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Roger Marty, magnétiseur, voyant
Crouzel, Jacques.
Marty, Roger.
Entretien avec M. Roger Marty, "magnétiseur, voyant, ancien paysan minotier au moulin de La Tour près de Villefranche-du-Périgord", réalisé le 5 août 2009.
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Scènes de familha / Dètz
Dètz

Presentacion, pel collectiu Dètz

Cronica realisada dab la participacion de Drac de Mauresca

Espectacle Scènes de familha / Balicoton, Time Code, Christophe Rulhes

Un espectacle de musica actuau sus tròçs de vitas contadas, entre Perigòrd, Carcin, Roergue...

Empont MJC au hestenau de l’Estivada de Rodés de 2011.

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Chasse et récolte des châtaignes à Vieussan
Bouët, Jacques. Enquêteur
Miquel, Monsieur. Témoin
Entretien avec M. Miquel de Vieussan qui interprète quelques chants aussi bien en occitan qu'en français et raconte quelques anecdotes de chasse. Il explique également le déroulement de la récolte des châtaignes dans sa jeunesse.
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Chants traditionnels recueillis à Saint-Pons-de-Thomières : entretien avec M. et Mme Gleizes
Bouët, Jacques. Enquêteur
Gleizes, Monsieur. Témoin
Gleizes, Madame. Témoin
Entretien avec un couple qui chante quelques refrains de chants traditionnels appris durant leur enfance.
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Sélection de chants de noël
Pasturel, Valérie. Enquêteur
Bouët, Jacques. Enquêteur
Ribot. Témoin
Moudier. Témoin
Escandre. Témoin
Vidal, Marguerite. Témoin
Pialet, Marinette. Témoin
Sélection d'enregistrements sonores de Nadalets, issus des collections du CIRDOC et plus particulièrement des fonds Valérie Pasturel - Enquêtes en Pays de Cèze et Jacques Bouët - Collectages dans les massifs du Caroux et de l'Espinouse
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Damase Arbaud
Domenge, Jean-Luc

Damase Arbaud (1814-1876) était médecin mais aussi historien et homme politique : il a été maire et conseiller général de Manosque (04). Sous Napoléon III, il a été chargé par Hyppolyte Fortoul (ministre de l'instruction publique) de collecter les chants populaires existants en Provence.

Voici comment Jean-Luc Domenge (collecteur contemporain) présente Damase Arbaud dans son introduction à la réédition1 des "Chants populaires de la Provence".

 

"V'en aqui un que si remplaçara pas deman"2

     Ainsi commence une biographie anonyme "doù paure medecin Damase Arbaud" en 1877 et nous en sommes toujours là ! Il était plus qu'urgent de rééditer "Les chants populaires de la Provence" car cet ouvrage, pourtant ancien, demeure encore aujour'dhui la seule référence scientifique sur la chanson populaire en Provence. Tous les ouvrages sur la chanson populaire l'utilisent amplement : de Joseph Canteloube à Marcel Petit, jusqu'au Cansonier de Lucienne Porte-Marrou. Après un siècle et plus d'oubli, il était temps de redonner au bon docteur de Manosque une place méritée. Tout commence malheureusement par une querelle graphique (déjà !) avec le Félibrige. Damase Arbaud est partisan de conserver les consonnes etymologiques, comme S.J. Honnorat, alors que les Félibres viennent de mettre au point une graphie simplifiée. En fait plus que graphique, le différent est "idéologique" : Damase Arbaud cherche dans sa collecte la pureté antérieure de la langue, avec un regard d'archéologue. Les Félibres, en 1860, sont au contraire avec Frédéric Mistral en train de donner à la langue d'oc une nouvelle littérature moderne, tournée vers l'avenir... Il faut attendre les années 1970 et le mouvement de renouveau de la "chanson occitane" pour voir enfin exploiter les trésors musicaux contenus dans "Les chants populaires de la Provence". Ce répertoire avait été précédemment presque ignoré du mouvement folkloriste qui avait privilégié un chant choral d'expression félibréenne et de création récente (fin XIX°).

