Explorar los documents (17 total)

Vignette_AD_1_F_12.JPG
Dictionnaire languedocien d'Augustin Bonet. Lettres A à P
Bonet, Augustin (1717-1772)

Première partie du dictionnaire manuscrit occitan-français redigé par l'abbé Augustin Bonet au cours du XVIIIe siècle.
Son authentification a été réalisée par Claire Torreilles et François Pugnière.

Cette partie du dictionnaire, réalisée en vue d'une édition, est conservée par les Archives départementales du Gard.

La seconde partie du manuscrit, conservée par la Bibliothèque du Carré d'Art à Nîmes, est accessible sous ce lien.

Vignette_MS0804.JPG
Dictionnaire languedocien d'Augustin Bonet. Lettres P à Z
Bonet, Augustin (1717-1772)

Seconde partie du dictionnaire manuscrit occitan-français redigé par l'abbé Augustin Bonet au cours du XVIIIe siècle.
Son authentification a été réalisée par Claire Torreilles et François Pugnière.

Cette partie du dictionnaire, à l'état de brouillon, est conservée par la Bibliothèque du Carré d'Art à Nîmes.

La première partie du manuscrit, conservée par les Archives départementales du Gard, est accessible sous ce lien.


Trouvé dans la bibliothèque par Melle Cabane vers 1975.

Clichés réalisés par F. Pugnière.

vignette_12519.jpg
Lou tresor dóu Felibrige par Frédéric Mistral
CIRDÒC-Mediatèca occitana
Lo Congrès, en partenariat avec le CIRDOC, a réalisé une édition numérique du Tresor dóu Felibrige de Frédéric Mistral.
Elle est disponible en ligne au format Flipbook, qui permet de revivre l'expérience du livre papier tout en bénéficiant de fonctionnalités avancées : faire des recherches indexées plein texte ou intégrer des marques-pages. Le moteur de recherche permet de trouver toutes les occurences d'un terme dans le Tresor.

Lo Congrès a voulu vous offrir un outil ergonomique, ludique et facile à partager sur les réseaux sociaux. Il a été réalisé grâce à un partenariat avec le CIRDOC – mediatèca occitana qui a numérisé le dictionnaire papier. L'édition numérique a été mise en ligne à l'occasion du centenaire de la mort de Mistral. Cet événement s'est déroulé dans le cadre de l'ouverture de la bibliothèque virtuelle Frédéric Mistral au sein d'Occitanica, la médiathèque numérique occitane.

Le Tresor dóu Felibrige numérique est également intégré au dicod'Òc sur le site Internet du Congrès. L'application propose en effet, en plus des dictionnaires français-occitan et occitan-français, de consulter certains dictionnaires « historiques » comme celui de Mistral.


Accéder au Tresor dóu Felibrige numérique
vignette_occitanica-noir.jpg
Le dictionnaire provençal-français de Simon-Jude Honnorat, premier « vrai » dictionnaire occitan-français
CIRDOC - Institut occitan de cultura
Le Dictionnaire provençal-français du médecin dignois Simon-Jude Honnorat (1783-1852), savant naturaliste et philologue, est considéré comme le premier grand dictionnaire de la langue occitane, embrassant tous les dialectes et compilant une grande partie de l’écrit moderne occitan. S’il semble avoir eu peu de succès lors de sa parution entre 1847 et 1848, il fut une des sources importantes du Tresor dóu Felibrige de Frédéric Mistral. Surtout, le médecin et érudit des Basses-Alpes (aujourd’hui Alpes-de-Haute-Provence) apparut aux lexicographes occitans du XXe siècle comme précurseur dans de nombreux domaines : il fut par exemple le premier à prendre en compte dans une somme lexicographique l’unité de la langue occitane en dépit des variations dialectales, et par ses choix graphiques il rompit avec l’adoption du système français en puisant à l’étymologie, annonçant la mise en œuvre de la graphie classique au cours du XXe siècle.

Avec le dictionnaire de S.-J. Honnorat, pour la première fois, un ouvrage permettait d’appréhender la langue dans sa totalité, et, transcendant la variété dialectale par le recours à un système graphique unificateur, il renouait le lien, rompu depuis des siècles, avec la grande langue de culture européenne qu’avait été l’occitan du Moyen Âge.


Titre complet

Dictionnaire provençal-français, ou Dictionnaire de langue d'oc ancienne et moderne ; suivi d'un Vocabulaire français-provençal… / par S.-J. Honnorat, docteur en Médecine - Digne : Repos, 1846-1848. - 4 vol.

Description

3 vol. (dictionnaire occitan-français) + 1 vol. (« Vocabulaire français-provençal »).

S.-J. Honnorat avait également annoncé que son dictionnaire serait précédé d’une grammaire, dont on ne connait qu'un seul manuscrit, conservé à la Bibliothèque de Grenoble. Il avait également préparé un supplément comme en témoignent les nombreuses annotations sur son exemplaire, aujourd’hui conservé au Musée Arbaud d’Aix-en-Provence.

