Flamenca es un roman anonim de 8095 vèrses octosillabics compausat en occitan ancian dins lo darrièr tèrç del sègle XIII. Es conegut per aquesta sola còpia, descobèrta al sègle XIX per François Raynouard dins las colleccions de la Bibliotèca de Carcassona.
Flamenca conta las amors de Guilhem de Nevèrs, jove cavalièr dotat de totas las vertuts fisicas e moralas, e de la bèla Flamenca. La debuta del roman manca dins lo manuscrit de Carcassona. Lo raconte comença per la demanda en maridatge de Flamenca per Archambaut, senhor de Borbon. Las nòças son celebradas amb faste a Nemors pendent uèch jorns puèi seguisson las festivitats de l’arribada de Flamenca a Borbon. La descripcion extraordinariament detalhada de las fèstas de Borbon, de las danças, de las musicas, de las òbras literàrias que i son jogadas, « lo desplegament mai incredible de cultura viva que podèm somiar » segon Ives Roqueta, a fach de Flamenca un retrach excepcional de la societat cortesa e li a pogut balhar un imatge de roman istoric.
Mas Flamenca, roman del castia gilós (castigament del gelós) e de l’adultèri, suspren mai que mai per son istòria, sulfurosa, d’autant mai que foguèt compausat dins lo periòde de repression ideologica e religiosa de l’après-Crosada contra los Albigeses. Per tal de conquerir Flamenca, tenguda reclusa per la gelosiá del sieu marit Archambault, lo cavalièr Guilhem pren la plaça d’un clergue per li portar, a la glèisa, de dimenge en dimenge, lo messatge del sieu amor, en desviar lo rite del poton de patz (poton al psautièr). A la seguida de peripecias nombrosas, aqueste amor adultèri e mai « eretic » (Renat Nelli) acaba per èstre consumit pels dos aimadors.
Flamenca es considerat coma un dels primièrs romans modèrnes e acaba pas de susprene per la modernitat de sa fòrma.
Lo manuscrit de Carcassona es incomplet. Lo primièr fulhet, mutilat, daissa legir pas que las primièras letras de sièis vèrses. En mai de las mancas nombrosas dins lo còrs del volum, los darrièrs fulhets an desapareguts tanben.
Lo volum conten, en cap del manuscrit, una letra autografa de François Raynouard, descobreire e editor primièr de Flamenca, datada de 1834.
Ne saber mai sus l’òbra : consultar Flamenca : roman occitan del sègle XIII [ficha d’inventari] dins lo Repertòri del patrimòni cultural occitan.
André Paul Cabrol est né le 11 janvier 1910 à Causses-et-Veyran. Après des études au séminaire, il est ordonné prêtre en 1933. Erudit spécialisé en histoire locale, en occitan et en toponymie, il effectue de nombreuses recherches sur l'origine des noms de lieu.
Reconnu pour ses connaissances, il seconde des étudiants et universitaires dans leurs recherches historiques, ethnographiques et toponymiques sur le département.
Dans les années 1950, il fait ainsi la connaissance de Frank R. Hamlin (décédé le 23 février 2000), universitaire britannique, qui s'intéresse aux toponymie de l'Hérault dans le cadre de sa thèse de doctorat. De 1971 à 1973, il conseille aussi Geoffrey Mills, universitaire canadien et élève de Frank R. Hamlin, dans ses travaux de doctorat en philosophie (Université de Colombie britannique, à Vancouver) portant sur La terminologie pastorale en Languedoc (thèse soutenue en 1974).
A la fin des années 1970, Frank R. Hamlin prépare la publication de ses travaux et associe l'abbé Cabrol à la relecture et à la critique de ses recherches. Durant cinq ans, de 1977 à 1982, l'abbé Cabrol et Franck R. Hamlin, échangent courriers scientifiques, fiches de dépouillement et recherches locales, aboutissant en 1983 à la publication, sous le nom des deux chercheurs, de l'ouvrage de référence "Les noms de lieux du département de l'Hérault : nouveau dictionnaire topographique et étymologique".
