1862 depuis Maillane, conservée par l'Académie des Sciences Lettres et Arts de Marseille.
Vignette_AC-MRS-Mis-c029.JPG
Lettre de Frédéric Mistral à Ludovic Legré : 15 mai 1862
Mistral, Frédéric (1830-1914)

Lettre écrite par Frédéric Mistral à Ludovic Legré le 15 mai 1862 depuis Maillane, conservée par l'Académie des Sciences Lettres et Arts de Marseille.

Vignette_AC-MRS-Mis-c009.JPG
Lettre de Frédéric Mistral à Ludovic Legré : 7 mai 1859
Mistral, Frédéric (1830-1914)

Lettre écrite par Frédéric Mistral à Ludovic Legré le 7 mai 1859 depuis Paris, conservée par l'Académie des Sciences Lettres et Arts de Marseille. Dans cette lettre il est question du succès de Mirèo. Frédéric Mistral évoque également sa reconnaissance pour Alphonse De Lamartine.

Traditions taurines en Petite Camargue
CIRDÒC-Mediatèca occitana

A l'est du département de l'Hérault et dans une bonne part de celui du Gard, s'étendent des zones humides, partie occidentale de la Camargue. Au cœur de cette Petite Camargue, évoluent manadiers et taureaux noirs, les biòus qui chaque année, d'avril en octobre défient l'homme au cours des courses camarguaises. Cette pratique sportive consiste pour les raseteurs, à décrocher grâce à de petits crochets de métal, la cocarde placée sur l'os frontal de l'animal.

La bouvine, tradition séculaire de ces espaces, regroupe autour d'elle la communauté villageoise au cours des fêtes votives. Abrivada, capelada, aubadas et empègas perpétuent les rites et traditions de cette fête aux accents occitans.

 

I/ Terres de bouvine

A/ Une pratique très ancienne

 

L'homme et le taureau ont en commun une longue histoire, dépassant les frontières de la Camargue. Les trésors architecturaux et artistiques de la Haute Antiquité, témoignent du culte voué au bovin. Il est le dieu Apis des éyptiens, et les représentations de voltige avec taureau ornent toujours les ruines de l'ancienne civilisation minoenne en Crète. Il demeure depuis cette époque, un symbole de force, de puissance et de fertilité dans de nombreuses civilisations.

 

La Camargue, aux riches maraîs et terres de patures, constitue un microcosme favorable à l'élevage de bovins sauvages. Le biòu de Camargue, taureau noir aux cornes en forme de lyres, aujourd'hui élevé de façon semi-sauvage, constitue ainsi depuis des siècles, l'un des emblèmes d'une région et de ses modes de vie. (P15TRADITIONS TAURINES ENTRE MER ET VIDOURLE). Il est la vedette des courses camarguaises, un jeu taurin attesté au moins depuis le début du XVe siècle dans la région, lorsqu'en 1402 à Arles, l'un de ces combats est organisé en l'honneur de Louis II de Provence (cf. Lis p.82).

 

Longtemps, la bouvine demeure sans codes ni réglementation précise, comme en témoignent les témoignages disséminer de siècles en siècles. La pratique a alors des contours flous, présentant des divergences vis-à-vis des courses camarguaises actuelles. Elle n'en demeure pas moins déjà, une pratique bien ancrée dans un territoire faite de traditions et de coutumes propres à un espace et regroupant autour d'elle la communauté.

 

 

B/ La corsa di biòu de Germain Encontre

 

Nombreux sont les auteurs a avoir trouvé en la bouvine une source d'inspiration. Nous devons à l'érudit marsillarguois Germain Encontre, un ouvrage de référence pour la connaissance de cette pratique avant le tournant opéré au cours du second XIXe siècle, l'introduction de la corrida en France venant bouleverser l'existant. Paru en 1839 et depuis réédité et analysé par Alain Laborieux dans Le Taureau et la fête, ce long poème de 1500 vers revient sur la préparation et le déroulement d'un jour de fête en Camargue. Comme bien des fêtes patronales, cette journée est l'occasion de faire entrer les taureaux dans la ville.

La corsa di biòu nous présente les acteurs de la fête pris au cœur de l'action, gardians,biòus et raseteurs sont les héros de l'intrigue. L'ouvrage présente les particularités de cette pratique en ce premier XIXe siècle. Du temps de Germain Encontre, c'est au son des instruments traditionnels occitans que sont les hautbois et les tambourins, que s'organisent les festivités. (cf. Le Taureau et la fête...). Cette journée constitue un moment de fête réunissant l'ensemble de la communauté villageoise. Notons ainsi la présence des Chivau frus, les chevaux jupons, mais surtout des danses comme celle du Chivalet (cf. P166), ou la farandole. Celle-ci ouvre communément les festivités menée, comme bien souvent durant les fêtes traditionnelles, par les jeunes célibataires de la ville.

Gratuite comme nous le rappelle l'auteur, la fête patronale repose sur la participation de l'ensemble de la communauté, soit par l'entremise de la municipalité, soit plus traditionnellement, par la prise en charge des jeunes gens célibataires. Ils seront par la suite remplacés par les conscrits qui héritent de ce privilège.

