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Le collectif Gardarem la terra
Gardarèm la terra est un mouvement altermondialiste lancé sur le plateau de Larzac le 9 août 2003. Le mouvement, né en référence des luttes sociales des années 1970 sur ce même plateau du Larzac, s’organise en comités autonomes d’initiative locale, chacun agissant dans son “pays”, au moyen de conférences, débats, colloques, articles et actions publiques. La dimension occitane du mouvement est affirmée.
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Los cavalèirs (paroles de chanson)

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Planh per la mòrt d’un mesteir : chanson de Pierre-André Delbeau
Delbeau, Pierre-André

Paroles de la chanson écrite et interprétée par Pierre-André Delbeau, extraite de l'abum L'autaneir, Disc'Òc, 1970

Arrepic :
Per simbòl centenari
Lo hapchòt legendari !

Pelòta es mòrt to dreit
Com crèban tot los autes
Pas de hami, de hred
A pena de malautia

Plan quilhat suu planèir
Com los pins que picava
Es mort l’arrosinèir
A la darrièra amassa

Eth sabè causas hòrtas
E sabè plan las díser
Hens la lenga de nòste
Eth sabè causas tristas

Sabè lo vent de l’Oèst
Cramponat a la barra
E que per vent de l’Est
Las palomas devaran

Sabè las gents que caden
Los que dèishan la tèrra
E tanben los que cantan
Per desbrombar misèra

Pelòta es mort tot dreit
Com crèban tots los autes
Pas de hami, de hred
E a pena malaud

Quan crèban los mestèirs
E las jòias de viver
Vinhairons, rosinèirs,
Nos cau, per vos, escriver

Las vòstas prasons
Per medisha encadença
E qu’aqueras cançons
Sian nòsta espérança

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Pierre-André Delbeau
Originaire des Landes, Pierre André Delbeau fait paraître son premier album 33 tours au moment même où Claude Marti commence sa carrière discographique. Le pont est d'autant plus cohérent que l'esthétique entre les deux artistes est fortement similaire : un chanteur accompagné de sa seule guitare, des chants libertaires en occitan, et une volonté pédagogique d'expliquer au public ce qu'est l'Occitanie.
Depuis l’extrémité Nord-Ouest de l’espace occitan, Pierre André-Delbeau rend d’abord compte d’un pays qui se meurt : « Maintenant mon peuple est malade. C’est un peuple de muets » écrit-il ainsi dans Camas de boi (Le Chant du Monde, 1973). 
Mais son chemin se poursuit également en dehors du domaine occitan. Il tourne ainsi avec Claude Nougaro, Félix Leclerc et Bernard Lavilliers, avant de mettre un frein à sa carrière musicale dans les années quatre-vingt pour devenir chef d’établissement dans le secondaire, mais tout en continuant à donner des concerts avant de prendre sa retraite en 2011.
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Los Estudiants ramondencs
Association régionaliste fondée à Toulouse en 1931 par des étudiants de l’Université sur l’exemple du Nouveau Languedoc de Montpellier. Autour de son président Fernand Gaulhet sont réunis Jean Séguy (1914-1973), Antoine de Bastard et Marcel Carrières (1911-1982), le groupe est patronné par Joseph Salvat (1889-1972) et l’Escòla Occitana, il a été un foyer actif du jeune occitanisme languedocien et gascon. De 1932 à 1934 Los estudiants ramondencs ont publié une chronique occitane dans l'Echo des étudiants de Toulouse.

Avec Le Nouveau Languedoc, Los estudiants ramondencs constituent une étape importante dans l’occitanisme contemporain en se dégageant de la littérature et du passéisme félibréen, ils élaborent une véritable doctrine occitane dans laquelle les problèmes de la société occitane sont embrassés dans leurs globalité, sans exclure les revendications socio-économiques et politiques.
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Les amours prodigieuses d'Augier Gaillard

Résumé

C’est le sixième livre d’Auger Gaillard. 

Ce livre est surtout un recueil de requêtes adressées à Catherine de Navarre. 

Ernest Nègre suppose qu’il a été imprimé à Pau où Gaillard était censé se trouver à cette époque, mais rien ne permet d’étayer cette hypothèse.