     Réédité en 1972 chez Chantemerle et épuisé à nouveau, ce livre était devenu introuvable et en même temps indispensable depuis qu'un juste retour des choses a permis de redécouvrir l'intérêt du "Romancero Provençal" sauvé par Damase Arbaud ce grand "passeur de mémoire" du XIX° siècle en Provence. En effet de nombreux interprètes puisent à nouveau à cette source : Jan Maria Carlotti, Jan Nouvè Mabelly, Patrick Vaillant et l'Atelier Damase, Gacha-Empega, Renat Sette surtout, accompagné par Pierre Bonnet, exploitant a capella la pureté des textes et des mélodies, des romances et des chants religieux.


Mais qui était Damase Arbaud ?

     Né en 1814 à Manosque, mort dans cette même ville en 1876, il étudia la médecine à Montpellier et fut reçu docteur en médecine en 1837. Homme public en même temps que savant et chercheur, il était maire de Manosque à 25 ans, et il mena dans sa ville une politique de développement, construisant deux hospices et un pont sur la Durance. A 38 ans, il fut élu conseiller général des Basses-Alpes. Il s'adonna tout d'abord avec passion à l'Histoire, publiant dès 1847 de nombreuses études sur Manosque au Moyen-Age, les monnaies provençales, la voie romaine entre Sisteron et Apt... Mais ce sont moins ces travaux, pourtant de valeur, qui l'ont rendu célèbre, que les deux volumes de recueils de chants populaires de la Provence parus en 1862 et 1864.


Les chants populaires de la Provence

     Napoléon III avait ordonné en 1852 la collecte de tous les chants populaires de France pour "élever un grand monument au génie anonyme et poétique du peuple". Hipppolyte Fortoul, ministre de l'instruction publique, originaire de Digne, avait été chargé de lancer cette vaste enquête. En Provence c'est Damase Arbaud, son compatriote et ami qui fera cette collecte, grandement aidé dans sa quête par son travail de médecin de campagne. Son biographe dracénois anonyme (peut-être Frédéric Mireur ?) décrit ce travail : "Lou brave medecin... si mette en campagno. Vague de demandar, de s'entervar, de faire charrar l'un, cantar l'autre, de tout noutar, er et paraulos, senso perdre uno syllabo ni uno noto ; pui de triar lou gran de la moundilho, d'escrioure a drecho, à gaucho, de semigear lei vielhs escrits, de coumparar lei dires de cadun eme leis cansouns deis autres peïs etc..."3

     Il est très étonnant de voir la modernité de la démarche et l'honnêteté intellectuelle rigoureuse de ce véritable savant précurseur authentique des ethnomusicologues de notre époque. D. Arbaud part d'une enquête sur le terrain, mais il essaie de combler ses lacunes, de trouver des variantes, en établissant un réseau de collaborateurs qu'il cite soigneusement dans son ouvrage, ce qu'il faut souligner. Ces collaborateurs sont des érudits eux-mêmes originaires surtout de Basse Provence : de Toulon (Letuaire, Louis Pelabon), des Bouches du Rhône (Martini, Régis de la Colombière) et des récentes Alpes-Maritimes (Bory, Castel). Ainsi répartis, c'est presque l'ensemble de la Provence qui est couvert. Leur contribution est toutefois modeste et ne constitue qu'un quart du corpus retenu. Pour la notation musicale, Damase Arbaud est conscient des limites de sa partition, souvent incapable de donner le rythme réel. Il sait et écrit qu'elle ne rend pas tout. Il écarte soigneusement de sa collecte les compositions qu'il juge trop modernes : il privilégie le plus possible dans son choix "la vraie poésie populaire" et les chants religieux exprimant le mieux selon lui  "les croyances primitives du christianisme". Peu de scories encombrent les commentaires de Damase Arbaud : il donne les différentes versions recueillies, les variantes en notes, il compare avec les données sur le Piémont, la Catalogne ! Ainsi à cent cinquante ans de distance, il nous fait un clin d'oeil et nous pose déjà les grands problèmes du collectage en chanson populaire : que garder ? en fonction de quels critères ? quelle version retenir ? faut-il ou pas reconstituer ? comment rendre vraiment le rythme ? Pour en savoir plus, plongez-vous dans l'univers des "Chansons populaires de la Provence".