Dépôt de l'abbé André Cabrol (entrée n° 2146, 26 mai 1987).
Fonds clos
Le fonds de l'abbé André Cabrol se compose de quatre ensembles de documents :
- Les recherches toponymiques sur le département de l'Hérault pour l'ouvrage de Frank R. Hamlin Les noms de lieux du département de l'Hérault : nouveau dictionnaire topographique et étymologique où sont conservés notamment les fichiers alphabétiques de toponymes héraultais de l'abbé Cabrol (26 J 1-4).
- Les recherches et publications personnelles de l'abbé Cabrol où l'on trouve des sermons prononcés en occitan (26 J 8).
- Les recherches pour la thèse de doctorat en philosophie de Geoffrey Mills sur La terminologie pastorale en Languedocien : étude dialectologique et sémantique qui consistent en un nombre important d'enquêtes orales (26 J 10).
- Un ensemble d'ouvrages, revues et tirés-à-part que l'abbé Cabrol a réuni sur des thématiques telles que la toponymie (26 J 11), l'histoire locale (26 J 12-13), le culte des saints et l'histoire religieuse (26 J 14).
1891-1987
Occitan (languedocien)
Occitan (provençal)
Français
15 notices, 0,90 m.l.
Manuscrits/Tapuscrits
Monographies imprimées
26 J (sous-série)
Consulter l'inventaire en ligne du fonds sur le site des archives départementales de l'Hérault
Communication libre.
Se référer au règlement intérieur de la salle de lecture.
Xavier Azéma (1926-...), docteur en théologie, évêque auxiliaire de Montpellier, est l'auteur d'une thèse sur le jansénisme dans le diocèse d'Agde au XVIIIe siècle et de plusieurs ouvrages d'histoire religieuse. Il est le fils de Pierre Azéma, figure du félibrige montpelliérain.
Dons par Xavier Azéma en 1983 (entrée n° 1782, février 1983), en 1987 (entrée n° 2135, février 1987) et en 1992 (entrée n° 2662, 24 avril 1992)
fonds clos
CIRDÒC, Béziers, fonds Pierre Azéma
Le fonds regroupe les archives de la famille Azéma de Montpellier, et particulièrement les papiers de Pierre Azéma, correspondance personnelle et articles de journaux (20 J 2-12).
1521-1942
Occitan (languedocien)
Français
14 notices, 0,70 ml
20 J (sous-série)
Inventaire en ligne des fonds conservés par les archives départementales de l'Hérault
Consultation libre
Reproduction libre
Les premières formes d'organisation communale apparaissent de façon précoce dans le département de l'Hérault au cours du XIIe siècle dans les villes (Montpellier, Béziers).
Aux XIIIe-XIVe siècles, l'institution du consulat se diffuse progressivement dans les communautés rurales à la faveur de la réorganisation des pouvoirs à la suite des évènements dits de la Croisade contre les Albigeois (1208-1249).
Les habitants obtiennent du roi et des seigneurs locaux des libertés pour s'administrer. Ils peuvent élire un nombre déterminé de consuls qui sont renouvelés chaque année. Ils sont responsables notamment de la répartition et de la collecte des impôts royaux sur le territoire de la communauté. Cette institution perdure jusqu'à la Révolution. Les communes, créées en décembre 1789, recueillent des archives des communautés.
En 1792, les communes héritent de la gestion de l'état civil (jusqu'alors tenu par les prêtres) et des archives des paroisses. Les communes de moins de 2000 habitants ont l'obligation de déposer aux Archives départementales dont elles dépendent leurs archives de plus de cent ans.
