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Videoguida : Queribús (lenga e sostítols en occitan)

Nis d'agla que susmonta la plana de Rosselhon, lo site de Querbús va focalizar sus el los darrièrs fuòcs de la Crosada contra los Albigeses.

Aquesta videoguida d'animacion foguèt realizada en 2014 dins l'encastre del projècte e-Anem, finançat pel FEDER en Lengadòc-Rosselhon.

Version occitana sostitolada en occitan

Centre de ressources d’éducation au développement durable (CREDD)
Guillon, Adèle
L’an 1280 viviá un cèrvi magnific de las banas solidas coma de garric...
Retrobatz la legenda de l'animal totemic de Cervian (34) contada en francés, en occitan e en anglés per Adèle Guillon e illustrada per Jane Appleton (fica sortida del bulletin del Centre de ressorsas d'educacion al desvolopament durable de Valhan).

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Plafond peint du Palais des archevêques de Narbonne
Association internationale de Recherche sur les Charpentes et les Plafonds Peints médiévaux (RCPPM)
Sur l’ancienne Caulada (“place aux choux”, ancienne place du marché) se dresse l’actuel Hôtel de Ville de Narbonne. Entre ces murs, qui abritaient auparavant la résidence des archevêques de Narbonne - parmi les plus riches et les plus puissants de leur époque -, se trouve le Musée d’archéologie et, en son sein, un ancien plafond peint du Palais Vieux des Archevêques.

Le plafond est entièrement peint : les poutres portent un décor floral qui rythme l'espace, les consoles sont décorées d'élégants enroulements végétaux, mais le plus spectaculaire ce sont les décors des closoirs (planchettes positionnées entre 2 poutres) : les animaux y sont nombreux, en particulier les oiseaux . Ils cohabitent avec quelques scènes guerrières. Il est plausible que le commanditaire du plafond avait  encore présents à l'esprit les terribles combats qui opposèrent les fidèles du Pape et du Roi de France à de nombreux Occitans au cours des guerres dites, aujourd'hui, « cathares » .  



Plafond peint du Palais des Archevêques de Narbonne : vue générale

Restauré dans les années 1940, c’est vraisemblablement l’un des plus anciens plafonds peints de la région. Cette charpente, qui , au sein du palais archiépiscopal, ornait une vaste salle dont on ne connaît pas la fonction, exprime la puissance des archevêques de Narbonne . L’issue de la croisade contre les Albigeois au cours de laquelle, en 1212, le légat pontifical Arnaud Amalric devient archevêque de Narbonne, accroît leur fortune et leur pouvoir sur les seigneuries concurrentes, de même que leur engagement dans la Reconquista. Ils furent par la suite proches des rois de France et au XIVe siècle, des papes d’Avignon.

Nom de l'édifice :

Musée archéologique de Narbonne

Localisation :

Narbonne, Hôtel de Ville

Fonction d'origine de l'édifice :

Lieu de résidence et d’administration des archevêques de Narbonne.

Fonction actuelle de l'édifice :

Musée d’archéologie, locaux de l’Hôtel de Ville.

Datation :

XIIIe siècle

Éléments remarquables

La salle elle-même (14 m de long, 6 m de large, 6 m de haut) est d’une architecture remarquable : le mur oriental notamment, très mince (environ 30 cm) malgré sa hauteur, fait en petit appareil antique remployé, et renforcé par de grands arcs formerets.


La salle touchait au Sud à la chapelle de la Madeleine, avec laquelle elle ne communiquait pas : à l’époque la circulation se faisait à l’extérieur, par une galerie disparue.

Corbeaux et poutres sablières richement ornés

La charpente de cette pièce, montée sur 33 poutres, est exceptionnelle. Elle a quelques ressemblances avec la Loggia de la reine au Palais des Rois de Majorque à Perpignan, (fin du XIIIe siècle). Mais ici, les poutres ont été datées par dendrochronologie (étude des cernes de croissance des arbres) du premier quart du XIIIe siècle : donc en pleine croisade des Albigeois.

Les 33 poutres reposent sur des corbeaux, eux-mêmes posés sur une poutre sablière. Pas d’assemblage en bois, mais de longs clous traversants fixent la poutre aux corbeaux; poutre et corbeaux ont été assemblés au sol et hissés ensemble. Deux rangées de planchettes, glissées dans des fentes ménagées dans les poutres et les corbeaux, cachent les « trous noirs » entre les poutres. Les planches constituant le plafond (et, en même temps, le plancher de l'étage supérieur) viennent sur les poutres : des couvre-joints cachent les jointures entre les closoirs et entre les planches.

