Avec Novembre, arrivent les premiers assauts du froid et l’automne laisse peu à peu place à l’hiver. Les jours raccourcissent, la végétation entre progressivement en sommeil. Cette période particulière fut dès avant l’émergence du christianisme et l’instauration de la Toussaint, l’occasion de fêtes rituelles et païennes, marquant ce passage entre deux époques. Dans le cadre de sa traditionnelle Fête de la Soupe, Puisserguier commémore en 2015 ce passage en proposant un charivari funéraire dans ses rues le samedi 7 novembre à partir de . Retrouvez le Théâtre des Origines, Goulamas'k et l'association Patatr'Oc pour célébrer Martror, la Fèsta dels Mòrts.
Depuis plus de dix ans, le Théâtre des Origines propose au mois de novembre une déambulation artistique de rue, Martror, puisant dans les rites et coutumes traditionnelles entourant la Fête des Morts et la place de celle-ci dans nos sociétés, mis au jour de ces implications et représentations contemporaines. Martror s’inscrit dans un plus large travail de recherche et de création mené par le Théâtre des Origines autour des fêtes saisonnières, Temporada. Feu de la Saint-Jean et Carnaval, autres festivités calendaires relevant du passage symbolique et ritualisé, d’une saison, d’un âge à l’autre, complètent l’éventail des traditions populaires revisitées et ré-interrogées par la troupe au terme d’une important travail de recherche sur le patrimoine culturel immatériel local.
Rendez-vous le 7/11/15 place du Millénaire à Puisserguier dès 19h pour le départ du charivari.
Vous souhaitez participer activement à cet événement collectif ? Les organisateurs vous convient le 6 novembre dès 18h parking du Millenium à Puisserguier pour une grande répétition générale.
Chaque année durant l'automne, le Camèl de Fuòc vous convie à son Grand Balèti.
Pour découvrir la danse et la musique occitanes, rendez-vous le samedi 7 novembre dès 20h00 salle Zinga Zanga à Béziers. Restauration et tombola sont au programme de ce rendez-vous festif ouvert à tous.
Cette cinquème édition accueillera dès 21h les groupes Tripoux et Castanha é Vinovèl.
Gratuit et tout public.
Le 7/11/15 dès 20h.
Salle Zinga Zanga : 781, Traverse de Colombiers , 34500 Béziers
Calandreta [kalɑ̃'dretɔ] est le nom donné par ses fondateurs à la première école associative et immersive occitane qui ouvre à Pau le 5 janvier 1980. Dans le même temps, un projet similaire mené à Béziers, sans concertation avec le premier, aboutit à la création d’une autre école en septembre de la même année. Le terme Calandreta est adopté à Béziers, fédérant les deux établissements : la Calandreta Paulina (« paloise ») et la Calandreta l’Ametlièr (« l’amandier ») sont nées.1
Utilisé sur tout l’espace occitan méditerranéen, des Alpes aux Pyrénées, le terme ”calandra” ou “calandreta” (sous sa forme diminutive) désigne en occitan une espèce particulière d’alouette : les alouettes calandre (Melanocorypha calandra) et calandrelle (Calandrella brachydactyla). Par extension, le terme peut désigner aussi l'alouette de manière générique.
Le mot « calandre », outre le mâle de la « calandra », désigne par ailleurs un apprenti. 2
Comme l’indique l’emploi du suffixe diminitutif “-on” (au féminin “-ona”), que l’on retrouve par exemple dans « pichon », le calandron est un oisillon, le petit de la calandra ; en plus d’un élève de Calandreta, le terme est aussi employé pour désigner un poupon. 3
Le calandrin est, quant à lui, une jeune alouette. C’est aussi le nom donné aux futurs regents lors de leur année de formation à l’établissement d’enseignement supérieur occitan Aprene (“apprendre”).
Dans un tout autre registre, le calandrin est par ailleurs le nom occitan du caladrius ou caladre, créature légendaire décrite dans maints bestiaires médiévaux sous les traits d’un oiseau, souvent blanc, au chant mélodieux et aux pouvoirs guérisseurs et divinatoires. Ainsi apprend-on dans Aiso son las naturas d'alcus auzels e d'alcunas bestias, imitation anonyme du XIIIe siècle, en occitan, du Bestiaire d'amour de Richard de Fournival :
« S’òm pòrta un calandrin davant un òme qu’es malaut et qu’òm lo gete sus son lièch, se lo Calandrin agacha l’òme a la fàcia, aquò’s signe qu’es per garir mas se virala coa, aquò’s s senhal de mòrt. »4
[« Si l’on porte un calandrin devant un homme qui est malade et qu’on le jette sur son lit, si le calandrin regarde l’homme en face, c’est signe qu’il va guérir mais s’il tourne la queue, c’est signal de mort. »]
1. cf. BACCOU, Patrice. L'aventure des Calandretas. In Confederacion occitana de las escòlas laicas Calandretas. Calandreta : 30 ans de creacions pedagogicas. Montpelhièr : La Poesia : Confederacion occitana de las escòlas laïcas Calandretas, 2010. 366p. ISBN : 978-2-914243-14-8. pp.358-362↑
2. MISTRAL, Frédéric, Lou tresor dóu Felibrige, ou Dictionnaire provençal-français embrassant les divers dialectes de la langue d'oc moderne. Aix-en-Provence : J. Remondet-Aubin ; Avignon : Roumanille ; Paris : H. Champion, [1878-1886]. 2 vol. (1196, 1165 p.). ISBN : 2-86673-113-1.↑
3. Ibid.↑
4. Chansonnier dit La Vallière. BnF, ms français 22543. Transcription et traduction française : Yves Rouquette pour l'exposition De la natura de quauquas bèstias illustrée par des œuvres originales de Pierre François (collections CIRDÒC).↑
5. Lou Cèu de Pau, Lous Mandragòts, LABARRÈRE, André. Chants du Béarn. Pau : Lou Cèu de Pau, 1984. 137 p.↑
- Dates extrêmes:
XIXe siècle
- Identiffiant du fonds
- Instruments de recherche disponibles
Répertoire numérique dactylographié, par Martin de Framond, 2009.
- Dates extrêmes:
1911-1933
- Importance matérielle :
3 ml
- Supports représentés :
monographies imprimées, périodiques, manuscrits, documents iconographiques
- Accroissement :
Fonds clos
Robert PASTOR aliàs « Boby lo contejaire » vous propose:
Des spectacles de contes et des historiettes - durée : une heure environ) en français et en occitan, compréhensible de tous.
« escota plan pichòn !» Le grand-père fait découvrir la langue à travers les contes mais également via des histoires et anecdotes de deux villages : Montadavala et Colhons.
« Fasèm la festa » autour des thèmes de Carnaval et des feux de la Saint-Jean.
« caminant pels dralhas » spectacle basé sur les contes traditionnel.
« Lo diable, las mascas, les peurs et les fées, autour des figures traditionnelles : fées, sorcières, peurs et aussi, quelques historiettes.
Des ateliers de création de contes, travail sur le corps, la voix et pour finar, présentation d'un petit spectacle (chant et scénette).
Approche ludique de l'occitan en s'appuyant sur le projet académique occitan de 2015-2016 : «Panica al bosc de Farfadet ».