Simon-Jude Honnorat, auteur du premier « vrai » dictionnaire occitan


1. Les débuts d’un médecin et savant naturaliste

Les intentions d’Honnorat et les conditions d’élaboration de son dictionnaire sont bien documentées, en particulier grâce à la publication en 1840 d’un mémoire, le Projet d’un dictionnaire provençal-français ou dictionnaire de la langue d’oc ancienne et moderne, que l’auteur envoie aux sociétés savantes de l’espace occitan. Sa correspondance avec le naturaliste provençal Esprit Requien (1788-1851), conservée à la Bibliothèque Calvet d’Avignon, complète et confirme les informations publiées par Honnorat dans son Projet.

Rien ne semblait prédisposer Simon-Jude Honnorat à devenir l'un des premiers grands lexicographes occitans. Issu d’un milieu paysan du Val d’Allos, occitanophone dans son parler alpin « considéré comme rude et grossier par les beaux esprits de basse Provence, [qui] pouvait sembler à première vue bien loin de la langue de ces troubadours que l'on commence justement à redécouvrir à la même époque » 1 , le jeune Honnorat s’illustre surtout par son intérêt pour les sciences naturelles et la botanique.

Après un passage par Grenoble, il termine ses études de médecine à Paris, où il côtoie une génération de Provençaux dont beaucoup s’intéressent à la « mode Troubadour » et aux supercheries littéraires de Clotilde ou de Fabre d’Olivet. Honnorat découvre aussi les recherches en plein développement sur l’ancienne « langue romane », l’ancien occitan des troubadours, dont Raynouard sera le chef de file. Il est reçu docteur en médecine de la Faculté de Paris en 1807 et revient en Provence exercer à l'hôpital de Digne. L'entomologie, la paléontologie et la botanique sont ses domaines de prédilection.

2. Genèse du projet de dictionnaire (1810-1840)

C’est vers 1811 que S.-J. Honnorat semble avoir entrepris son projet de Dictionnaire provençal-français en se procurant les dictionnaires et glossaires antérieurs, à commencer par le Vocabulaire provençal-français du Marseillais Claude-François Achard (1785). Ce dictionnaire de l'occitan tel qu'il est parlé en Basse-Provence, ne pouvait convenir tout à fait à un occitanophone de la Provence alpine. C'est ainsi qu'Honnorat commence à collecter son propre parler local. En 1810, à Gap, Jean-Michel Rolland avait publié lui aussi un dictionnaire pour corriger le mauvais français des populations occitanophones alpines : le Dictionnaire des expressions vicieuses et fautes de prononciation les plus communes dans les Hautes et Basses Alpes, accompagnées de leurs corrections, largement soutenu et diffusé par les préfets des deux départements. Il est probable que la publication du dictionnaire de Rolland a pu jouer le rôle de déclencheur chez Honnorat, qui envisagea d’abord l’élaboration d’un dictionnaire occitan comme un moyen d’accéder à une bonne maîtrise du français : « C'est donc, paradoxalement, le désir de français qui a conduit notre auteur à entreprendre sa tâche de lexicographe occitan. Rien d'étonnant à cela au demeurant : un de ses prédécesseurs, l'Abbé de Sauvages, avait à ses débuts exactement le même propos, avant de se prendre au jeu, comme Honnorat lui-même plus tard. » [note]

En 1840 lorsqu’Honnorat publie son Projet de dictionnaire...(consultable sur Occitanica), celui-ci diffère peu à première vue des dictionnaires occitan-français de l‘époque moderne, à l’exemple de celui d’Achard pour le provençal, qui constituent un foisonnant corpus de dictionnaires et glossaires ayant pour but d’apprendre au peuple à parler et écrire correctement le français : « je ne perdis jamais de vue la langue provençale, quoique je ne l’eusse considérée jusque-là que comme un moyen, ou une espèce d’échelle pour arriver à la langue française2

On peut cependant supposer qu’en s’adressant aux érudits des sociétés savantes méridionales pour trouver des soutiens à son projet de dictionnaire, Honnorat a repris le discours dominant du temps. Quoi qu’il en soit, ses intentions sont ambivalentes et son  projet, tel qu’exposé en 1840, tranche déjà avec les dictionnaires précédents.

D’abord, il souhaite produire un dictionnaire général et complet de la langue occitane, considérée dans son unité et explicitement nommée - « langue d’oc » - en embrassant les différents dialectes. Son projet de dictionnaire devait initialement se borner au domaine géolinguistique provençal, mais, à partir de 1833, il prend véritablement conscience de l’unité de la langue : « car dans le fond la langue est parfaitement la même et je n’aurai peut-être pas mille mots de plus en faisant figurer l’idiome moundi ou languedocien…3

Par ailleurs, ce projet de dictionnaire n’est pas un simple glossaire occitan-français, mais un ouvrage à caractère encyclopédique, reflet de l’érudition et de l’intérêt d’Honnorat pour les sciences naturelles en particulier. Cet aspect, qui alourdit les notices et ne satisfait pas à l’intérêt linguistique d’un tel dictionnaire, a souvent été donné comme une des raisons du faible succès que rencontra le dictionnaire d’Honnorat.

