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Les Nuits atypiques

Du 1er juin au 21 juillet, rendez-vous en sud Gironde pour l'édition 2019 du Festival Les Nuits atypiques. Débuté à Langon sur les bords de la Garonne, le festival a adopté depuis une forme itinérante et vous convie pour sa 28e édition à découvrir une programmation toujours aussi variée (visites, conférences, projections, conte, concerts...) proposée dans 14 communes girondines.
Comme chaque année, les Nuits atypiques propose de nombreux rendez-vous autour de la langue et de la culture occitanes.
Ci-dessous un aperçu, et bien sûr n'hésitez pas à découvrir l'ensemble des dates et propositions de ce festival de grande qualité en consultant son programme complet ICI.

Rendez-vous occitans du festival

Samedi 1er juin à Saint-Macaire :
18:00
  : Ouverture de l'exposition « La Gironde occitane »

18:30 : La Chanson de la Croisade albigeoise, Rencontre-débat avec l'artiste et auteur Félix Jousserand 
19:30 : Petite restauration - Fédération girondine des Calandretas
21:00 : Canso, spectacle de poésie scandée de et avec F. Jousserand. 

Dimanche 2 juin à Bazas (Cinéma Vog, 5€) : 
18:00 : Projection de Au mièi de las Vacas, film documentaire de Patric La Vau (occitan, sous-titré français, 65m, 2019). Puis rencontre-débat

Samedi 8 juin à Uzeste  (salle des  fêtes - 5€)
21:00 : Projection de Au mièi de las Vacas, film documentaire de Patric La Vau (occitan, sous-titré français, 65m, 2019). Puis rencontre-débat


Dimanche 9 juin à Saint-Michel de Castelnau (Jardins du château, 12€/6€/gratuit -16ans) : 
15:00 : Un Tour du monde en musique avec Daquí - conférence-musicale de Patric La Vau
16:30 : Concert de Jean-Luc Amestoy et Gilles Carles (Néo-musette / Occitanie)


Jeudi 13 juin à Cadillac (Cinéma Lux, 5€) : 
21:00 : Projection de Un casau e quate polas, film documentaire de Patric La Vau ( en occitan sous-titré en français, 52m, 2018), suivie d'une rencontre-débat avec le réalisateur. 

Samedi 15 juin à Birac  (Cercle - 5€)
18:00 : Projection de Au mièi de las Vacas, film documentaire de Patric La Vau (occitan, sous-titré français, 65m, 2019). Puis rencontre-débat. 

Lundi 8 juillet à Villandrault (Salle des fêtes, 10€ / 5€/ gratuit -de 16ans / Pass 2 soirées 15€)
19:00 : Petite histoire de l'accordéon diatonique, Gascogne-France-Monde) - Conférence audio-visuelle de Patric La Vau
21:00> 01:00 - Bal Trad avec Thouxazun et Ad'Arron suivi d'une scène ouverte

Mardi 9 juillet à Villandrault (Salle des fêtes, 10€ / 5€/ gratuit -de 16ans / Pass 2 soirées 15€)
19:00 : La Talvera, 40 ans d'actions pour le patrimoine culturel occitan. Rencontre-débat avec Daniel et Céline Loddo. 
21:00> 01:00 - Bal Trad avec La Talvera et invités « spécial 40 ans !»

Samedi 13 juillet à Saint-Symphorien  (Cercle - repas-concert 20€/16€/10€, Concert seul 12€/6€/ gratuit pour les -16 ans)
18:00 : Un Tour du monde en musique avec Daquí - conférence-musicale de Patric La Vau
19:30 : Apéro Chantant 
20:00 : Repas préparé par le Cercle ouvrier. Réservation : 0556257163
20:00 : Concert de Samaïa ( Polyphonies Féminines)

Dimanche 14 juillet à Gajac  (Salle des fêtes 5€)
15:00 : Projection de Una Granda Taula, film de  Patric La Vau (occitan sous-titré français, 2019). Rencontre-débat avec le réalisateur. 