 

 

C/ Témoignages et ancrages d'une fête communautaire

 

Les murs et les portes de bien des communes en pays de bouvine présentent aujourd'hui encore d'étranges peintures, les empègues. Ces dessins réalisés au pochoir témoignent de la part rituelle des courses camarguaises.

L'empègue, de l'occitan empegar (coller) en référence à la résine – la pega - utilisée, s'inscrit dans le cadre plus large de la pratique de l'aubade. Il était en effet de coutume de confier aux plus jeunes la mission d'organiser la tenue de la bouvine. Afin de mener à bien cette mission, les jeunes ou abats faisaient une aubada (aubade), une tournée les menant de maison en maison (traditionnellement celles abritant de jeunes filles non mariées) en vue de collecter les dons qui leur permettraient de financer les spectacles à venir. Symbole de cette pratique, l'empègue venait alors orner le mur des demeures ayant contribué. A chaque année sa troupe de jeune et ses empègues, les motifs évoluant afin de différencier chacun des paiements. Ces dessins renvoient généralement au monde de la bouvine ou de la Camargue : chevaux, taureaux, croix camarguaise... bien qu'aujourd'hui des représentations plus contemporaines s'y ajoutent périodiquement, tel un maillot de football. L'empègue dont la tradition voudrait que Beauvoisin abrite le plus ancien exemple, un dessin de 1894, se perpétuent aujourd'hui encore dans certaines communes du Gard. On en trouve ainsi à Beauvoin, aux Aubais ou encore au Caylar (page wikipédia et blogs respectifs...).

 

En dépit d'évolutions notables de la pratique, la course camarguaise n'en demeure pas moins liée à l'histoire et à la culture provençale, un temps à part qui réunit autour de lui l'ensemble de la communauté. La course en elle-même, ses moments de défis entre l'homme et l'animal, ne sont-ils pas autant de rites de passage ? De fait, la bouvine et les rituels qui l'accompagnent, participent de l'identité et de la culture provençale. En cela, elle fut au XIXe siècle l'objet de toutes les attentions du Félibrige.

 

 

II/ Folco de Baroncelli, artisan de la reconnaissance de la Bovina

 

Les toros bravos espagnols entrent en France au cours de la seconde moitié du XIXe siècle. Les arènes rouvrent leur portes, après avoir été jusque-là délaissées par les jeux taurins provençaux qui investissait de préférence l'espace même de la ville. Face au succès grandissant des corridas, la bouvine, née d'une nécessité quotidienne, l'élevage et la manade des biòus, va évoluer, aidée en cela par l'intervention de passionnés soucieux de préserver ce pan du patrimoine occitan.

 

 

A/ Folco de Baroncelli, poète et manadier

 

Parmi les figures notables ayant travailler à donner à la course camarguaise ses lettres de noblesse, notons Folco de Baroncelli-Javon, poète et manadier. (cf. Georges Lis, p.85).

Né à Aix-en-Provence en 1869, le jeune marquis est le descendant d'une vieille et noble famille italienne installée depuis le XVe siècle en Avignon, ville qui abrite le palais de la famille, mieux connu sous le nom de Palais du Roure. Le lieu conserve aujourd'hui encore les collections réunies par Baroncelli, véritable musée dédié à la muse provençale et temple de la course camarguaise (cf. Site du Palais du Roure ou de la ville d'Avignon).

C'est auprès de sa grand-mère, Madame de Chazelles, qu'il découvre et nourrit une passion pour la manade : la fé di biòu. (cf; René Béranger, p17). L'âge adulte venu, il se fait d'ailleurs manadier et s'installe aux Saintes-Marie-de-la-Mer où il fonde la Manada Santenca (cf.idem p/.99). Depuis les Saintes, il circule avec son troupeau au cœur de la Camargue, se rendant notamment fréquemment au Caylar, cette 'Mecque' de la manade provençale (P18 Georges Lis). Poète de langue occitane et membre du Félibrige dont il s'est rapproché durant sa période avignonnaise (cf. L'Astrado, n°29, 1994, p97), Folco de Baroncelli compose parallèlement de nombreux ouvrages et poésies, compositions dans lesquelles s'invitent fréquemment taureaux, manadiers et Camargue (cf. Lo biòu, Babali, Nouvello prouvençalo...).

Membre du Félibrige (association de défense de la langue et de la culture occitanes) dont il s'est rapproché durant sa période avignonnaise, Folco de Baroncelli va contribuer à la reconnaissance de la course camarguaise et à celle de ses principaux acteurs.


B/ La défense et uniformisation de la Nacion Gardiana

 

Le Félibrige, fondé en 1854 et qui se structure alors autour de Roumanille, Devoluy mais surtout de Mistral, a alors à cœur de renouveler et de préserver les "petites patries" et les traditions propres à un monde qu'ils considèrent en danger de disparition. En pays de bouvine se mettent en place différentes festivités et cérémonies autour du costume (Festas Virginencas) et des gardians. A Arles aujourd'hui encore, la fête des Gardians débute d'ailleurs par un salut à la figure tutélaire du poète Mistral.