Enfin, sa singularité réside surtout dans son ambition linguistique avec un projet relativement normatif : Honnorat fait plus que compiler la langue telle qu’elle est parlée mais la donne « telle qu’elle doit être, en comprenant tous les dialectes, mais en n’admettant, comme mot fondamental, que celui qui dérive le plus directement de la langue-mère » 4 c’est-à-dire, pour Honnorat, la langue réputée pure et uniforme du Moyen Âge, telle qu’en tout cas il pouvait l’appréhender dans les Leys d’Amor, texte du XIVe siècle qu’il connaît bien, particulièrement codificateur. Ici aussi Honnorat apparaît particulièrement novateur. Il s'est formé aux autres langues romanes proches de l'occitan, qu'il conçoit de fait comme une langue à l'égale des autres, parentes car dérivées du latin : « ceci, qui nous paraît aujourd'hui évident, ne l'était nullement de son temps : un certain nombre de bons esprits des débuts du XIXe siècle croyaient que le français dérivait du celtique des ancêtres gaulois, et certains maintiendront très tard cette illusion patriotique. Quant à mettre sur le même pied des langues étrangères et ce que le sens commun français appelait des "patois", perçus comme déformations populacières du français, c'était encore une idée révolutionnaire pour bien des gens. » [note]

La conception d'Honnorat d'une langue occitane originelle, « pure », dévoyée par des siècles d’oralité, le conduit à restaurer un certain nombre d’usages occitans des scribes du Moyen Âge, rompant avec l’adoption de la graphie française par imitation phonétique depuis au moins le XVIe siècle dans la plupart des régions occitanophones : retour du '-r' de l’infinitif, graphèmes 'nh' et 'lh', 'o' pour le son /ou/, et bien sûr le -a final.

3. Contenu du dictionnaire provençal-français d’Honnorat :

Le dictionnaire provençal-français d’Honnorat peut être considéré comme le premier « vrai » dictionnaire occitan-français : il embrasse les différents dialectes de la langue d’oc, et au-delà de la traduction française des termes, il propose des notices lexicographiques enrichies de catégories grammaticales, notations étymologiques, citations d’auteur, allant même jusqu’à l’encyclopédisme.

Pour élaborer son dictionnaire S.-J. Honnorat a consulté d’importants corpus manuscrits et imprimés. On sait qu’il possédait une importante bibliothèque où l’on trouve dictionnaires, glossaires mais aussi de nombreuses œuvres littéraires 5. Il a eu accès à une grande partie de la production écrite de son temps et des siècles précédents, comme en témoignent les citations d’auteur qui sont données dans le dictionnaire. Pour les étymologies, Honnorat profitait de la somme nouvelle sur l’écrit occitan du Moyen Âge que représentait le Lexique roman de Raynouard 6. Honnorat fait aussi référence à la Canso de la Crozada traduite par Fauriel, aux Leys d'Amor et aux Flors del Gay-Saber qu'il connaît parfaitement. En termes de littérature, Honnorat connaît essentiellement l’écrit provençal, notamment la période moderne représentée par Jean-Baptiste Coye de Mouries, Michel Truchet d'Arles, Pierre Bellot et Toussaint Gros de Marseille, Hyacinthe Morel d'Avignon, Diouloufet d'Eguilles, mais aussi par des auteurs plus anciens comme Brueys ou Bellaud de la Bellaudière. Dans sa correspondance avec Requien, Bellaud apparaît d'ailleurs comme son auteur favori. Il fait aussi référence à des recueils juridiques comme les Statuts de Provence ou les Privilèges et règles de Pays de Béarn dont on trouve plusieurs citations dans le dictionnaire.

Honnorat utilise également les recueils d’histoire naturelle : l'Histoire naturelle de Darluc, l'Histoire des Plantes qui croissent aux environs d'Aix et dans plusieurs autres endroits de Provence, de Pierre Garidel ou encore l'Histoire Naturelle des environs de Nice du naturaliste Antoine Risso.

Les sources orales, en revanche, semblent assez réduites. Il adressa lui-même une enquête en 1822 aux maires, curés, savants, mais elle paraît ne pas avoir donné les résultats escomptés : Honnorat ne l’évoquera plus et nous ne connaissons pas d'archives qui aient été conservées.

4. L’édition du dictionnaire (1840-1848)

En 1840, Honnorat adresse aux différentes sociétés savantes et académies « des provinces méridionales » son Projet de 80 pages dans lequel il présente le dictionnaire à venir. Il reçut plusieurs rapports des académies méridionales, parfois assez enthousiastes à l’idée d’un grand dictionnaire restaurant la « dignité » de la langue à l’image du Rapport fait à la Société des sciences du Var : « avec les connaissances qu’il est facile de reconnaître dans M. Honnorat et dont il fait preuve à chaque page de son écrit, on conçoit aisément qu’il lui a été facile d’établir que la langue provençale, dégagée des divers dialectes, ses enfants dégénérés, a offert, de tout temps, autant de régularité, d’ensemble et de philosophie qu’aucune autre des langues modernes ; (…) notre langue à nous qui se pressentait à sa naissance avec une perfection que d’autres n’ont pu acquérir en dix siècles, et que des circonstances de pur hasard empêchèrent seules de devenir langue nationale, était plus digne que la langue d’oil, un de ses plus imparfaits dialectes, devenu plus tard et par des améliorations successives, la Langue française, de rester langue dominante et officielle… » 7