Mercredi 17 juillet à Bazas  (Cinéma Vog 5€)
21:00 : Projection de Una Granda Taula, film de  Patric La Vau (occitan sous-titré français, 2019). Rencontre-débat avec le réalisateur. 

Vendredi 19 juillet à Saint-Macaire  (Jardins d'Arlette 12€)
21:00 : Concert de Gasandji et Alain Larribet ( Congo-Gascogne)
22:30 : Bord de scène avec Gasandji et Alain Larribet

Samedi 20 juillet à Saint-Macaire  (Salle François Mauriac, 12€/6€/ Gratuit - de 16ans)
21:30 : Grand Bal de Rita Macedo et Le Parti Collectif (Bal Populaire / Brésil-Gascogne)

Et stages et Master-class - Mardi 9 et mercredi 10

Parcours pédagogique : Chant traditionnel et musique jazz avec Guillaume Lopez et Jean-Christophe Cholet
Stages trad :
- Danses traditionnelles gasconnes avec Dany Madier-Dauba

- Accordéon diatonique avec Cyrille Brotto et Clément Rousse
- Chant des pays d'oc  avec Guillaume Lopez 

Renseignements / inscriptions :
http://www.nuitsatypiques.org/autour-des-concerts

Informations pratiques

Tarifs et billetterie : les spectacles et concerts sont gratuits pour les jeunes de moins de 16ans.

Soirées bat trad (9et 10 juillet) :
1 soirée : 8€/5€ pour les stagiaires
Pass 3 soirées : 20€

Concerts/Spectacles
1 concert/spectacle : 10€
Pass 5 concerts/spectacles (hors films, repas et 22 juillet) : 30€
Forfait journée 13  juillet 10€/15€ en prévente, 15€/20€ sur place

Pass Festival (hors films, repas, stages et master-class) : 50€

Billets et pass disponibles en prévente et sur place. Locations :
sur le site : www.nuitsatypiques.org
Office du tourisme Sauternes graves Landes Girondines
Ticketmasters.fr Auchan, Cora, Cultura, E.Leclerc
Fnac, Carrefour, Géant, Système U, Intermarché – fnac.com, carrefour.fr, francebillet.com : 0892683622 (0,34€ TTC/min).

 

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Jouve, François (1881-1968)
Douze contes en langue provençale, autant de scènes qui évoquent coutumes et traditions : le Char de Mazan où se distingue le « Seigneur des Hannetons » (Segnour di Tavan), les fêtes de la confrérie de Saint-Marc avec son « fifre » (lou fifrejaire), ou encore l’attachement lié au culte de saint Gent (La Mountelenco). On découvrira aussi un Jouve porté aux confidences, parlant de sa petite enfance, de ses premières amours, des études au pensionnat de Sainte-Garde (Santo-Custòdi), de son rêve de devenir poète (En bousco d’uno voucacioun), de sa méprise sur le bedeau de Saint-Saturnin : « majestueux, avec ses culottes courtes, ses souliers à boucles, sa belle épée pendue au côté, sa longue canne à pomme d’ivoire faisant clop, clop, sur les dalles, celui que ma jugeote d’enfant prit aussitôt pour monsieur le marquis de Frescati… ». Depuis le récit du « Pape des fourniers » jusqu’à l’évocation des meuniers qui figure dans ce recueil, l’œuvre de François Jouve s’inspire de la vie locale et des familiers qui ont fréquenté le « Four du Blondin », avec pour décor ce « Carpentras comtadin ». Il traite ses personnages, dessine leurs caractères, avec humour et malice, sans oublier de les inscrire dans l’histoire, comme le montre certaine allusion à l’antique boulangerie de Pompéi… Les textes de François Jouve sont composés comme des intermèdes, de petites chroniques salutaires signées, parfois, du pseudonyme : L’Ermitan de Frescàti (L’Ermite de Frescati). Traduction française de Lucette Besson.
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Marion Cornet - CIRDOC

Appel aux créateurs, cinéastes, réalisateurs et vidéastes !


