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Auger Gaillard, poète de Rabastens
Escarpit, David (1980-....)

Sa vie, son œuvre (synthèse)

Auger Gaillard (vers 1530-1595) était originaire de la ville de Rabastens, entre Gaillac et Toulouse, à la limite des actuels départements du Tarn et de la Haute-Garonne. Il était issu d’une famille d’artisans charrons, métier qu’il exerça lui-même avant d’entrer brièvement dans les ordres. Ayant quitté son monastère, il se convertit au protestantisme et s’engage comme soldat dans le contexte des Guerres de religion. Retourné à la vie civile, vers 1576, il retrouve son métier de charron à Rabastens, tout en exerçant comme ménétrier, chansonnier et musicien auprès des grandes familles rabastinoises. Parti s’installer à Pau, il rédige son testament le 25 mai 1595 et meurt sans doute peu après.
Auger Gaillard est une figure originale dans le contexte de la Renaissance littéraire occitane, marquée notamment par l’émergence d’une littérature religieuse (traductions des psaumes) et d’une poésie savante (avec la figure du Gascon Pey de Garros) et pour la première fois, engagée dans un discours identitaire en faveur de la culture des pays d’oc (ce qui n’est pas le cas d’Auger Gaillard). C’est également la période qui voit se développer le genre des noëls en langue occitane.

L’œuvre poétique d’Auger Gaillard

Auger Gaillard a laissé huit ouvrages dont quatre seulement sont véritablement parvenus jusqu’à nous. Deux nous sont connus par des extraits et des fragments, et deux enfin sont totalement perdus. Il s’inscrit dans un genre d’inspiration populaire, une poésie volontiers farcesque, grivoise et burlesque, qui a pour cadre le quotidien. Cet aspect stylistique, Gaillard le revendique lui-même dans un de ses sonnets en français.

Las Obros considéré comme le premier recueil d’Auger Gaillard, a été imprimé en 1579 à Bordeaux. Elles contiennent 49 poèmes, dont 40 en occitan et 9 en français. Disponible sur Gallica, cette édition a été rééditée en fac-simile en 2014 chez Chapitre, avec un système d’impression à la demande.

Lou Libre gras (1581), interdit par le consistoire de Montauban, ne nous est pas parvenu, si ce n’est par des fragments publiés ultérieurement dans Lou Banquet.

Recoumandatious (1582 ou 1583) est un ouvrage dédié au roi Henri III et à son favori le duc de Joyeuse, dont deux exemplaires nous sont parvenus. Gaillard y fait œuvre de courtisan, cherchant des subsides pour financer l’impression de son ouvrage suivant, Lou Banquet.

Lou Banquet (1583), imprimé à Paris, principale oeuvre de Gaillard, qui reprend plusieurs extraits de ses ouvrages antérieurs (dont 25 des Obros et 3 du Libre gras, par ailleurs perdu), auxquelles il ajoute 88 oeuvres inédites, dont 79 sont en occitan. Les styles abordés sont des plus variés.
L'Apocalypse ou Révélation de Saint-Jean (1589), ouvrage imprimé à Tulle chez Arnaud de Bernard, regroupe plusieurs textes en français et en occitan. Si le livre complet est perdu, plusieurs fragments en ont été retrouvés, notamment à la bibliothèque de Pau, et il a été possible de reconstituer le livre, du moins en partie. On ignore s’il y avait des parties supplémentaires. M. Soulice, bibliothécaire de la BM de Pau a publié en 1874 dans la 2e série, tome 3 du Bulletin de la Société des Sciences, Lettres et Arts de Pau (pp. 22-44) un fragment qu’il a retrouvé.
Ce texte est disponible sur Gallica  et a été réédité en fac-simile chez Chapitre, avec impression à la demande.
C’est André Nègre qui, dans son édition de 1970, propose la première version “complète” restituée de L’Apocalypse d’Auger Gaillard.

Description du chateau de Pau (1592), ouvrage perdu.

Les Amours prodigieuses d’Augier Gaillard, sans lieu d’impression, 1592.  [imatge id=20942]
Ernest Nègre suppose qu’il a été imprimé à Pau où Gaillard était censé se trouver à cette époque, mais rien ne permet d’étayer cette hypothèse.

Le cinquième livre (1593 ?) : Ce livre n’est connu que par le témoignage de l’érudit et juriste palois Gustave Bascle de Lagrèze (1811-1891), qui prétendait en posséder le seul exemplaire. Les inventaires de sa bibliothèque à son décès n’ont cependant pas permis de localiser l’ouvrage, dont il cite plusieurs vers en français et en occitan. Ces extraits, publiés par Ernest Nègre, sont tout ce que nous connaissons du livre.
Signalons que, selon Nègre, Auger Gaillard avait intitulé cet ouvrage ainsi parce qu’il le considérait comme son cinquième, et les Amours prodigieuses comme son quatrième. Il ne semble donc pas avoir compté dans sa bibliographie la Description du chateau de Pau, ouvrage de circonstance, ni les Recoumandatious, recueil d’éloges au roi et à son favori en vue de recueillir des fonds.