Tout l’ensemble est peint, en partie au sol, avant d’être mis en place. Les analyses physico-chimiques ont montré un curieux mélange d’emploi de pigments peu coûteux, grossièrement broyés et d’un rouge précieux, venu d’Asie, le lac-laque, pour la couche supérieure du fond, aux effets de brillance.

Détail : animal bondissant

On y voit des dessins géométriques, des arbres, des animaux bondissant, des oiseaux dans un style d’influence espagnole. Les scènes de guerre sont nombreuses, mais les combats entre fantassins sont un thème rare à l’époque de la chevalerie triomphante.

Un éléphant et une machine de guerre occupent la tranche des corbeaux dans l’angle nord-est. La machine détruit les murs d’une ville d’où tombe un combattant noir (c’est-à-dire, à l’époque, mauvais).

L’absence de représentations héraldiques, très fréquentes sur les plafonds peints médiévaux, s’explique peut-être par l’ancienneté du décor de cette salle.

Tranche des corbeaux de l'angle Nord-Est représentant un éléphant
Détail : chevalier tombant d'une muraille

Statut de protection

Classement au titre de Monuments historiques par liste 1840 et 8/07/1937.

Vidèoguidas de Corbièras
Centre interrégional de développement de l'occitan (Béziers, Hérault). Auteur
Kaleo design. Metteur en scène ou réalisateur
En 1258, lo Tractat de Corbeil signat pels reis de França e d’Aragon fa del massís de las Corbièras una zòna de marcha entre los dos reialmes. Lo Fenolhedés ven alara un avantpòst sus la plana de Rosselhon, ara tèrra estrangièra a la França. Al còr de l’Edat Mejana, aquela frontièra novèla se bastís progressivament, dins lo paisatge mas tanben los esperits. Fòcus sus la presa de Queribús que precedís de qualques meses la signatura del Tractat de Corbeil, e cabussada dins las legendas qu’espelisson alara a l’entorn d’aquesta novèla frontièra.

Aquestas videoguidas d'animacion foguèron realizadas en 2014 dins l'encastre del projècte e-Anem, finançat pel FEDER en Lengadòc-Rosselhon.
Videoguida : Queribús (en lenga occitana sostitolada francés)

Nis d'agla que susmonta la plana de Rosselhon, lo site de Querbús va focalizar sus el los darrièrs fuòcs de la Crosada contra los Albigeses.

Aquesta videoguida d'animacion foguèt realizada en 2014 dins l'encastre del projècte e-Anem, finançat pel FEDER en Lengadòc-Rosselhon.

Version occitana sostitolada en francés.

La Batalha de Murèth : guida documentària
Centre interrégional de développement de l'occitan (Béziers, Hérault)

Ce TÈMA(S) n°3 a été préparé par les bibliothécaires du CIRDÒC-Mediatèca occitana en septembre 2013, à l'occasion du VIIIe centenaire de la bataille de Muret.

La Fête de l'Escolo Moundino commémore la Bataille de Muret / article tiré de la revue La Terro d'Oc de 1913
Escolo Moundino (Toulouse)

Cet Article issu du numéro de l'année 1913 de la revue La Terro d'Oc relate le déroulement de la Fête de l'Escolo Moundino qui célébrait à l'époque le 700ème anniversaire de la Bataille de Muret. 

Consultez un autre article de la même revue portant sur la Bataille de Muret.

La bataille de Muret / R. Vigairal, article tiré de la revue La Terro d'Oc, année 1913
Vigairal, R.

Cet article de R. Vigairal sur la Bataille de Muret fait partie de la revue La Terro d'Oc, Revisto Felibrenco e Federalisto, publiée par L'Escolo Moundino, N° de 1913. 

Le numéro de l'année 1913 présente plusieurs articles traitant de la bataille de Muret dont on célébrait à l'époque le 700ème anniversaire.

Découvrez sur Occitanica un autre article de la revue sur le même sujet.

Que signifie "celado" dans le nom de la fontaine de Carcassonne, la "foun celado" ?
CIRDÒC - Mediatèca occitana (servici question-responsa)

La fontaine de la porte d'Aude dans la Cité de Carcassonne s'appelle "foun celado". Que signifie le terme "celado" ?