Le Babel Film Festival est le premier prix cinématographique international dédié aux films mettant  à l'honneur les minorités culturelles et linguistiques.

Les objectifs de cette biennale, dont la sixième édition se déroulera à Cagliari (Sardaigne) en décembre 2019, sont les suivants :

« Le projet du Babel Film Festival naît d'une double intention : d'abord, il s'agit de rendre compte d'un cinéma qui s'intéresse de plus en plus aux marges - lesquelles sont souvent définies par l'usage d'une langue dite « marginale ». Ensuite, faire converger les richesses des différentes communautés linguistiques, en montrer le potentiel culturel et contribuer à faire connaître une vivacité linguistique qui enrichit le cinéma tout en influençant la créativité de ses auteurs.
En ce sens, le Festival offre à tous les auteurs, que ce soit de films documentaires ou de fiction, la possibilité de donner aux langues une visibilité et une vraie force d'expression, pour favoriser un véritable échange culturel entre les populations du monde entier.
C'est aussi l'occasion, pour qui fait du cinéma et plus largement de l'art, de trouver dans la diversité des langues minoritaires une source de créativité  (qu'il s'agisse de langues, de dialectes, de « parlers », d'argot ou autre), en ce que chacune d'elles a une force figurative et communicative unique.
Ces langues expressives, justement parce qu'elles ne se réduisent pas à la nécessité d'une communication fonctionnelle et fonctionnaliste, orientent vers une vision du monde plus poétique, plus proche de la vie « communautaire », ce petit bout de lorgnette qui rend la vie digne d'être vécue dans la beauté du quotidien. »

Pour participer :

Vous souhaitez concourir à la présélection des films qui seront présentés en décembre lors du Babel Film Festival ?
Vous avez réalisé un film dont les dialogues sont en langue dite « minoritaire » (au moins à hauteur de 50% de l'ensemble des dialogues du film) ?
Envoyez le dossier de présentation de votre film avant le 16 juin, via le formulaire en ligne.

Plus d'infos sur www.babelfilmfestival.com
info@babelfilmfestival.com
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Des Alpes aux Pyrénées : les 4 saisons des festivals occitans
CIRDOC-Mediatèca occitana

Contenu bientôt disponible

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Enregistrament de « La Plenta deu pastor » peu grop de Laruns
Coudouy, Jean-Claude
Sanchette, Georges
« La plenta de pastor » qu'ei ua canta escriuta per Jean-Claude Coudouy e Georges Sanchette .

Que deu la soa originalitat au tèma tractat, l'exòde rurau, atau com au hèit qu'estó estada creada tà estar cantada en polifonia. Lo grop Los Pagalhós que reprenó la canta suu son album « Los Pagalhós cantan lo Biarn » en 1983. « La plenta deu pastor » que hè partida de las quauquas cantas qui an traucat los arrius e qui son cantadas dinc a las termièras de Garona.

[imatge id=21609]Qu'estó la purmèra canta polifonica de creacion interpretada sus l'empont deu Hestau de la canta bearnesa de Siròs (64) en 1969.


Paraulas :

Aulhers de totas las contradas
Ca vietz audir nostes dolors,
Qu’ei fenit a jamei,
De veder tan d’aulhades
Sus los nostes camins
Tots pingorlats de flors.

Au bèth miei deu primtemps,
Vriuleta berojina
Que deishavas lo loc,
Tau banèth saboròs
Tu qu’ei seras tostem,
Çò qui’m va mancar hèra
Qu’ei lo son tan plasent
Deus charmants tringuerons.

Auprès de tu ma mie,
Que'n plori de tristessa
Sovien'te d'aqueth temps,
Un còp secat l’arrós
Qu’enviavam lo Pigon,
Guardar las aulheretas
E tos dus suu gason,
Cantavam ua cançon.

