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Compilation d'auguns priuiledgis et reglamens deu pays de Bearn

Résumé

Cet ouvrage est une compilation des différents jurements des seigneurs de Béarn et des sujets à leurs seigneurs.

Rédigé par les États de Béarn en 1633, il a pour objet de « tirer des ténèbres » et d' « exposer au soleil » les serments de fidélité (jurements) des seigneurs et les règlements ordonnés par ceux-ci. Les auteurs en justifient la réalisation par un souci d'efficacité et de transparence, dans le même esprit ayant présidé à l'impression, en 1552 des Fors de Béarn.

Le droit béarnais, de l'époque médiévale à la Révolution, est en effet constitué des coutumes que le peuple et les institutions béarnaises défendront nonobstant leur rattachement à la France en 1620. L'impression des Fors sous Henri d'Albret fut l'occasion d'en réadapter le contenu, à la demande des Etats, soucieux de voir diminuer le nombre et la durée des séances par la meilleure information du peuple sur ses droits.

La rédaction de cet ouvrage intervient toutefois dans un contexte où les États ont perdu de leur pouvoir. L'édit d'union qu'ils n'ont jamais reconnu est promulgué depuis 13 ans, et leur rôle se limite essentiellement à recevoir les jurements des souverains à leur avènement ainsi qu'à la décision de levée des impôts. Les États seront dissous à la Révolution et les Fors et coutumes abolis.


Autres numérisations :

Exemplaire de 1633 de la Bibliothèque nationale de France, département Droit, économie, politique 

Exemplaire de 1716 de l’Université de Bordeaux. Bibliothèque Universitaire Droit, science politique, économie. 

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Le Vite delli piu celebri et antichi primi poeti provenzali de Jean de Nostredame
Nostredame, Jean de (1507?-1577)

Resumit

La notorietat de Jean de Nostredame, magistrat a Ais de Provença e fraire de l’astrològ Nostradamus, es deguda a la dobla publicacion, en 1575, a Lion, en italian puèi en francès, dels Vite delli piu celebri et antichi primi poeti provenzali. 

Aquel recuèlh es de fach un trabalh de genealogista complasent. L’autor falsifica las biografias dels trobadors per los faire Provençals. Cerca a onorar d’unas familhas provençalas e italianas en lor inventant d’illustracions literàrias. 

Menciona coma sorsas principalas d’aquel obratge los escriches de monges provençals. Camille Chabaneau ensaja de los identificar dins Le Moine des Isles d'Or (« Lo Monge de las Illas d'Aur ») (Annales du Midi, 1907). Demest aquelas sorsas se trobarián lo Monge de Montaudon (1145?-122.), Uc de Sant Circ (12..-1253?) e un cèrt “Monge de las Illas d'Aur” qu’identifica coma essent Joan Nostredame o son amic Jules-Raymond de Soliers mòrt en 1594. 

Es sus aquestas basas faussadas que se son montadas pendent mantuna decennia las tradicions istoriograficas provençalas, d’òc e francesa. Longtemps son obratge faguèt autoritat per l’estudi dels trobadors. En 1913, pasmens, las romanistas e medievalistas Camille Chabaneau e Joseph Anglade dreçan la lista de totas las falsificacions. D’autres cercaires an dempuèi contunhat de metre a jorn las invencions e messorgas de Nostredame. 

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Obros et rimos Lois Bellaud de la Bellaudièra : primièr libre imprimit a Marselha
Bellaud de la Bellaudière, Louis (1543?-1588)
Louis Bellaud de la Bellaudière (1543 ?-1588), poète provençal du XVIe siècle, est considéré comme le maître de l’art du sonnet en occitan et du style pétrarquiste, conciliant dans son œuvre poétique lyrisme, humour et fantaisie. Il amorce la renaissance des lettres d’oc en Provence. 
On ne connaît de Bellaud que trois recueils poétiques : les Obros et Rimos, le Don-Don infernal et Lous Passa-tens. Seul le Don-Don infernal  a été publié de son vivant, une brochure imprimée à Aix en 1584, en 1588 puis en 1602.
Le recueil Obros et rimos provenssalos de Loys de la Bellaudiero, gentilhomme prouvenssau, souvent abrégé en Obros et Rimos, a été imprimé à Marseille le 20 octobre 1595, sept ans après la mort du poète, grâce à son oncle, Pierre Paul, dans le contexte particulier de la République de Casaulx. S’il reprend le titre du premier recueil, il constitue en réalité l’édition complète des œuvres poétiques de Bellaud.  

L’exemplaire des Obros et Rimos numérisé ici provient des collections du CIRDOC - Institut occitan de cultura (CR-A 8138).  