Le document est disponible sur Gallica, Bibliothèque numérique de la BnF

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Jean-Pierre Lafitte
Musicien et luthier du domaine populaire occitan, Jean-Pierre Lafitte est spécialiste des pratiques musicales utilisant la canne de Provence. Il fabrique ainsi lui-même ses instruments en roseau, et mène de nombreux ateliers et stages afin de transmettre son savoir. Si on le retrouve dès les années 1970 au sein du groupe Riga-Raga, il travaille ses dernières années notamment en duo avec le chanteur Renat Jurié.
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Le Nouveau Languedoc
Fondé à Montpellier en 1928 par un groupe de jeunes étudiants, Le Nouveau Languedoc se définit comme une « Société d’action régionaliste et d’études régionales ». Son siège social est situé Place de la Comédie dans le bar « Y a bon ». Autour de son président Jean Lesaffre (1907-1975), on retrouve l’écrivain Max Rouquette (1908-2005) alors étudiant en médecine et Roger Barthe (1911-1981). Ce regroupement d’étudiants a été un foyer actif de prise de conscience et de propagande occitaniste avec la publication d’une revue, Annales du Nouveau Languedoc, des conférences, des émissions de radio et des chroniques régulières dans les grands quotidiens régionaux. Bien qu’ apolitique, le groupe était proche de la sensibilité culturelle du Félibrige et proche du fédéralisme. Il s’est maintenu jusqu’à la fin de la guerre. Le Nouveau Languedoc a été une école de formation théorique et militante de l’occitanisme. Ses dirigeants ont été les principaux artisans de l’occitanisme d’après la Libération. Les idées du mouvement occitaniste auquel le Nouveau Languedoc a participé ont servi de base au réveil occitan de l’après-guerre.
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Claude Roméro
Claude Roméro est un musicien et facteur d’instruments. Il a joué un rôle important depuis les années 1970 pour le renouveau des musiques populaires occitanes.

En 1975 il fonde avec Bernard Desblancs au sein du tout nouveau Conservatoire occitan, un atelier de facture d’instruments traditionnels afin de doter les musiciens, de plus en plus intéressés par les musiques traditionnelles, d’instruments reconstitués sur les modèles anciens collectés. Il anime de nombreux bals et ateliers de danse. Il a créé avec Jean-Claude Maurette le groupe Lo Jaç, qui sillonne l’Occitanie des bals, fêtes populaires et mariages depuis quarante ans. Le groupe a obtenu le grand prix du disque de l'Académie Charles-Cros en 1988, 1989 et 1990.
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Le Mouvement viticole de 1907
Caucat, Domenge

Le mouvement viticole de 1907 autrement appelé “la révolte des Gueux” se déroula de mars à juin 1907 pendant lesquels eurent lieu de grandes manifestations - à cause de la crise du vin - qui toucha quatre départements du Sud de la France, le “Midi”. 

Ce fut un mouvement de masse qui toucha toutes les classes sociales, un mouvement pacifique qui fut réprimé dans le sang, mais aussi un mouvement écologiste avant l’heure qui protesta contre le vin fabriqué chimiquement pour promouvoir au contraire le vin naturel. Ce fut aussi un mouvement qui opposa le Sud producteur de vin et le Nord producteur de betterave. Ce fut la mutinerie d’un régiment qui tint tête à son commandant et surtout la toute première crise de désespoir d’un pays dont la survie dépendait de ce vin qui ne se vendait plus. 

En 1900 toute l’économie du Midi reposait sur la vigne, cette vigne qui implorait grâce. “Le Midi se meurt” s’écriait Marcellin Albert à Clémenceau. 
Le vin ne se vend plus, il est même moins cher que l’eau. A Narbonne, dans les cafés, il s’achète à l’heure : 10 centimes pour boire tout ce que qui est possible d’engloutir en une heure ! 