En 1909, suite à l'action de Folco de Baroncelli, lo Comitat Virginenc devient la Nacion Gardiana (idem Astrado 101), société de défense des traditions camarguaises. En 1921, le même Folco est aux premières loges de la Levée des tridents, en référence à l'outil symbolique des gardians, phénomène de réaction face aux procès et attaques dont les courses camarguaises font alors l'objet. Le défilé, pacifique, parvient à obtenir gain de cause (Georges Lis, Pays de Bouvine, Montpellier, les Presses du Languedoc, 2004). Outre cette manifestation emblématique, Lo marquès, agit plus en profondeur, contribuant à l'uniformisation et à la réglementation d'une pratique qui pâtissait jusque-là de son relatif anarchisme. (P75Marcel Salem, Envoûtement camarguais.).

.

Alors que la corrida s'impose peu à peu en Provence, les afecionats (les passionnés) de la bovina, prenant en compte les faiblesses d'une pratique très peu codifiée et uniformisée sur le territoire camarguais, travaillent à son renouvellement. Peu à peu des règles s'instaurent, un calendrier des festivités se met en place, rythmé autour de l'abrivada (l'arrivée), jusqu'aux courses elles-mêmes opposant raseteurs et taureaux cocardiers (hommes et bêtes).

 

Folco de Baroncelli décède le 15 décembre 1943 à Avignon, loin de son mas du Simbèu réquisitionné par les troupes allemandes. Rénovateur de la course camarguaise, il fut aussi le principal artisan de sa mémoire, réunissant dans le palais familial d'Avignon, de précieuses collections retraçant l'histoire d'une pratique et d'un peuple.

 

 



Aujourd'hui la bouvine a opéré sa mue et peut compter sur un nombre stable sinon croissant d'afecionats.Les courses camarguaises viennent ainsi rythmer, entre avril et octobre (elle se déroule à Aigues-Mortes au début de ce mois), la vie des communes camarguaises. 

Bourree.Image copie.jpg
BORRÈIA
CIRDÒC - Mediatèca occitana

Entre dansa tradicionala e coregrafia contemporanèa.

Dansa qu’es emblèma dels Auvernhàs emigrats a París, la borrèia es una d’aquelas dansas tradicionalas que la practica se’n arrestèt pas jamai, emai qu’a sauput evoluir dins de contèxtes culturals novèls.
Qualques mites atornejan sas originas : per d’unes, aquò’s una dansa cèlta, per d’autres nos vendriá dels grècs, mas cap d’element nos es pas per ara pervengut que posquèssa definir amb precision son origina. Lo tèrme de borrèia apareis pel primièr còp dins los tractats de dansa del sègle XVII, mas i designa un pas de dansa del repertòri sabent. Es pas qu’a comptar de la fin d’aquel sègle que la borrèia ven descricha coma una dansa populara del Massís central, en particulièr dins los tèxtes de Mma de Sévigné (1676) e de Jean Fléchier (1665).


 Mas aquò’s l’emigracion dels Auvernhàs a París a l’epòca industriala que faguèt de la borrèia un element emblematic de l’identitat auvernhata amb la constitucion de las amicalas e l’invencion del bal museta. La borrèia, aquò’s la dansa de predileccion del balèti, mas un còp en contacte amb las dansas de la vila, evoluís per contacte amb las dansas de coble. Al meteis moment, dins sa region d’origina, se montan los primièrs gropes folclorics que fixan e transmeton aquel fenomèna coregrafic, e prenon part a sa sauvagarda d’un autre biais.
 Amb l’emergéncia del moviment fòlc e de las campanhas de collectatge que se menan dins las annadas 1970, la borrèia ganha salut e persisténcia.
 
                                            
                                  
Uèi, sa practica a recuolat e lo ligam entre generacions s’es destendut un bricon mai, mas la borrèia demòra viva e constituís un patrimòni viu ara seculari. Dempuèi qualques annadas, la borrèia es dintrada sus la scenas artisticas mercés a de coregrafs que venon posar l’inspiracion a las fonts del repertòri tradicional. Foguèt lo cas per exemple de Dominique Bagouet que creèt en 1976 la pèça Ribatz, Ribatz ! sus una suita d’aires tradicionals tot en s’inspirant de las dansas que son presentas dins los balètis e las vòtas.

Mai recentas son las multiplas iniciativas a l’entorn de la borrèia e la multiplicacion de creacions contemporanèas e urbanas. Sidi Graoui amb sa creacion Le labyrinthe des Origines explòra e decortica lo fenomèna de la borrèia en l’estacant dins sa practica coregrafica contemporanèa a el. Jean-Christophe Bleton, dins De Bouts, mèscla la dansa tradicionala amb las arts del circ. E la pèça Mets ta veste rouge es ela lo produch del rencontre de dansaires dels mitans contemporanèu, hip-hop, flamenco e tradicional, que reactualizan la borrèia per l’inscriure dins lo paisatge dansat d’ara.
 
 

 
fors_vignette.jpg
Los Fors de Biarn
CIRDÒC - Mediatèca occitana

La lei occitana dels reis de Navarra


   L'occitan, dins los diferents « païses » que l’an a profièch, foguèt amplament utilizat pels actes politics e administratius, a concurréncia amb lo latin. Mentre que per la màger part de l’espandi occitan la celèbra ordonància de Villers-Cotterêts que Francés Ièr edictèt en 1539 fixa lo monopòli del francés per l’administracion – a excepcion dels actes notarials que, coma son d’actes privats, foguèron per mai de temps redigits dins la lenga dels contractants – aquò’s diferent dins lo cas del Bearn e de Navarra Bassa, territòris independants al començament del sègle XVI. I serà possible una resplandida de l’occitan coma lenga d’Estat fins a la Revolucion francesa.