Adara tot solet,
Capsus de la montanha
Cò qui'm turmenta mes,
Que las nostes amors
Qu’ei de saber que lèu,
Sus aquera pelosa
Non cherirei pas mei,
Los petits anherons.
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Voses de la modernitat : percors literari, fotografic e sonòr suls camins de la modernitat poetica occitana
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Istoria de dire... a la mòda dau país : une série pour découvrir l'identité culturelle du Périgord-Limousin
IEO dau Lemosin
« En Périgord-Limousin Il y a des originalités qui se cultivent. On y affiche, bien souvent sans le savoir, une identité culturelle héritée d'une longue histoire occitane. C'est tout un univers qui s'offre à vous si vous prenez le temps de pousser les clédous des jardins et d'écouter les gens d'ici. »

À travers huit films courts, Jean-François Vignaud propose ainsi une immersion-formation à l’art de vivre en Périgord-Limousin : huit chroniques comme huit petites clés pour mieux comprendre les gens d’ici, leurs comportements et leur façon de parler.
Une réalisation de l’IEO dau Lemosin pour le Parc naturel régional Périgord-Limousin.
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Jean Fléchet, réalisateur occitan
Né à Lyon en 1928, Jean Fléchet, est auteur et réalisateur de films, diplômé de l'IDHEC (Institut Des Hautes Études Cinématographiques). Après avoir débuté au Maroc et à Paris, il est depuis bientôt soixante ans réalisateur de longs métrages, d'émissions télévisuelles, de films de recherche et d'œuvres de commande.
En 1961, il fonde dans le Vaucluse la société de production Les Films Verts, qui lui permet de produire le tout premier long métrage tourné en provençal, La Fam de Machugas. Si la culture occitane apparaît pour lui comme une révélation, cette dernière lui doit aussi beaucoup à travers son travail et son engagement pour un cinéma occitan : au-delà et en complément de sa maison de production, il co-fonde en 1977 l'association Tecimeoc, ainsi que la revue du même nom. Cette dernière, dédiée à la promotion et au développement de la télévision et du cinéma méridional et occitan, devient au fil des années un référent incontournable pour la défense et promotion des cinémas dits « de pays », mais aussi le porte-parole de la cinéphilie au sens large.
Engagé pour l'existence d'une télévision en occitan ambitieuse et de qualité, Jean Fléchet anticipe l'histoire et crée, dès avant 1981 (date où la télévision publique, à travers la chaîne FR3, commence à intégrer dans ses grilles de programme quelques timides contenus en langue dite « régionale »), le tout premier Magasine Occitan, journal d'actualité et de création diffusé sur support VHS à défaut de relais sur les chaînes hertziennes.
Côté cinéma, si l'œuvre la plus célèbre de Jean Fléchet est sans doute L'Orsalher - présentée au Festival de Cannes en 1983, sa production est foisonnante, tant du côté des longs-métrages que des courts.

Filmographie :

Long-métrages :

- L’Orsalher (Le montreur d’ours) (100 min)
- Traité du rossignol (100 min)
- L'école des femmes de Molière (100 min)
- La Sartan suivi de La faim de Machougas (70 min)
- La soupe populaire (80 min)
- Onze fragments minéraux en Luberon (59 min)
- Brahim ou le collier de beignet (long métrage sur le Maroc indépendant)

Court-métrages :

- La Sartan (20 min)
- La faim de Machougas (52 min)
- Le Mont Ventoux (26 min)
- Lo ferre vielh (26 min)
- Jòrgi Reboul (30 min)
- Bordilhas (20 min)
- Photographes du quotidien (26 min)
- La fête d’Orange (26 min)
- Lipetarias provençalas (20 min)
- L’ours brun des Pyrénées (20 min)
- Luberon, mars 70 (13 min)
- L’aubre vielh (13 min)
- La naissance de Langue Peille (26 min)
- Ne tirez pas ! C’est Saint-Ex (10 min)
- Cinq fragments pour un vitrail (13 min)
- Manosque, pays de Jean Giono
- Trois films d’initiation au film (42 min)
- Underground again (10 min)
- Cinétracts d’Avignon 68
- Le festival d’Avignon 1967
- Sept petits sketches de grammaire
- L’Archéologie racontée aux enfants
- Ductus
-Je marchais
- Film sur Hans Bellmer
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L'occitan pels nulasses : l'emission radiò pels nulasses en occitan