En 1844, le ministre de l’Instruction publique Villemain souscrit pour cent exemplaires, accélérant l’édition du dictionnaire qui commence à être imprimé. Âgé de 62 ans, et en mauvaise santé, confronté à d’importantes difficultés financières, Simon-Jude Honnorat réussit toutefois à faire imprimer le premier volume qui est terminé en 1847 chez l’imprimeur Repos à Digne, suivi de près par le second volume puis, en mai 1848 par le troisième et dernier volume. Durant l’été 1848 paraît le Vocabulaire français-provençal mais la Grammaire et le Supplément annoncés ne parurent jamais. Les difficultés rencontrées par Honnorat pour l’impression de son dictionnaire sont sans doute dues en partie à son engagement légitimiste alors que son dictionnaire voyait le jour entre Monarchie de Juillet et Révolution de 1848.

5. La réception et la diffusion du dictionnaire provençal-français d’Honnorat

Le monumental dictionnaire d’Honnorat semble avoir été un échec commercial, au vu de la rareté des éditions originales conservées.

On peut penser que les contenus encyclopédiques et peut-être aussi les choix graphiques, le rendaient difficilement manipulable pour une grande partie du lectorat visé. Il mourut en 1852 et ne connut pas le grand élan renaissantiste porté par le succès national de Mirèio (1859) du jeune Frédéric Mistral et par le Félibrige, qui culmine dans le dernier tiers du siècle.

Si Honnorat est peu célébré chez les félibres, en revanche, Mistral estima et utilisa beaucoup son dictionnaire pour la réalisation du Tresor dóu Felibrige.

Mais c’est au cours du XXe siècle qu’Honnorat fut redécouvert et célébré comme un grand savant, précurseur de la normalisation graphique initiée dans les années 1900 par Antonin Perbosc et Prosper Estieu qui tirent de leur lecture des textes médiévaux, en particulier les Leys d’amor eux aussi, un système de restitution d'une norme occitane d'écriture.

Éditions :

- 1846-1848 : Digne : Repos (édition originale)

- 1991 : Raphèle-lès-Arles : Culture Provençale et Méridionale, 1991 [reprint de l’édition originale ; préface de Pierre Fabre]


Consultation en ligne

1. Le dictionnaire d’Honnorat numérisé :

Les 4 tomes numérisés par le Bibliothèque nationale de France et disponibles sur Gallica permettent de faire des recherches en plein texte.

Consulter sur gallica.bnf.fr :

Tome 1 : Dictionnaire (A-D)

Tome 2 : Dictionnaire (E-O)

Tome 3 : Dictionnaire (P-Z)

Tome 4 - Vocabulaire


2. Le dictionnaire d’Honnorat en base de données :

Le site internet D'Ubaye en Verdon (jc.clariond.free.fr) propose un outil permettant d'effectuer des recherches avancées dans le dictionnaire d'Honnorat informatisé. Plusieurs modes de recherche sont possibles : une recherche thématique, une recherche par dialectes, par auteurs cités dans le dictionnaire, par radicaux et une recherche des mots par terminaison. Consulter le site.

Notes

1.Philippe MARTEL, « Du parler local à la langue : le Docteur Honnorat à la découverte de l’unité de la langue d’oc » dans : Chroniques de Haute-Provence, 365, 2010. (En ligne sur Occitanica)

2. S.-J. HONNORAT, Projet de dictionnaire provençal-français… - Digne : Repos, 1840.

3.Lettre à Requien, 25 mars 1833.

4.Philippe MARTEl, op. cit.

5. Catalogue des livres de feu M.H.M. de feu M.S.J. Honnorat, Grenoble, 1853.

6.François RAYNOUARD, Lexique roman ou Dictionnaire de la langue des troubadours comparée avec les autres langues de l'Europe latine - Paris : Silvestre, 1836-1844.

7.Layet, Toulon le 19 juillet 1841 dans : Bulletin trimestriel de la Société des Sciences, Belles-Lettres et Arts du département du Var

vignette.jpg
Dictionnaire gascon-français (dialecte du Gers) : suivi d'un abrégé de grammaire gasconne / par Cénac Moncaut
Cénac-Moncaut, Justin (1814-1871)
Justin Cénac-Moncaut (1814-1871) originaire de Saint-Élix (Gers), auteur de nombreux romans historiques méridionaux, publie en 1863 un Dictionnaire gascon-français (dialecte du Gers) : suivi d'un abrégé de grammaire gasconne.
Richaud_supplement-dictionnaire-honnorat.jpg
Pichon suplement al Diccionari d'Honnorat / per A. Richaud
Richaud, Aimé (1852-1929)
Dins aqueste pichon suplement de sièis paginas, apondon a sa biografia de Simon-Jude Honnorat publicada dins las Annales des Basses-Alpes (t. XVI, 1913-1914), A. Richaud recensa una tièra de mots e expressions occitanas dels Alps provençals absents del famós Diccionari provençal-francés del medecin dinhenc, primièr grand diccionari de la lenga occitana.  