  Dins lo corpus dels tèxtes occitans que foguèron escriches pels sobeirans de Bearn que portan tanben lo títol de 'rei de Navarra', los Psaumes de David viratz en rythme gascon tradusits pel poèta Pey de Garros que los dediquèt a la reina Jeanne d'Albret presentan un acte d’una granda portada politica al temps de las Guèrras de Religion. Mas los sobeirans de Bearn-Navarra faguèron tanben establir una lei fondamentala de lor reiaume en occitan gascon, lo « For general ».

   Foguèt lo rei Enric II d’Albret (1503-1555) que lancèt una politica de modernizacion de l’administracion de son Estat. Faguèt compilar e revisar los diferents « fòrs e costumas » de Bearn en vista de la redaccion d’un « Fòr general », pensat coma la lei fondamentala que règla la vida politica emai tanben economica e sociala dels Bearneses. Lo fòr general, redigit en gascon, lenga de l’Estat pirenenc, foguèt promulgat en 1552. Autanlèu foguèt imprimit e amplament difusat, e lo Fòr foguèt confirmit en 1620 al moment de l’annexion definitiva de Bearn a la Corona de França. Atal s’i mantenguèt la personalitat istorica e linguistica d’aquela província fins a la Revolucion francesa.
Veire sus Occitanica :

Fors disponibles en linha
Les fors et costumes de 1602
Les fors et costumes de 1682
Les fors et coutumes de 1715

Un testimòni de l'evolucion deu drèit en Biarn en 1633
Compilation d'auguns priuiledgis...,

Fons documentaris ont trovar Fors
Le fonds local de la Médiathèque intercommunale du Piémont oloronais

Conferéncia
Conferéncia "Los Fors d'Aspa e de Bearn a l'Ostal de comuna d'Acós donada per Joan Eygun dins lo quadre dels rendètz-vos « Partage et culture en Aspe ».

vignette_Dafnis.jpg
Daphnis e Alcimadura : un opèra occitan a la Cort del Rei
CIRDOC - Institut occitan de cultura

Resumit

En 1754  Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville, compositor famós per sos grands motets presenta a Fontainebleau, davant la cort del rei Loís XV, Dafnís e Alcimadura, pastorala lengadociana entegrament redigida en occitan. Dins l’encastre de çò qu’an apelat la Querèla dels Bofons, qu’opausa tenents de l’opèra italian e defenseires del lirisme francés, Dafnís e Alcimadura, que gaitan coma lo primièr opèra occitan seduïs lo public notadament per l’utilizacion de la lenga occitana. L’òbra coneis un succès dels grands, es representada en província entrò 1789. La revirada del tèxte en francés, fauta d’interprètes lirics mestresant l’occitan, la ravalant al reng de pastorala « ordinària », preissèt son oblit.


Autras versions del títol :

Títol convencional : [Daphnis e Alcimadure. Op. 9]

Autras apelacions :

< Dafnís e Alcimadura

< Daphnis e Alcimadure

< Daphnis e Alcimaduro

Istòria de l'òbra

Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville es nascut en 1711 a Narbona. Sortit d’una familha de musicians - son paire èra organista de la catedrala de Narbona - Mondonville sèc d’estudis musicals e ven en 1768 violonista e director del Concèrt Espiritual. En 1740, accedís a la carga de mèstre de musica a la Capèla, una de las tres compausantas de la musica del rei, amb la Cramba e l’Escudariá, especializada dins la musica religiosa, amb sos cantorals.

Inventiu e dotat d’una tecnica perfiecha, Mondonville marca la musica barròca d’un grand nombre d’òbras remarcablas.Tanplan coma sos contemporanèus, coma Ramèu, Mondonville s’illustra dins l’estíle, alavetz dominant en musica sacrada, del grand motet a còrs e orquèstra. Son De profundis li conferís una cèrta notorietat. Dins lo maine de la tragedia lirica, conven de citar Vénus et Adonis o encara Titon et l'Aurore, que rencontraràn qualque escasuda. Lo Narbonés figura d’alhors demest los compositors majors del sègle XVIII.

Al dintre d’aquel ric repertòri, se distinguís donc Dafnís e Alcimadura, representat davant la cort a Fontainebleau los 29 d’octobre e 4 de novembre de 1754, puèi a l’Opèra lo 29 de decembre de la meteissa annada. Aquela pastorala es non solament representativa del talent del compositor, mas tanben l’originalitat de sa desmarcha es mai que mai de prepausar a la cort del rei Loís XV una òbra entègrament compausada en occitan.

Contengut

L’opèra conta l’istòria del pastre Dafnís, amorós de la jova Alcimadura, la d’un amor decebut : la bèla ne cresent pas briga a la sinceritat dels sentiments del pastre. Mas lo jovent pòt comptar sul sosten de Janet, lo fraire d’Alcimadura. Aquel-aquí vai alavetz desplegar tot un estratagèma per tal de provar a sa sòrre que l’amor que li pòrta Dafnís es autentic.