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Jacmelina
Influencée par la chanson militante catalane, la poésie des troubadours ou la bossa nova, la chanteuse toulousaine Jacmelina fait partie du mouvement de la nòva cançon, qui prendra son essor dans les années 1970. Elle sortira ainsi trois disques long format et deux singles sur le label Revolum, dans lesquels elle interprète notamment des textes d’auteurs occitans comme Bernard Manciet ou Maurice Andrieu dans un style des plus solennels.
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Pampaligòssa (La Talvera)

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Canta se gausas

Canta se gausas (« chante si tu oses », référence indirecte à la devise du prince des Pyrénées Gaston Fébus) est un groupe vocal bigourdan basé à Bénac, entre Tarbes et Lourdes.
Composé de Marc Mathédaré, Mathieu Junca-Laplace, Sylvain Bégarie et Bastien Miqueu, le groupe pratique le chant polyphonique gascon pyrénéen, élément majeur du patrimoine vivant et immatériel de Bigorre et du Béarn.

Le groupe a sorti un premier CD, Fidéu, en 2017.

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En Prals

En Prals est un groupe occitan de musique traditionnelle créé par Thierry Cornillon, musicien originaire de la vallée de la Vésubie. Plusieurs artistes sont passés par le groupe dont Danielle Franzin.

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Aurea est un trio vocal originaire du pays niçois (vallée de la Vésubie), formé en 2006 par Danielle, Marjolaine Franzin et Thierry Cornillon. Aurea interprète a cappella le répertoire provençal de la Vésubie aux rives du Rhône.

Ci-dessous vous pouvez écouter le titre « OC Paire » extrait de leur troisième album Paire (2015)
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Marombrina

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Original’Occitana
Issu des ateliers de chants polyphoniques dirigés par Manu Théron à Marseille et souhaitant faire aboutir un travail de plusieurs années autour d’un répertoire occitan et féminin, Original'Occitana est un groupe marseillais et féminin, de chant de tradition orale.

Le travail au sein de l’association Micmac leur permet de rencontrer de nombreux musiciens issus de groupes comme Dupain, Mascarimirì, D’Aqui Dub, Lo Còr de la Plana, Lou sériol ou encore Mauresca Fracas Dub avec qui elles collaborent pour la construction des versions instrumentales. Leur chant est à la croisée de la tradition et des influences actuelles.
Lei coralas dau Lamparò

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Nux Vomica
Né en tant que collectif de plasticiens et d’artistes contemporains, Nux Vomica est indissociable du quartier Saint-Roch, à Nice. Là, dans ce quartier populaire à la marge des circuits touristiques, ses membres fondent en 1989 le Hangar Saint-Roch, à la suite d’un voyage à Prague où Maurice Maubert et Louis Pastorelli, invités à participer à une exposition, se laissent inspirer par les autres artistes présents.

Le Hangar est d’abord un endroit abandonné, une ancienne friche industrielle qui deviendra vite l’un des principaux lieux alternatifs dédiés à la création, à l’échange et à la vie de quartier. Un lieu dédié à la peinture, à la sculpture et à toute initiative spontanée visant à dynamiser la ville et faire vivre sa culture. Un lieu, enfin, qui donne à tous la possibilité d’exister et de pratiquer son art à Nice, hors des lieux d’art policés, verrouillés et « parisianisés ».

Très vite, l’un des projets-phare du collectif est de mettre sur pied le Carnaval Indépendant : une fête, là encore, vécue et préparée par les gens d’ici, loin du vernis et de la machine touristique qu’a élaboré la Mairie avec son Carnaval officiel. De ce Carnaval-là, inventif et foisonnant, naît donc un répertoire de chansons en nissart, en français, en italien, qu’il faut chanter pour animer les chars et le cortège… Les membres de Nux Vomica, Louis Pastorelli en tête, prennent alors le micro et les commandes des sounds-system. Ce sera le début d’une aventure musicale et festive qui dure encore.

Avec une dizaine d’album à son actif, le groupe convoque un imaginaire nissart coloré, ouvert sur le monde, fort de ses figures emblématiques et de ses légendes. Balèti, mourra, danses, voyages, fifres et rythmes d’ici et d’ailleurs sont au rendez-vous. Le Carnaval n’est jamais bien loin non plus, par le détournement, la satire et les anecdotes qui s’embellissent par les langues utilisées, entremêlées. Les membres du groupes dialoguent avec ce qu’ils voient, croisent, rencontrent. Ils abolissent les distances : si leurs voyages à eux passent toujours par Saint-Roch et la « Nissa Mediterranea », ils touchent à l’universel en mêlant les sonorités acoustiques, électroniques, sound system, le son du rabeca (violon traditionnel brésilien) lié à celui du fifre. Ils portent une identité généreuse, où fêtes, jeux, et chansons, sont partagés dans une oralité rescapée, vivante et puissante car elle traduit des références. On s’y retrouve, on s’amuse, on s’assemble grâce à cette culture populaire orale qui nous dit qu’il est bon d’être ensemble.
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