Consultar la ressorsa sus gallica.bnf.fr.
vignette.jpg
Projet d'un dictionnaire provençal-français : ou Dictionnaire de la langue d'oc, ancienne et moderne soumis aux différentes académies,... / par S.-J. Honnorat,...
Honnorat, Simon-Jude (1783-1852)

Dins aquesta brocadura de 80 paginas editada en 1840 a Dinha (impr. Repos), lo doctor Simon-Jude Honnorat expausa son projècte de Dictionnaire provençal-français ou Dictionnaire de la langue d'oc ancienne et moderne que pareguèt en quatre volums entre 1846 e 1848. Sens dobte començat a l’entorn de 1811, lo diccionari d’Honnorat pòt èsser considerat coma lo primièr grand diccionari modèrne de la lenga occitana, qu’abraça la lenga dins lo son ensemble e qu’expausa de concepcions lingüisticas e de causidas graficas pro novatrises.

Aquesta brocadura se destinava als erudits dels Alps provençals e a las societats sabentas de l’espaci occitanofòn per tal de far conéisser lo projècte de diccionari e probablament d’amassar los fonses necessaris a son edicion. Aqueste projècte, dins lo qual Honnorat retraça son itinerari e expausa las sieunas concepcions lingüisticas e son metòde, constituís una sorsa importanta per la coneissença d’una òbra màger de l’istòria lingüistica occitana. Los rapòrts de las diferentas societats sabentas destinatàrias del Projet, que publiquèron dins lors revistas e bulletins, forman un còrpus interessant per la coneissença e las concepcions ideologicas e lingüisticas dels erudits de l’espaci occitanofòn a la debuta del moviment de « renaissença d’òc ».
Nicolas Béronie, auteur et Joseph-Anne Vialle, scénariste
cote : Mag P LIM 34100 (Bfm Limoges)
vignette_4585.jpg
Diccionari de lenga lemosina de Dom Leonard Duclou
Duclou, Léonard (1703-1782)
Religieux de la congrégation de Saint-Maur, Léonard Duclou (Limoges, 1703 ; Solignac, 1782) a séjourné à l'abbaye de Meymac et au prieuré de Saint-Angel en Haute-Corrèze. Sans doute est-ce ce qui l'a poussé à recueillir dans ce Dictionnaire de la langue limousine les mots en usage à la fin du XVIIIe siècle et à les orthographier de manière à en faire connaître la prononciation. Passionné d'étymologie comme les érudits de son temps, il a tenté de trouver aux mots un lien avec le latin, le grec, voire l'allemand, le celte ou le breton.
Ce manuscrit existe en deux exemplaires. L'un, daté de 1774, est dans une collection particulière. Celui de la Bfm (Ms 136) composé de 181 feuillets porte la date de 1779. Il s'arrête à la lettre « v » mais comporte quelques ajouts manuscrits sur feuilles volantes. Le dictionnaire proprement dit occupe les 160 premiers feuillets auxquels s'ajoutent deux suppléments : les « termes en usage dans les villes d'Ussel, Maimac, Égletons, Saint-Angel et lieux circonvoisins » (30 p.) et les vieux mots limousins extraits de manuscrits des XIVe et XVe siècles (3 p.). À la fin du texte, se trouve le jugement du censeur royal – absent du manuscrit de 1774 – disant que ce travail, « fruit du zèle patriotique le plus louable et des connoissances utiles d'un savant bénédictin, a été composé dans la vue d'accélérer les progrès de la langue françoise, et de la rendre familière dans la province du Limousin ». L'exemplaire de la Bfm est accompagné d'un prospectus manuscrit, d'une autre main, présentant le Dictionnaire : l'auteur y déclare notamment avoir eu pour objet « d'être utile aux étrangers qui par leurs emplois […] sont obligés d'avoir relation avec des personnes qui ignorent presque absolument le françois ». Ce prospectus reprend en partie la préface de l'auteur qui précède le Dictionnaire. 

Le prospectus joint à l'exemplaire de la Bfm est une version manuscrite de celui paru dans le Calendrier ecclésiastique et civil du Limousin pour 1777 qui nous apprend qu'une souscription court du 11 juin 1776 au 1er mars 1777. Les souscripteurs, qui doivent s'adresser à l'abbé Vitrac, professeur au Collège, bénéficieront du tarif préférentiel de 5 livres pour un format prévu grand 8° ; pour les autres, il reviendra à 7 livres 10 sols. Cette annonce, qui occupe 12 pages, donne en plus un avant goût de l'ouvrage en livrant quelques-uns des premiers articles du dictionnaire. Un extrait de ce prospectus est paru dans la Feuille hebdomadaire de la généralité de Limoges du 11 juin 1776 où il est indiqué que « on ne le livrera à l'impression que lorsqu'on aura un certain nombre de souscripteurs ». Sans doute n'ont-ils pas été assez nombreux car l'ouvrage n'a pas été imprimé. Resté manuscrit, il a cependant été utilisé par Maurice Robert qui, lors de la publication en 1968 du Dictionnaire de la langue limousine de Léon Dhéralde (1815-1891), y ajouta une partie du travail de Duclou.