En prològ, trobam una òbra en francés de l’abat Claude Henri Fusée de Voisenon (1708-1775), Les Jeux floraux. Originari de Voisenon, dens l’actuala Seine-et-Marne, aquel abat de cort, mondan e cultivat, ne parlava ben-de-verai pas occitan. Aquò’s çaquelà interessant de notar sa coneissença de l’univèrs de l’Acadèmia dels Jòcs Florals de Tolosa, del Consistòri del Gai Saber emai de sa mitologia. I es aital evocada Clamença Isaura, fondatritz mitica de la companhia dels Jòcs Florals, d’ara enlà acadèmia reiala, fondada en 1323, dins l’intencion de mantenir la poesia dels trobadors. Aquò’s interessant de notar lo sonh qu’es estat aportat al causit d’un prològ coerent amb lo prepaus e l’univèrs de la pèça.

Nòta d'estudi

Une pastorale languedocienne

Dafnís e Alcimadura es reivindicada per Mondonville coma pastorala lengadociana. Fins aicí rès de plan original, perqué l’estile pastoral es alavetz fòrt de mòda a la cort. Mas en mai de l’emplec de la lenga d’òc, Jean-Joseph Cassanéa de Mondonville es anat putzar dins lo repertòri musical popular del sieu parçan d’origina.

La presentacion de la pastorala devant la cort non se fa pas sens criticas. Lo baron Grimm notadament acusa Mondonville de plagiat. Segond el, lo compositor auriá tant solament arrengat l’Opéra de Frontignade Nicolas Fizes (1679), gaitat al jorn de uèi coma lo primièr opèra en occitan, acusacion que ne ten pas la rota perqué l’obratge de Fizes n’es pas un opèra al sens qu’o entendem (e qu’o entendián desjà al temps de Mondonville) mas una sequèla de represas de cançons popularas occitanas, mentavudas per de timbres e non pas notadas sus de portadas. Mondonville putza plan mens dins lo repertòri musical popular e tradicional de Lengadòc qu’o aviá fach lo Frontinhanés. Reconeis çaquelà dens l’avant-prepaus de son opèra qu’i a integrat al mens un aire lengadocian : "J'ay crû nécessaire d'insérer dans mon Ouvrage un Air du Pays que j'ay ajusté".

L’òm pòt d’alhors reconéisser dens Dafnís e Alcimadura mantes aires aparenent uèi al repertòri tradicional de las regions occitanas, tals que Polida Pastorela o encara L'Aiga de Ròcha.

Una rencontra dels parlars : un projècte panoccitan malgrat el

Per l’escritura de Daphnis et Alcimadura, Mondonville emplega un occitan lengadocian que poiriam qualificar d’estandardizat », sens marcaire dialectals particulars. Un parlar simple, de bon comprendre per la majorta part dels locutors de lenga d’òc. Demest los rares cantaires a la cort de Loïs XV originaris del Miegjorn, se tròban dos Gascons : la Bordalesa Marie Fel e lo Bearnés Pierre Jéliote, emai un cantaire provençal, Antoine Trial. Benlèu es per fin de facilitar la tasca d’aqueles locutors occitans non lengadocians que Mondonville prepausèt un tèxte relativament unificat e simple d’accès. Marie Fel, Jéliote e Trial an eles poscut modificar lors accents, an eles tan solament assajat de se’n tenir a l’estricta prononciacion d’origina, o an eles laissat lors parlars colorar lo lengadocian del tèxte ? N’es pas possible d’o dire. L’òm pòt çaquelà veire dins aquela produccion parisiana d’un tèxte narbonés cantat per una Bordalesa, un Bearnés emai un Provençal quicòm coma una òbra panoccitana per concors de circonstància.

La lenga a l'origina del succès de l'opèra ?

La lenga occitana n’èra probable pas compresa a la cor, e encara mens parlada. Pertant, Dafnís e Alcimadura  entègrament redigit en occitan a rescontrat una escasuda bèla tanlèu sa creacion.

Reproduction du livret original de l'opéra avec en introduction une table pour aider à la compréhension de la langue occitane



A l’enreboch, totas las temptativas de revirada en francés del liberet se son soldadas per d’escacs. Sembla donc plan estar que la lenga occitana siasque un factor essencual del succès de la pèça. Cal dire que Mondonville aviá presas totas las precaucions necessàrias per que l’emplec de l’occitan ne tumèsse pas las mentalitats parisianas ; l’opèra es precedit d’un prològ en francés de l’abat Voisenon que plaça l’òbra dins la tradicion dels Jòcs Florals tolosans e fornís de claus per comprendre la lenga. Prepausa per alhors dins lo liberet, tanplan lo tèxte dins sa version originala coma una revirada francesa de las expressions mai complicadas.
 

Posteritat de l'òbra

Las diferentas gasètas e escriches del temps nos an permés de saber que l’opèra foguèt representat a de nombrosas represas a París dins l’annada que seguèt mas tanben en província onte lo liberet, la particion amei tanben d’adaptacions dins los dialèctes locals son publidadas (es notadament lo cas a Montpelhièr en 1755) . La proliferacion de las parodias de l’opèra atèstan tanben de son dardalh e de sa popularitat.