Contexte historique : le premier livre marseillais  

C'est Pierre Paul, son oncle d’alliance, qualifié parfois d’écuyer de Marseille, qui rassembla ses œuvres éparses, les publia et les fit ainsi connaître. Il en profita pour publier au sein du volume également un de ses recueils la Barbouillado.
Des circonstances historiques particulières sont à l’origine de la  publication de ce recueil : de 1591 à 1596, Charles de Casaulx installe une éphémère « République de Marseille ». Le nouveau pouvoir fait installer l’imprimerie à Marseille. Pierre Mascaron, premier imprimeur marseillais, sort de ses presses les Obros et Rimos de Bellaud de la Bellaudière qui constituent le premier livre sorti des presses marseillaises. 
L’ouvrage est également célèbre, au moins à l’échelle locale, parce qu’il a vu le jour sous le patronage d’un personnage « rebelle », peu avant la chute de celui-ci et de son régime : les Obros et Rimos sont dédiées à Charles de Casaulx et son viguier Louis d’Aix, qui ont octroyé la permission. 
L'exécution de l'ouvrage, au point de vue typographique, peut paraître désordonnée. Cette apparente fantaisie en termes de ponctuation, de graphie est elle-due à Pierre Mascaron, à Pierre Paul ou à Bellaud lui-même ? Il est difficile de l'affirmer. Le provençal écrit de Bellaud est, tout comme l'ensemble des écrits de l'époque dite « baroque », bien loin de la graphie établie au Moyen-Âge (perdue depuis la fin de l'usage administratif de la langue d'oc). Un lecteur moderne peut paraître désorienté devant l'invasion de lettres parasites ou décoratives, les notations différentes d'un même mot... C'est aussi le cas, dans une moindre mesure, pour les auteurs français de l'époque. De plus, le provençal de Bellaud est en pleine évolution, il garde des traits archaïques tels que les pronoms « lous » et « las » mais, parfois, utilise le « leys » moderne, par exemple. 

Contenu du volume

Reliure vélin de l’époque (fin XVIe-début XVIIe siècle)
vues 3 à 7 : Sur les pages de garde supérieures notes manuscrites : « Ex libris Guihelmy Massiliensis », un possesseur contemporain de l’impression, suivi d’un tercet en vers latins et de deux quatrains en français. 
vue 14 : En regard de la page de titre, une feuille brochée au verso de laquelle figure, dans un encadrement de fleurons, l’avertissement aux lecteurs.
vue 15 : Sur la page de titre, les armoiries de la ville de Marseille sont gravées sur bois, sans indication de couleur, dans un rameau de laurier. 
vue 16 : La page suivante contient le portrait de Bellaud dans un ovale, représenté en buste couronné de laurier et autour duquel on lit une citation en latin suivi d’une dédicace en occitan signée Pierre Paul qui fait l’éloge du poète : « ...Si cent mille ans dure le monde, / ses poèmes ne dépériront pas… »
vues 17 à 42 : Éloge de Louis de Bellaud, Epître liminaire par Pierre Paul et dédicace à Charles Casaulx et Louis d’Aix, Préface de César de Nostredame. 
Les quatre parties chronologiques de l’œuvre ont chacune une page de titre et sont précédées de pièces liminaires en prose ou en vers destinées à glorifier l'auteur, l'éditeur, ou les protecteurs.
vues 15 à 166 : Les Obros, ou premier livre de la prison est un recueil de 164 sonnets entrecoupés de pièces diverses (odes, chansons, quatrains et huitains…). Composé lors de son emprisonnement à Moulins, il se présente comme les éphémérides d’un détenu. 
vues 167 à 194 : Avec le Don-Don infernal, nous changeons de genre poétique, mais non d’atmosphère : misères et calamitez d’une prison. C’est une déclamation, non plus en sonnets, mais en sixains sur les abominations du régime pénitentiaire, et contre les pratiques judiciaires. 
vue 195 à 324 : Le troisième recueil Lous Passa-tens a été constitué par Pierre Paul sans ordre particulier. On quitte alors la poésie carcérale pour entrer dans divers pièces avec toujours une prépondérance du sonnet. 
vues 325 à 334 : Dans les dernières pages, on trouve la table des différents poèmes et à nouveau le portrait de Bellaud. 
vues 335 à 402 :  Barbouillado et fantaisies journalières de Pierre Paul. Il y a sur cette page de titre d’autres armoiries de la ville de Marseille avec inscrit autour : « superbia, humilitati, sucumbit ».
vues 403 à 405 : Sur la page de garde inférieure, quatrain manuscrit en occitan : « Las obros de La Belaudiero / son courounados de laurie : / Aquelley di pau de Figuiero / per estre un uray gasto mestie. » suivi d’un monogramme composé des lettres majuscules M, A et O. 
Sur les feuillets de garde inférieurs, on trouve deux essais maladroits de copie du fameux monogramme du bibliophile Nicolas-Claude Fabri de Peiresc.
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