Accroissement : fonds ouvert
1154-2005
Langues représentées dans le fonds :
Occitan
Français
Latin
820 mètres linéaires
Supports représentés :Manuscrits/Tapuscrits
Instruments de recherche disponibles :
Conditions de reproduction :
La pétanque est un jeu de boules traditionnel originaire de Provence et plus particulièrement de la région marseillaise. Popularisé dans le reste de la France, le sport se développe à l'international depuis quelques années, comme à New-York et en Asie du Sud-Est. La pétanque est déclarée « sport de haut niveau » en 2004 par le Ministère de la Jeunesse et des Sports.
Généralement, les terrains font au moins 12 mètres de long et quelques mètres de large car les parties se jouent entre 6 et 10 mètres.
Les parties de pétanque opposent deux équipes. Les équipes sont soit d’un seul joueur (3 boules chacun), soit de deux joueurs (en « doublette » avec trois boules chacun), soit de trois joueurs (en « triplette » avec deux boules chacun). La première équipe lance le « but » (une petite boule de buis appelée le « bouchon » (dans la région Marseillaise) ou le « cochonnet »), puis une boule métallique. Un joueur de la seconde équipe lance à son tour sa boule. L’équipe qui a positionné sa boule le plus loin du « bouchon » rejoue jusqu’à prendre le point.
Lorsque la « mène » est terminée, c’est-à-dire lorsque toutes les boules ont été lancées par les deux équipes, l’équipe gagnante repart du « bouchon » en faisant un rond à son emplacement et en lançant le but généralement dans le sens inverse de la première mène (pour rester sur le terrain s’il y en a un), et ainsi de suite jusqu’à ce que 13 points aient été comptabilisés.
Les parties amicales peuvent se poursuivre par une deuxième partie, la « revanche », et souvent par une troisième, la « belle ».
Une partie de pétanque se déroule sur un terrain dur, de préférence de terre battue et légèrement gravillonné. Le terrain ne doit pas être travaillé et être aussi « naturel » que possible, dans l'esprit des places de villages (non pavées), des chemins de terre ou des terrains vagues sur lesquels les joueurs se retrouvaient avant la création récente des boulodromes et qu’ils utilisent encore aujourd’hui lorsqu’il n’y a pas de terrain aménagé.
À la pétanque, les joueurs utilisent des boules en métal dont le diamètre et le poids varient légèrement. Pour être utilisées en compétitions officielles, les boules de pétanque doivent être homologuées par les Fédérations Française et Internationale de Pétanque et de Jeu Provençal (F.F.P.J.P. et F.I.P.J.P.). La marque du fabricant et le label d’homologation sont gravés sur chaque boule ainsi que le numéro de série et le poids. La dureté minimale de l’acier est de 35 HRC (110 Kg/mm2) ; le poids varie entre 650 et 800 grammes ; le diamètre se situe entre 70,5 à 80 mm. Les boules doivent être en acier, creuses, sans corps étranger à l’intérieur (notamment du sable ou du plomb ce qui permet de leur donner un effet considéré comme un avantage et donc comme une « tricherie »).
Parmi le matériel utilisé à la pétanque on peut relever :
L’apprentissage se fait traditionnellement par immersion au sein du groupe familial ou de la classe d’âge.
Le « jeune » accompagne son père sur les boulodromes et s’entraine avec lui. Il joue avec ses « copains » dans la cour de la maison.
Cela dit, les joueurs de pétanque ont souvent découvert le jeu sur le tard, vers 20/30 ans, voire 50/60 ans, pendant leurs vacances et leurs voyages en voyant des joueurs s’exercer.
La fédération nationale créée en 1945 (FNPJP) voit les clubs se multiplier à travers le monde. En 2008, la Fédération Internationale de Pétanque et de Jeu Provençal (créée en 1958) comptait 81 fédérations nationales rassemblant 566.734 licenciés (la moitié étant français), l’immense majorité jouant à la pétanque (le « jeu provençal » traditionnel étant resté essentiellement pratiqué en Provence).
Actuellement, face à la chute des licenciés qui est due au non renouvellement des licenciés âgés, des initiatives d’apprentissage de la pétanque à l’attention des « jeunes », basées sur le bénévolat, voient le jour.