Per fin de respondre a las demandas del public e permetre a un mai grand nombre d’interprètes de cantar dins aquel opèra, Mondonville sortirà en 1768 una novèla version de Dafnís e Alcimadura revirada en francés. L’opèra se difusa alavetz mai largament.

 La darnièra representacion coneissuda de Dafnís e Alcimadura es donada en 1778. Amb la mòrt del compositor, matunas de sas òbras tomban dens l’oblit, dont Dafnís e Alcimadura que  ne sera remontada qu'en 1981.

Es en 1977 que l’òbra es redescobèrta amb la tèsi de Roberte Marchand consacrada al compositor. Seguerà una mòstra a Lille, vila onte Mondonville exercèt sos talents quora comencèt, puèi la publicacion del catalòg de la mòstra en 1980 pel Centre Internacional de Documentacion Occitana (CIDO) e la Societat de Musicologia de Lengadòc.
Aquò’s alavetz la debuta d’una fasa granda de redescobèrta de l’òbra del compositor en Occitania.

Programme de la première édition du festival Montpellier Danse

En  julhet de 1981, l’opèra es per, fin recreat a Montpelhièr, a l’ocasion de la primièra edicion del festenal Montpelhièr-Dança. L’orquèstra de Montpelhièr es dirigit per Louis Bertholon e fisan a Dominique Bagouet, figura de la Dança Novèla Francesa, la coregrafia. La causida d’aquela pèça n’es pas anodina per la primièra edicion del festenal Montpelhièr-Dansa coma o explican los elegits d’aquel temps : « Caliá una òbra de crear o tornar crear per tal de consacrar lo renadiu cultural de la region. Montar una òbra escricha en lenga regionala, aquò’s ancorar aquel renadiu dins la perenitat d’una cultura occitana especifica. La causida de Mondonville s’impausava. »


Aquò’s lòrs d’aquel espectacle qu’es realizat un enregistrament que serà editat jos la fòrma d’un vinil la meteissa annada per la maison de disques Ventadorn, sol enregistrament complet de l’opèra editat al jorn d’anuèch.

Mai recentament, l’opèra es estat recreat pels escolans del conservatòri de Tolosa sus l’empont del teatre del Capitòli en 2002.

Criticas et recepcion de l’òbra

 Tanlèu la primièra representacion de l’opèra, mantunas criticas son publicadas dins las gasètas del temps. Los vejaires son partatjats entre bofonistas (italianizants) e partisans de l’opèra francés. En mai de las acusacions de plagiat proferidas per Grimm, aquò’s la question de la lenga emplegada dins l’opèra que sembla cristallizar totes los debats, coma nos o indica l’abat Xavier de La Porte dins lo tòme III de sas Anecdotes Dramatiques : « Le jargon languedocien qu'il avoit parlé dans son enfance, et qui est presque aussi favorable au chant et aux idées tendres et galantes, que la langue Italienne, fut une nouveauté piquante à l'Opéra... ».

Aital, lo Mercure de France de decembre de 1754 fa paréisser una critica elogiosa (consultar l’article original sus Gallica) : « M. Mondonville poète tout à la fois et musicien, est l'auteur des paroles et de la musique : tels étoient autrefois nos fameux Troubadours. La pastorale est écrite en langage toulousain, le prologue l'est en notre langue. [...] Alcimadure [...] et [...] Daphnis ont été rendus par Mlle Fel et Mr Jeliote. Ils sont si supérieurs l'un et l'autre, lorsqu'ils chantent le François, qu'il est aisé de juger du charme de leur voix, de la finesse de leur expression, de la perfection de leurs traits, en rendant le langage du pays riant auquel nous devons leur naissance... ».

A l’enreboch, l’autor del Manuscrit de Munich, partisans dels Italians redigís una critica mai sevèra : « Daphnis et Alcimadure opera dont les paroles sont de l'idiome languedocien n'a pas plu généralement et nous n'en sommes pas surpris ; il faut sçavoir ce jargon, et si l'on l'avoit sçu, peutetre l'auroit-on encore moins gouté. Le Sr Mondonville pretend que les paroles sont de luy ainsy que la musique ; on luy reproche d'avoir beaucoup pillé chez les italiens. En tout cas ce n'est pas voler dans le tronc des pauvres. »

Grimm, per tant qu’a el, acusa clarament Mondonville de plagiat, afirma dins un article pareissut dins la revista Correspondance Littéraire que lo compositor es anat putzar dins l’Opéra de Frontignan de Nicolas Fizes, amei tanben dins mantuns intermèdes italians e per fin que « le reste consiste dans des airs en Languedoc que tout le monde, en Languedoc, sait par cœur. » (Melchior Grimm IN Correspondance littéraire). Mas un còp mai, aquò’s l’emplec de la lenga occitana que suslèva d’interrogacions : Grimm explica que lo sol meriti d’aquel opèra seriá l’emplec de l’occitan que, se sarrant de l’italian « pour la simplicité, la naïeveté, l'expression et la gentillesse » ven amenar una valor ajostada a la pèça de Mondonville.

Ressources numériques

 Voir toutes les ressources consultables en ligne sur Occitanica.