Jean-Luc Domenge, Enseignant-Chercheur,

Majoral du Félibrige. Août 1999


1Chants populaires de la Provence. Tome 1 : 1862, Tome 2 : 1864. Réédition 1999/2000. Editions Cantar lou païs (www.cantarloupais.com302, Chem. Plan aux Grottes. 06530 St Cézaire sur Siagne. e-mail : cantarloupais@gmail.com.

2 "En voilà un qui ne se remplacera pas demain"

"Le bon médecin se met en campagne. Et de demander, de questionner, de faire parler l'un, chanter l'autre, de tout noter, air et paroles, sans perdre une syllabe ni une note ; puis de trier le bon grain du mauvais, d'écrire à droite, à gauche, de fouiller dans les vieux écrits, de comparer les airs de chacun avec les chansons des autres pays, etc."



 

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Paysage sonore nocturne : Malbosc - Enquêtes Pays de Cèze
Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes. Producteur
Centre Languedoc-Roussillon des Musiques et Danses Traditionnelles. Producteur
Pasturel, Valérie. Enquêteur
Promenade de nuit, micro en main, autour de Malbosc pour capter grillons, chouettes, ruisseaux et autres bruits de la nuit.
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Chansons et souvenirs de Planchamp - Enquêtes Pays de Cèze
Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes. Producteur
Centre Languedoc-Roussillon des Musiques et Danses Traditionnelles. Producteur
Pasturel, Valérie. Enquêteur
Ranc, Agnès. Témoin

Entretien avec Agnès Ranc, née Fournier en 1922. Elle évoque ses souvenirs de Planchamp (commune de Pied-de-Borne) en Lozère où elle a passé son enfance.

Elle revient brièvement sur le déroulement des festivités à l'époque et sur quelques traditions et chants de sa jeunesse extraits. Elle aborde notamment le répertoire de chansons recueilli par l'association La Faraça à l'occasion de la production du CD « Vesprada al païs dels Vans » et du livre « En cò nòstre » sur le Pays des Vans en 1991.

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Chansons recueillies par l'association "La Faraça" - Enquêtes Pays de Cèze
Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes. Producteur
Centre Languedoc-Roussillon des Musiques et Danses Traditionnelles. Producteur
Pasturel, Valérie. Enquêteur
Champetier, Marcelle. Témoin

Entretien avec Marcelle Champetier, originaire de Saint-André-de-Cruzières, qui livre ici un extrait du répertoire de chansons  traditionnelles recueilli par l'association La Faraça à l'occasion de la production du cd « Vesprada al païs dels Vans » et du livre « En cò nòstre » sur le Pays des Vans en 1991. Elle interprète également « L'Estaca » écrite par le catalan Luis Llach en 1968 et devenue l'hymne de résistance au Franquisme ainsi que des chants d'auteurs [populaires] des années 1900. Les chants sont ponctués de quelques souvenirs de l'ancienne société rurale.

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Battue au sanglier dans les environs de Malbosc - Enquêtes Pays de Cèze
Centre des Musiques Traditionnelles Rhône-Alpes. Producteur
Centre Languedoc-Roussillon des Musiques et Danses Traditionnelles. Producteur
Pasturel, Valérie. Enquêteur
Membres de la Société de chasse de Malbosc. Témoins
Téraude, Jean. Témoin

Paysage sonore d'une battue au sanglier dans les environs de Malbosc, aux côtés de Jean Téraude. On y entend les aboiements des chiens, la course et l'abattage du sanglier.

L'enquêtrice nous livre dans sa fiche d'enquête que « l'enregistrement de la battue est effectué en suivant le rabatteur (ou piqueur), c'est-à-dire à proximité du chasseur qui est chargé de suivre et de mener les chiens. »

sus 4