Il faut remonter cinquante années en arrière pour comprendre la cause, le phylloxéra qui ronga le vignoble et fit basculer le marché. Au moment de l’épidémie qui s'abattit sur la production locale, on prit d’autres habitudes : importation en franchise de vin d’Ariège, plantation sur le littoral de vigne dans le sable (car l’eau tuait l’insecte), sucrage ou chaptalisation grâce au sucre de betterave rouge, mouillage des vins fabriqués chimiquement parfois sans grappe de raisin. Les vignes du Languedoc nouvellement plantées furent installées sur des surfaces beaucoup plus belles et avec des cépages plus productifs -carignan et aramon - qui amenèrent à la monoculture. 
Tout cela aboutit à l'effondrement des cours du vin et la misère pour les plus pauvres. 

Au tout début de 1907, Marcelin Albert, cafetier et vigneron à Argeliers, qui se battait depuis des années, fut enfin entendu. Avec les gens de son village et d’autres ils arrivèrent à 87 à Narbonne pour faire pression sur une commission d’enquête parlementaire qui se tenait pour réfléchir sur la crise du vin. Quelques jours après c’est le premier meeting à Sallèles-d’Aude, devant la Cigal -un homme un peu illuminé- il fut surnommé l’agitateur, avant de devenir plus tard l’Apôtre des gueux et enfin le Rédempteur. 

Le mouvement prit de plus en plus d’ampleur : de villages en villages, se constituèrent des comités de défense de la viticulture, de villes en villes, chaque dimanche des rassemblements de plus en plus nombreux se mirent en place atteignant parfois les 100 000 personnes. Entre 70 000 et 80 000 à Montpellier le 9 juin 1907 ! 

Le député socialiste de Narbonne, rentra dans le mouvement le 5 mai, Ernest Ferroul, excellent orateur haranguant les foules : “Nous ne donnerons jamais ce que nous avons été capables de faire !” et il politisa la contestation reprenant une idée de Marcelin Albert en appelant à une grève de la taxe et à une démission des élus.   

La suite fut dramatique. La démission des élus des “départements fédérés du Sud” représentait pour Paris une menace de séparatisme, et permit à Clemenceau le tout puissant président du conseil et ministre de l’intérieur de réagir. 

A l’étonnement et l’incompréhension des vignerons, le gouvernement envoya ses troupes, au moment de l’arrestation de Ferroul, pour tirer sur la foule de Narbonne, ils tuèrent 6 personnes et laissèrent sur les pavés de nombreux blessés. Le 17e régiment d’infanterie, composé de soldats originaires du Languedoc, mis à l’écart à Agde à cause des événements, en apprenant le massacre se mutinèrent et marchèrent jusqu’à Béziers où ils furent accueillis chaleureusement par les manifestants. Les responsables du mouvement furent emprisonnés, Marcelin qui avait réussi à s’enfuir et qui donna des conseils à Clémenceau fut vu comme un traître. Le Rédempteur retourna à Argeliers incompris et méprisé par tous. 

La sortie de crise fut possible grâce à des mesures qui assurèrent la pérennité du vignoble de table, grâce à la transformation des comités de défense en Confédération Générale, Les Vignerons du Midi (CGV) qui vinrent aider et organiser la production, participer à la création des premières coopératives et lutter contre la fraude ce qui mit fin au vin industriel. La grande guerre finit par s’arranger en sacralisant le vin comme “Vin de la Victoire” et en arrosant les tranchées avec.

Albert et Ferroul évoquèrent tour à tour les barons du Nord devant ceux du Midi, ils présentèrent le mouvement comme celui de la nouvelle résistance cathare, la langue d’oc parlée et comprise par toute la population florit sur de nombreuses pancartes et services pour surprendre les agents de Clémenceau, il serait faux, même si Ferroul avait agit ainsi, de voir le mouvement de 1907 comme une tentative autonomiste comme le fut présenté par ses opposants pour justifier l’emploi de la force. 

C’est une bonne vision des choses comme le souligne Remy Pech “une révolte légale et même légaliste” qui voulut faire pression sur le Parlement afin de faire voter les nouvelles lois pour protéger le marché du vin, ce qui permettra finalement de sortir de la crise. 

Il n’en reste pas moins que dans l’affect populaire il y a un attachement profond à cette période de l’histoire, une appropriation de ce passé comme fondement des luttes qui suivront. 

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