Contrairement à l’idée qui est véhiculée, la pétanque est un jeu récent.
Elle commence à être pratiquée dans les années 1900 dans la région marseillaise par des joueurs de « longue » qui décidèrent de rester ped tanco (pieds fixes) afin de pouvoir jouer avec leurs amis moins lestes (vaillants) qu’eux qui ne pouvaient plus s’élancer sur trois pas avant de jeter leurs boules ou se mettre en équilibre sur un pied pour pointer (selon les règles du jeu provençal traditionnel).
Le premier concours de pétanque a été organisé sur le boulodrome des frères Pitiot sur les hauteurs de La Ciotat en 1910. Cette variante correspondait à une attente très forte des joueurs vieillissants ou légèrement handicapés et à ceux qui cherchaient un jeu plus convivial et accessible à tous.
Très rapidement, sous l’impulsion d’Ernest Pitiot, le jeu s’est répandu dans le Midi de la France (notamment à partir de Palavas-les-Flots et de Montpellier dans l'Hérault).
Depuis les années 1960, la pétanque s’est diffusée dans la France entière. La fédération nationale a été créée en 1945 (FNPJP).
De nombreux sites Internet, coordonnées par les fédérations, les comités, les amateurs passionnés ou les commerçants proposant du matériel spécifique, valorisent la pétanque et ont pour objectif d’en diffuser la pratique à travers le monde entier.
Il existe également quelques revues : Pétanque Magazine, Boulisme…
En revanche, il n'existe aucune action de valorisation de la pratique de la patique en terme patrimonial. On peut néanmoins signaler l'implication des municipalités, des Conseils départementaux et régionaux, dans l’entretien des boulodromes et l’organisation des grandes manifestations. Et le travail mis en œuvre par les Fédérations nationales et internationales pour la diffusion de la pratique du sport et l'organisation de grandes manifestations. Ce travail a abouti en 2004 par la reconnaissance par le ministère de la jeunesse et des sports de la pratique de la pétanque comme « sport de haut niveau ».
Si la pétanque se déroule généralement en club (cercles ou associations sportives) sur des terrains spécifiques appelés « boulodromes » aménagés par les municipalités dans les parcs urbains ou sur un coin de la « place » dans les villages, elle se pratique également comme sport-loisir par des millions d’amateurs non licenciées à la plage, à la montagne, lors des pique-niques ou des repas familiaux…
Été comme hiver, de nombreux joueurs de pétanque se rassemblent, notamment en Provence.
Certains concours internationaux patronnés par des quotidiens régionaux (La Marseillaise, Le Midi Libre) et organisés indépendamment de la fédération, sont devenus de véritables évènements populaires entraînant des migrations estivales spectaculaires.
La Marseillaise (créé en 1962) a reçu 13872 participants pour son édition 2011, soit 4333 parties en 5 jours. Le Mondial de Millau (créé en 1982) dans l’Aveyron met en scène des milliers d’équipes (séniors, juniors, féminines) qui s’affrontent jours et nuits au début du mois d’août. Bien que moins fréquenté, Le Riviera Pétanque Show de Nice (06), anciennement nommé Europétanque (créé en 2001), accueille également en juillet un grand nombre de joueurs (2000 joueurs en 2010) sur les sites de la Promenade des Anglais, la place Masséna et le jardin Albert 1er.
En Languedoc-Roussillon, de nombreuses compétitions ont lieu chaque semaine, principalement d'avril à mi-octobre. En juin 2014, la ville de Gruissan dans l'Aude (11) accueillera les championnats de France séniors masculins de tête à tête et ceux de doublettes féminins. En 1997, la ville de Montpellier à accueilli les Championnats du monde de pétanque.
La fédération française organise également de multiples compétitions sportives et des concours sélectifs pour déterminer la composition de l’équipe de France qui représentera le pays lors du « Championnat du monde de pétanque », événement majeur pris en charge par la Fédération Internationale de Pétanque et Jeu Provençal.