Sur la page de garde du manuscrit, une note de l'imprimeur Roméo Chapoulaud (1800-1890), datée d'avril 1825 donne les noms des anciens possesseurs et indique comment il lui est parvenu : il en a hérité de son oncle maternel Léonard Juge de Saint-Martin, un des frères de l'agronome Jacques-Joseph Juge de Saint-Martin et époux de Françoise Chapoulaud, sœur de son père l'imprimeur François (II) Chapoulaud. Jointe au manuscrit, sur une feuille, Roméo Chapoulaud explique comment il a failli ne pas le récupérer après l'avoir prêté pour servir à l'édition des poésies occitanes de l'abbé François Richard (1733-1814) sortie des presses Chapoulaud en 1824.

Pour consulter le manuscrit sur le site de la Bibliothèque numérique du Limousin : http://www.bn-limousin.fr/feuilleteuse/109/index.html
vignette_4308-Mistral.jpg
Lou Tresor dóu Felibrige : lo diccionari de referéncia de la creacion literària occitana
CIRDOC - Institut occitan de cultura

Resumit

Lou Tresor dóu Felibrige es un diccionari provençal-francés, del caractèr gaireben enciclopedic. Frederic Mistral (1830-1914) consacrèt un trentenat d’ans per amassar tota la matèria d’aqueste diccionari dels gròsses, recampada alprèp d’escrivans e de locutors de totes dialèctes occitans o posada dirèctament dins las sorsas escrichas. L’obratge s’es impausat coma referéncia tre sa sortida e fins ara.
Frederic Mistral es un dels fondators del Felibrige, associacion envestida dins la defensa de la lenga occitana. Sa tòca es d’encoratjar la creacion poetica per donar de vam a la renaissença d’òc (es l’autor de Mirèio, òbra famosa pareguda en 1859, e laureat del Prèmi Nobel de literatura en 1904), es per aquò que son diccionari es destinat primièr als felibres (membres del Felibrige), çò qu’explica lo títol de l’obratge. Totun, totes los que s’interessan a la lenga e a la cultura occitana, felibres o pas, reconéisson tre sa sortida la qualitat e l’utilitat del Tresor.


Altras versions del títol :

Le trésor du félibrige (traduccion francesa del títol)

Presentacion del contengut

Frederic Mistral redigís en seguida de son títol una tièra dels ponches precises que constituïsson lo contengut de son obratge. Lo legeire es aital avisat de çò que trobarà long de sas recèrcas :
« 1° Totes los mots usitats dins lo Miègjorn de França, amb lor significacion francesa, las acceptacions al pròpri e al figurat, los aumentatius e diminutius, e un grand nombre d’exemples e de citacions d’autors ;
2° Las varietats dialectalas e arcaïcas a costat de cada mot, amb los equivalents de las diferentas lengas romanas ;
3° Los radicals, las formas bas-latinas e las etimologias ;
4° La sinonimia de totes los mots dins lors diferents sens ;
5° Lo tablèu comparatiu dels vèrbs auxiliares dins los dialèctes principals ;
6° Los paradigmas de fòrça vèrbs regulars, la conjugason dels vèrbs irregulars e los emplecs gramaticals de cada vocable ;
7° Las expressions tecnicas de l’agricultura, de la marina e de las arts e dels mestièrs ;
8° Los termes populars de l’istòria naturala, amb lor traduccion scientifica ;
9° La nomenclatura geografica de las vilas, dels vilatges, barris, rius e de las montanhas del Miègjorn, amb las diferentas formas ancianas e modèrnas ;
10° Las denominacions e escais particulars als estatjants de cada localitat ;
11° Los noms pròpris istorics e los noms de familha miègjornals ;
12° La colleccion completa dels provèrbis, dictons, enigmas, idiotismes, locucions e formulas popularas ;
13° D’explicacions sus las costumas, los usatges, las mors, las institucions, las tradicions e las cresenças de las províncias miègjornalas ;
14° De nocions biograficas, bibliograficas e istoricas sus la màger part de las celebritats, dels libres o dels faches apartenent al Miègjorn. »1

Nòta d’estudi

Aqueste obratge s’inscriu perfièchament dins lo projècte vast de la renaissença linguistica occitana entrepresa al sègle XIX, mai que mai per Frederic Mistral.


Aqueste desvolopa d’ora un sentiment d’estacament a la lenga e a la cultura d’òc, que ven rapidament passion e lo mena al cap del movement de renaissença occitana. Mistral auriá agut primièr l’intencion de fargar un suplement al diccionari d’Honnorat2 per son usatge pròpri sus un quasèrn qu’aviá fach apondre sus son exemplari aquesit en 1853. Lo projècte auriá son origina en 1848 o gaire mai tard, e la resulta es fin finala estada una mena d’esbòs del Tresor dóu Felibrige. Mas es la creacion del Felibrige en 1854 que balha tot son sens a aquela entrepresa, menada amb una determinacion imbrandabla. Essent que lo Felibrige es una associacion de poètas occitans que la tòca es de tornar son prestigi a la lenga occitana, conven de porgir als felibres un esplech per apuejar una creacion literària rica e de qualitat, capabla de motivar e de perennizar l’emplec de la lenga. Es per aquò que Mistral se lança dins un trabalh dels ambicioses d’inventari dels termes occitans, accompanhats plan sovent de citacions d’autors occitans de totes dialèctes dempuèi los trobadors en passant pels poètas barròcs e fins als poètas contemporanèus. La volontat de Mistral es de metre en relèu a l’encòp l’unitat de la lenga e sa granda diversitat mas tanben de far de son Tresor lo testimòni e lo revelador de sa vitalitat a travèrs las edats.