 
 
 
Lo Breviari d'amor : Une encyclopédie occitane du XIIIe siècle
CIRDÒC - Mediatèca occitana
   Dins lo païsatge d’enciclopedias que se multiplican al sègle XIII en latin e dins las diferentas lengas d’Euròpa, lo Breviari d’amor es una òbra sens par. Eiritièr de las concepcions originalas de l’amor que los trobadors occitans an fargadas a comptar de la fin del sègle XI, aquel long poèma enciclopedic de quasi 35'000 vèrses en occitan ancian fa de l’amor lo concèpte central de la concepcion del monde. Campausat devèrs 1290 per Matfre Ermengaud, un doctor en drech qu’èra sortit de Besièrs, aquela enciclopedia es un ensag a conciliar la fin’amor dels trobadors –que cantava un amor adultèri– amb l’òrdre ideologic e religiós novèl que se met en plaça en Lengadòc al sortir de la Crosada contra los Albigeses. Lo Breviari d’amor foguèt probable plan populari al començament del sègle XIV dins l’espandi occitan coma en Catalonha, a ne creire los 35 exemplaris (còpias completas, fragments e extraches) que nos son pervenguts, que 7 son virats al catalan e un al castelhan. Los manescriches complets son totes un luxe d’enluminuras, e se dubrisson sus la representacion de 'l'albre d'amor', qu’es l’arbre genealogic de l’amor que creèt lo monde, amb sas diferentas varietats naturalas e umanas.
   La màger part de l’enciclopedia pren la forma d’un ensenhament als amants e als trobadors que vòlon comprene la natura de l’amor. Dins la segonda part del poèma enciclopedic, lo 'perilhos tractat d’amor de donas', Matfre Ermengaud cita plan de cansons de trobadors al moment que debat amb lors detractors. I tracta lo tèma del maridatge, qu’èra denonciat tant pels trobadors que cantavan l’amor adultèri coma pels catars que lo consideravan coma un « adultèri fach legal ». Matfre contèsta las doas posicions per dire de restablir la tradicion crestiana : « cert es doncs que de folia / mòu e de ram d'eretgia / a tot òme que diga mal / d'est òrdre matremonial. »
   Aquel projècte unic dins tot lo corpus de la pensada medievala es un ensag de conciliacion de la fin’amor e de las concepcions de la Glèisa de Roma que faguèt pas lo plèc. Quora foguèt redescubèrt a comptar de 1862 e de l’edicion alestida pel felibre besierenc Gabriel Azaïs amb la Societat arqueologica de Besièrs, aquò esclairèt d’un lum novèl la civilisacion cortesa occitana a son trasluc.
vignette_Pellos.jpg
Lo Compendion de l’Abaco
Bancarel, Gilles
Bertrand, Aurélien

Lo Compendion de l'abaco del nom donat als instruments mecanics plans que facilitavan lo calcul) es un tractat d’aritmetica de Frances Pellos (14..-....) (Francés Pelós en grafia occitana classica), matematician niçard. L’obratge, estampat a Turin en 1492 es, en l'estat de las coneissenças actualas, lo primièr libre estampat en occitan.

Autras apelacions conegudas

< Lo Compendion de lo Abaco, [varianta del títol de l'òbra sens elision presenta dins lo recuèlh]

< Lo Compendion del Abaco, [varianta modèrna amb contraccion del títol de l'òbra]

Exemplars coneguts o conservats

Existís mai d'un exemplars coneguts d'aquel obratge conservats a :

Londres, British Library, IA. 32436
Veire la notícia del document  sus lo site de la bibliotèca

Nice, Bibliothèque municipale Romain Gary, 3 exemplaires : Rés. 12389, Rés. 12390, XV 254
Veire las notícias dels documents  sus lo site de la bibliotèca ; accedir al document numerisat sus Occitanica

Nîmes, Bibliothèque Carré d’art, INC 64 
Veire la notícia del document sus lo site de la bibliotèca

New York, Columbia University, Rare Book and Manuscript Library, Incunabula Goff P-260 
Veire la notícia del document sus lo site de la bibliotèca

Paris, Bibliothèque nationale de France, Res. p. V. 351.
Veire la notícia del document sus lo site de la bibliotèca

Séville, Biblioteca Colombina, V, p. 294 
Veire la notícia del document sus lo site de la bibliotèca

Tokyo Nihon University College of Commerce

Descripcion fisica

Incunable in 4° de 82 fulhets numerotats en chifras romanas en naut de pagina. Una numerotacion, mens regulara, en bas de pagina balha en letras d’alfabet l’òrdre dels quasèrn e en chifras romanas la dels fulhets al dintre del quasèrn. « La pagina del títol es compausada d’un enquadrament de fusta gravada... conten de multiples tablèus e operacions , 40 figuras geometricas dins lo tèxte e 2 fustas gravadas ».
Extrach de la descripcion detalhada de F. Pic (ref. çai-jos, traudccion CIRDÒC) Incunable in 4°, 80 f. ill. bois gravé. 

Exemplar de Nimes :
Incomplet des ff. 51-54. - Tèxte en dialècte niçard, 41 linhas ; car. got. 2 grandors ; letras d'espèra ; figures geometricas et 2 gr.s.b. (f. 79). Nòtas ms sus 2 ff. bl. Aponduts abans lo títol.

