Cette enquête filmée d'Hélène Morsly livre les secrets du fonds Michel Cans, appartenant aux collections du CIRDÒC : 164 films muets, pour la plupart en noir et blanc, capturant la vie et les visages des habitants de l'Hérault des années 1950-1960.
Fruit du travail de recherche mené par la documentariste en préparation de Bufa lo Cerç e raja l'Òrb (Maremar-2015, à découvrir sur Occitanica ici), cette réalisation s'inscrit dans un projet d'éducation artistique mené durant l'année scolaire 2014-2015 auprès des lycéens de Jean-Moulin (Pézenas, Hérault) suivant les enseignements d'occitan et d'arts visuels, à l'initiative de Languedoc-Roussillon cinéma, en partenariat avec l'établissement, le CIRDÒC et la société de production Maremar.
Claude Odde de Triors n’est pas toulousain mais originaire du Dauphiné, ce qui explique sans doute sa curiosité « joyeuse » et presque anthropologique avant la lettre pour le parler des Toulousaines et des Toulousains auquel il est immanquablement confronté comme étudiant dans la capitale du Languedoc.
Le petit ouvrage que publie Odde de Triors est un livre intéressant à plus d’un titre. Sur le plan linguistique, il fournit une compilation de mots et expressions, de scènes de vie qui nous laisse entrevoir la vie populaire toulousaine au XVIe siècle. Il offre également un inventaire très complet de la production littéraire toulousaine de son époque.
Les Joyeuses recherches de la langue toulousaine apparaît comme un projet encyclopédique sur la langue populaire, emporté dans un style joyeux qui révèle un lecteur attentif de Rabelais. Odde de Triors recueille des mots, des dictons, des sobriquets dans le parler vivant du peuple, il les définit et les commente, en les surchargeant des gloses fantaisistes à la manière d’un traité faussement docte. Il mêle l’occitan, le français et le latin pour provoquer un jeu de registres destiné à faire rire.
On ne trouve ni nom d’auteur ni d’imprimeur sur ce recueil qui ressemble à une édition clandestine. C’est la longue Epître liminaire placée en tête du livret qui nous donne la date de publication. Le nom de l’auteur nous est révélé par ses amis qui lui adressent des vers à la louange de son œuvre. Le fleuron de la page de titre permet d’attribuer l’impression à l’imprimeur toulousain Jacques Colomiez. Les relieurs Chambolle-Duru de la 2e moitié du XIXe siècle reprennent ce fleuron sur la reliure de cet exemplaire issu des collections du CIRDOC-Mediatèca occitana (CR-A-8137).
Chaque chanson y est transcrite en occitan, accompagnée d'une traduction et d'une partition musicale reproduisant le plus fidèlement possible les interprétations enregistrées.
Les collectages originaux de ces chants sont consultables en ligne sur le catalogue documentaire du CORDAE / La Talvera.
Réédition XIXe siècle de l'œuvre occitane de Claude Odde de Triors parue à Toulouse en 1578, sur le modèle rabelaisien.
Le patrimoine numérisé se révèle être une matière première à fort potentiel pour nombre d'applications innovantes.
Quels usages et quels projets autour des langues de France ?