Per noirir son diccionari, Mistral s’apuèja a l’encòp sus de testimoniatges de personas e sus de documents escriches. S’adreça d’una part a sos correspondents nombroses, per la màger part escrivans, editors, linguistas romanistas, mas tanben mai simplament a d’amics, de coneissenças o de mond rescontrat a l’escasença, e qu’avián gaireben totes un usatge de la lenga natural e de cada jorn. D’autra part, aviá a sa disposicion una infinitat d’òbras literàrias e de diccionaris, lexics, glossaris ont a largament posat. Tanplan, lo trentenat d’ans passat entre l’aparicion dels felibres e la parucion dels dos tòmes del Tresor a fach d’aqueles poètas a l’encòp la sorsa e la finalitat de l’obratge. Demest los obratges de lexicologia emplegats per Mistral, lo diccionari d’Honnorat pòt èsser considerat coma la sorsa màger, tractada pasmens amb libertat per Mistral : se constatan d’unas variacions entre los dos, de diferéncias de citacions, de variacions de sens, d’unas omissions o enriquesiments. Pel demai, a pas esitat a esplechar fòrça autres trabalhs lexicografics, ancians o contemporanèus, publicats o manuscrits, de còps en cors d’elaboracion, afin d’assegurar la fisabilitat de son inventari, mai que mai pels parlars qu’èran pas lo sieu. A l’article « diciounari », se trapa un trentenat de títols que Mistral a probablament consultats, mas d’autras sorsas nos son encara benlèu desconegudas.

L’estudi dels manuscrits de trabalh de Mistral seriá pro interessant per comprener sa progression fins a la forma definitiva del diccionari. Existisson tres manuscrits, que pòdon èsser vists coma tres etapas dins l’elaboracion del diccionari : lo primièr es pro somari, presenta pas que los termes e lor revirada, puèi s’enriquesís pauc a cha pauc ; lo segond conten tota la matèria del Tresor mas en l’estat de borrolhon, amb d’annotacions marginalas ; lo tresen es una version al pròpre del segond, benlèu destinat a l’estampaire, amb de novèlas annotacions. Mas aquestes tres manuscrits son ja de compilacions de nòtas probablament esparpalhadas sus de fulhets que n’avèm pas mai de traça.3


La primièra edicion del diccionari pareis a cò de Remondet-Aubin, a Ais de Provença, en mai d’un còp e fòrça temps après la debuta del projècte d’elaboracion. Lo primièr dels 60 fascicles es publicat en 1879 e lo darrièr en 1886. Mentretant, lo primièr tòm (A-F) pareis en 1882 e lo segond en 1886. Mistral a seguit de prèp totas las etapas de la fabricacion (mesa en pagina, estampatge) puèi la difusion (prospèctus de presentacion, recepcion de las soscripcions e mandadís dels fascicles, acòrdi amb los libraris-difusors).4 Conten un sonnet de Mistral en manièra de prefaci : « Au Miejour », un suplement e d’unes apondons.
Sembla que lo quite Mistral aja envisatjada una reedicion de son obratge, pasmens cap se faguèt pas de son vivent. La primièra reedicion es l’edicion del centenari de la naissença de Mistral, pareguda a cò de Delagrave en 1932 a París. La reïmpression de l’obratge es accompanhada d’una documentacion iconografica e d’un prefaci de Dòna Maria Frederic Mistral. Se trapa a la seguida dels apondons de Mistral una estròfa de F. Vidal, « Sus lo Tresor dóu Felibrige », datat de 1886 e mai un extrach del discors del President de la Republica R. Poincaré, que diguèt quora venguèt lo 14 d’octòbre 1913 saludar Mistral a Malhana.
Una reïmpression del diccionari pareis en Alemanha, a cò de Biblio-Verlag, a Osnabrück en 1966.
En 1968, una tresena edicion pareis a cò de Ramoun Berenguié a Ais de Provença. Pierre Rollet i fa figurar un portisson e dos articles situats a la fin del segond volum, lo primièr sul Tresor dóu Felibrige e l’autre sul mot « Oucitan ». Apond tanben de nòtas manuscritas de Mistral recampadas sus son exemplari del Tresor conservat al Museon, e mai un suplement establit a partir de las nòtas de Juli Ronjat.
A l’escasença del centenari de la publicacion del Tresor, una exposicion es presentada, seguida d’una novèla edicion pareguda a cò d’Edisud a Ais de Provença en 1979, amb un prefaci de Jean-Claude Bouvier (linguista). Aquel prefaci, o introduccion, conten mai d’un capítol plan documentat sus l’elaboracion del Tresor dóu Felibrige, e mai una bibliografia e de fotografias e reproduccions.
La meteissa annada, una reïmpression de l’edicion de 1968 pareis a cò de C.P.M. Marcel Petit a Rafèla d’Arle.
Enfin, Prince Negue (Pau) propausa en 2003 una reïmpression en 4 tòmes, sus la quala figura pas la tièra dels elements contenguts dins lo diccionari, inserida per Mistral a la seguida de son títol.