Nòta de contengut

Frances Pellos presenta son òbra del biais seguent dins son primièr capitol :

Dieus done a mi gratia et sia en son plaser che fassa principi he fin de aquest compendion de abaco de art de arithmeticha he semblantment dels exemples de jeumetria contenguts en los presents sequents capitols, (...) Non obstant ordeneray la presente opera per capitols, debitament entendabla a un cascun, per so que las dichas arts son necessari, nedum a merchans, mas ad ogni persona de che condition se vulha sia.

Se presenta per la seguida e dins la conclusion de l'obratge : 

Complida es la opera, ordenada he condida
Per noble Frances Pellos, citadin es de Nisa,
Laqual opera a fach, primo ad laudem del criator
Et ad laudour de la ciutat sobredicha,
Laqual es cap de Terra Nova de Provensa,
Contat es renomat per la terra universsa.


Son doncas pas los universitaris mas los mitans mercants que produsisson a partir del sègle XIII aqueles novèls « algorismes » (metòdes de l'art del calcul) o libres d’« abaco », que lor tòca es de portar los rudiments matematics necessaris al bon exercici del negòci. Es la rason per la quala aqueles tractats son redigits dins las lengas d'usatge dels mercants, en occitan, italian, francés, etc. e non en latin.

Lo Compendion de lo Abaco, que figura demest los primièrs libres de matematics imprimits en Euròpa, testimoniatge de la place qu'ocupa la lenga occitana dins los escambis comercials a l'auba de la Renaissença

Primièr obratge de matematicas aplicadas, redigit dins un provençal medieval sonhat, que compòrta de traches especificament niçards que lo rendon particularament interessant per l'estudi d'aquel dialècte a la fin del sègle XV. D’aprèp l’istorian André Compan : « Es primièr un còdi mercant, un tractat d’economia qu'es lo benvengut dins aquela fin del sègle XV a Niça e dins son comtat. En efècte, un sègle aprèp la dedicion de nòstra region als comtats de Savòia, en 1388, l’aviada mercantila metèt en bona plaça la renommada de Niça. Es aital que podèm retrobar dins aquel tractat las unitats de valor e e los escambis monetaris que demoraràn valables fins a la Revolucion ». L'autor, a la fin del tèxte, pren lo temps d'especificar qu'es niçard e qu'escriguèt aquel obratge a la lausenja del creator e de sa vila renommada « per la terra universsa ».1

Nòta d’estudi

A despart de l'edicion originala, existís una reedicion realizada per Robert Lafont. Dins son edicion, Lafont perseguís per un estudi genealogic que, en s'apiejant sus la noblesa de Francés Pelós, lo raprochariá de las divèrsas brancas de la familha Pellosio a las armas d' « òr a l'ors de sabla passanta » e en ligam amb lo quite nom de Pelós.

Criticas e recepcion de l'òbra

Edicion critica  
Compendion de l'Abaco / Francés Pellos ; texte établi d'après l'éd. de 1492 par Robert Lafont, avec un comment. philologique ; comment. mathématique de Guy Tournerie. Montpellier : Univ. de Montpellier Fac. des lettres et sciences humaines, 1967. 

Bibliografias  
Jacques-Charles Brunet, Manuel du libraire et de l’amateur de livres, 5e édition, Paris, Firmin Didot, 1860-1865, T. 4, colonne 475. 

Catalogue général des incunables des bibliothèques publiques de France, Nendeln, Kraus-Thomson, 1970, T. XVI, p. 8977. 

Estudis  
Baldassare Boncompagni, « Intorno ad un trattato d’aritmetica stampato nel 1478 », Atti dell’Accademia Pontifica de’ nuovi Lincei, T. XVI, 1862-1863, p.161, 332-335. 

J. Rance-Bourrey, « Incunables niçois », Nice Historique, vol. X, mars 1908, p. 89-91. 

Étude critique et méthodique d’un ouvrage en moyen provençal : Lo compendion de l’abaco de Frances Pellos 1492 par Adolphe Viani sous la direction de Jean Granarolo [S.l.] : [s.n.], 1981. Thèse de 3e cycle : Études régionales : Nice : 1981. 

Roger Casaglia, « Frances Pellos e lou 500ème aniversari dou Compendium de l’Abaco », Nice Historique, 1982, n. 2, p. 108-112. 

François Pic, « Itinéraire bibliographique en mathématiques occitanes de F. Pellos (1492) à J.-F. Fulconis (1562) » dans : Huit siècles de mathématiques en Occitanie : de Gerbert et des Arabes à Fermat, Monein : Ed. PyréMonde, impr. 2008, p. 138-158. 

Michel Guillemot, « Les méthodes de fausse position dans le Manuscrit de Pamiers (1430) et le Compendion de l’Abaco de F. Pellos (1492) » dans : Huit siècles de mathématiques en Occitanie : de Gerbert et des Arabes à Fermat, Monein : Ed. PyréMonde, impr. 2008, p. 138-158. 

Ressorsas numericas 
BM Carré d'art Nîmes
BMVR Nice


1. Traduccion realizada per lo CIRDÒC.

sus 695