La "foun celado" de Carcassonne (font celada en graphie occitane) :


La foun celado, au même titre que la foun grando, figure parmi les fontaines les plus anciennes de la cité de Carcassonne, dont le nom occitan laisse entrevoir quelques hypothèses sur la vie carcassonnaise au Moyen âge.


La foun celado se trouve sur le chemin de la porte d'Aude, dans un pan de l'enceinte de la cité. Elle est invisible aux premiers regards, comme le souligne d'ailleurs son appellation.


L'expression occitane "font celada" (prononcez fount celado), signifie :

- "font" = la fontaine. Au cœur de la Cité, parmi les vestiges de l'époque médiévale, figure d'ailleurs une autre font, la "font granda" (prononcez "foun grando", la grande fontaine).

- "celada": la dissimulation, du verbe "celar": cacher. La font celada serait donc la fontaine cachée de Carcassonne.


Le Trésor du Félibrige, dictionnaire somme des termes et expressions recueillis dans les différentes variantes de la langue d'oc par Frédéric Mistral au XIXe siècle, propose quant à lui une définition nous éclairant un peu plus sur ce terme : "celado / cialado (en limousin), salado (rom.cat. celada, it. celata), s.f. Action de celer, de cacher, de se taire sur quelque chose ; cachette, v. escoundudo ; pièce de l'armure qui couvrait la tête, salade, v.casco.r.cela."


Le nom donné à cette fontaine est assez explicite quant au caractère caché de celle-ci, effectivement invisible au premier regard. Le tout pose de fait la question du choix d'un tel nom et surtout, d'un tel emplacement. Peu de sources sont disponibles quant à l'histoire propre de la fontaine, contrairement à d'autres puits et fontaines de la Cité entourés d'histoires et légendes, tel la font granda, rendez-vous des amoureux, ou le puits des fadas, le puits des fées à proximité du château.


Toute formulation au sujet de l'usage et de l'histoire de la font celada ne peut donc être ici que l'objet d'hypothèses et non être considéré comme des faits historiquement avérés.


Notons que, forteresse construite sur un promontoire surplombant l'Aude, point stratégique de défense, la cité de Carcassonne fut également un colosse aux pieds d'argile dont le point faible, comme pour beaucoup de châteaux et castrum de la zone méditerranénne, fut sa difficulté à s'approvisionner en eau.

La font celada semble d'ailleurs constituer l'un des plus anciens points d'eau de la Cité, mais également l'un des principaux du Moyen âge jusqu'au XIXe siècle, date à laquelle se déroulent les travaux de restauration et de modernisation menés afin de mettre fin à la ruine et à l'insalubrité grandissante de la Cité.

Parmi les facteurs de bonne résistance à un siège militaire figure bien sûr la capacité des assiégés à maintenir sur la durée leur approvisionnement en eau et en nourriture. La reddition du vicomte Raimond-Roger Trencavel, au cours du siège de Carcassonne dès les débuts de la Croisade contre les Albigeois en 1209, est expliquée en grande partie par le tarissement des ressources en eau, provoqué tant par les conditions climatiques du mois d'août languedocien, que par la progression des troupes de Simon de Montfort coupant tout accès aux points d'eau extérieurs à la Cité.


Dans ces conditions, on comprend l'importance des fontaines de la Cité.

 

En savoir plus :


NELLI, René, Carcassonne d'heureuse rencontre, Aix-en-Provence : Edisud, 1980. (Disponible au CIRDOC : 988.97 CAR)


RITTER, Raymond, L'architecture militaire du Moyen âge, Paris : Fayard, impr. 1974. P.67. (Disponible au CIRDOC : CAB 3293)


BLANC, Jean ; ROBION, Claude-Marie ; STAGÉ, Philippe; La Cité de Carcassonne, des pierres et des hommes, Paris : Grancher, 1999. (Disponible au CIRDOC : 725 CAR).

La Canso de la Crozada / Paul Meyer [article scientific]
Meyer, Paul (1840-1917)

Réédition électronique du texte d'introduction de Paul Meyer pour La chanson de la croisade contre les Albigeois : commencée par Guillaume de Tudèle et continuée par un poète anonyme, Paris, Renouard, H. Loones, 2 tomes, 1875-1879.

 

Pour en savoir plus :


Consultez le manuscrit fr. 25425 de la Bibliothèque nationale de France de La Canso de la Crozada


Consultez l'article encyclopédique sur La Canso de la Crozada

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