Posteritat de l'òbra

Lo Tresor dóu Felibrige es estat fòrça plan aculhit a sa sortida, e sa renommada d’alara s’es perlongada fins a l’ora d’ara, qu’es encara un obratge de referéncia dins lo mitan occitan. Aquò empacha pas d’unes repròchis : en bona plaça lo privilègi que Mistral sembla d’acordar a son pròpri parlar, lo provençal rodanenc (probablament per de rasons mai que mai practicas d’accès a la lenga mas tanben afectivas) en mai de la causida de la grafia felibrenca qu’èra pas unanimament acceptada, emai dins lo Felibrige, per de rasons d’adaptacion als autres dialèctes. D’un punt de vista lexicografic, se lo rescontre (e l’amistat) amb lo chartista Paul Meyer es sens dobte per quicòm dins lo melhorament de son projècte a comptar de las annadas 60 e se l’engenh de Mistral coma linguista èran ja pro reconegudas, pasmens es pas un especialista : la mira de Mistral es puslèu literària que francament scientifica e aquò se sentís. Lo merit de Mistral per lo trabalh complit es pas remés en causa mas sa rigor es pasmens criticada : las formas mas fisablas que propausa serián las que concernisson la lenga rodanenca, e los autres dialèctes serián benlèu tròp manipulats o mal interpretats. Totas las formas lexicalas propausadas serián pas absoludament autenticas. Autrament dich lo Tresor deuriá benlèu pas èsser emplegat coma referéncia unica pels linguistas : Mistral es estat d’unes còps sospechat de se daissar anar a una forma de normalizacion e d’estetizacion de la lenga per son emplec poetic. Enfin la matèria etnografica consequenta contenguda dins lo Tresor es pas exaustiva ni mai especializada mas aquò es pas vist coma una dèca : es una vision globala de la cultura occitana car « l’estudi d’una lenga pòt pas èsser desseparada del contèxt cultural dins lo qual s’inscriu »5.

Ressorsas bibliograficas

Edicions :

Remondet-Aubin, Ais de Provença ; Roumanille, Avinhon ; Champion, Paris : 1878-1886.

Delagrave, París : 1932, jos la direccion de Victor Tuby.

Biblio-Verlag, Osnabrück : 1966.

Ramoun Berenguié, Ais de Provença : 1968. Prefaci de Pierre Rollet

Edisud, Ais de Provença : 1979. Prefaci de Jean-Claude Bouvier.

C.P.M. Marcel Petit, Rafèla d'Arle : 1979

Prince Negue, Pau : 2003, 4 tòmes.

Estudis :

Jean Boutière. “De la genèse du Trésor de F. Mistral” in Actes et Mémoires du 1er Congrès International de Langue et Littérature du Midi de la France, 1957, p. 319

Jean-Claude Bouvier, Suzanne Estève e Jean-Maurice Rouquette. Mistral et la langue d’oc. Centenaire du Tresor dóu Felibrige, catalòg de l’exposicion organizada en 1979 per la Bibliotèca de Méjanes, l’Universitat de Provença e lo Museon Arlaten

Marcelle d’Herde-Heiliger. Frédéric Mistral et les écrivains occitans dans le Tresor dóu Felibrige. S.F.A.I.E.O., Pau, 1998. Prefaci de G. Kremnitz

Hans-Erich Keller. “La valeur du Tresor dóu Felibrige pour les études lexicologiques occitanes” in Revue de linguistique romane, Nos 89-90, 1959, pp. 131-143

Charles Rostaing. “Le dictionnaire d’Honnorat source du Tresor dóu Felibrige” in Revue de Linguistique Romane, 1974, 38, p. 459

Ressorsas numericas

Lo Tresor dóu Felibrige numerizat sul sit de Lo congrès : http://tdf.locongres.org/

Lo Tresor dóu Felibrige numerizat per la Bnf : http://gallica.bnf.fr/ark:/12148/bpt6k74854

Lo Tresor dóu Felibrige numerizat per archive.org : https://archive.org/details/loutrsordufelibr01mist


1. La revirada es nòstra, lo tèxt original es en francés.

2. S.-J. Honnorat. Dictionnaire provençal-français : ou dictionnaire de la langue d’oc ancienne et moderne. Suivi d’un Vocabulaire français-provençal (...). Repos, Dinha, 1846-48>

3. Jean Boutière. “De la genèse du Trésor de F. Mistral” in Actes et Mémoires du 1er Congrès International de Langue et Littérature du Midi de la France, 1957, p. 319>

4. Per aquelas precisions, véser Jean-Claude Bouvier, Suzanne Estève e Jean-Maurice Rouquette. Mistral et la langue d’oc. Centenaire du Tresor dóu Felibrige, catalòg de l’exposicion organizada en 1979 per la Bibliotèca de Méjanes, l’Universitat de Provença e lo Museon Arlaten

5. Citacion de Jean-Claude Bouvier, tracha de Mistral et la langue d’oc. Centenaire du Tresor dóu Felibrige. Reviram nosautres dempuèi lo francés.

sus 2