Difusada de 2012 a 2015 despuèi las antenas de Rodés e de Vilafranca de Roergue de Radiò CFM e sus internèt, lo programa "L'occitan pels nulasses" prepausa una forma de militantisme occitan que passa pel rire. Per rire dels occitans d'en primièr, per rire de tot aprèp.
Informacions insolitas, falsas publicitats... D'una revista de premsa diferenta de las autras a de cronicas de las mai descaladas, Arnaud e Jean fan descobrir al public larg, e dins la bona umor, la cultura occitana jos totas sas formas contemporanèas.
Concebuda per s'adreçar tant al debutant que lo coneisseire de la lenga d'òc, l'emission bilingüa occitan francés despareta las praticas e los sabers, essent aital a l'encòp " didactica e recreativa".

Per de questions de dreches, los extrachs musicals difusats dins las emissions podon pas èsser mes en linha, fogèron doncas talhats dels enregistraments.

Occitania Libertaria
Peiregòrd es pas a vendre : la contèsta fàcia als promotors immobiliaris
Escarpit, David
Bertrand, Aurélien

Les années 1970 sont marquées par la contestation sociale et économique d’un certain modèle de l’état. De 1968 et la contestation de la France gaulliste aux chocs pétroliers et ses conséquences économiques et sociales, la période est un foisonnement de mouvements contestataires, alternatifs, à travers toute l’Europe, parfois favorables à l’usage de la violence.
Dans les pays d’Oc, cette période correspond au fameux borbolh créatif et idéologique qui voit la naissance de la Nouvelle chanson occitane, mais aussi la théorisation de certains concepts comme le Colonialisme intérieur, un des thèmes développés par Robert Lafont et largement repris par de nombreux théoriciens de la pensée occitane.

L’idée que dans le contexte étatique français, les pays d’Oc soient traités comme des pays colonisés - en plus de ce que l’on peut considérer comme une colonisation culturelle - sur le plan du développement économique, se répand. La stratégie économique des pays du Midi serait limitée à en faire des nids à touristes, envahis par l’industrie hôtelière et les promoteurs immobiliers, servant de jardin à Paris et sa banlieue. Des pays sans économie propre - détruite par les politiques agricoles françaises - tout juste bons à être placés sous tutelle.

Cette idée, associée à un contexte d’intense militantisme occitan, donne naissance à des comités d’action, des groupes de petite taille décidés à passer à la vitesse supérieure dans leur quête de reconnaissance de l’identité occitane, quitte à envisager l’action directe et le recours à la force.

Deux régions sont particulièrement touchées par ce phénomène. Le Languedoc, en proie à la crise viticole et possédant une tradition « rouge » de contestation sociale et le Périgord, pays hautement touristique. Tous deux se sentent dépossédés de leur patrimoine. Dans une moindre mesure Bordeaux, base arrière des groupes occitanistes, recrute beaucoup dans les milieux associatifs occitans et universitaires. Le Périgord notamment fait partie des régions occitanes où la langue et la culture sont demeurées vivantes, avec un Félibrige actif sans être politisé et une vie musicale et poétique occitane intense.

C’est dans ce contexte qu’apparaît le Comité d’Action Sarladais (CAS), autour de slogans comme « Le capital croque le Périgord » ou « Lo Perigòrd es pas a vendre » (le Périgord n’est pas à vendre). Ce dernier fait référence au rachat de fermes abandonnées et de terres par de riches « colons » empêchant l’installation de jeunes agriculteurs. On recense aussi l’utilisation plus marginale du slogan « Lo vent a bufat, l’Estat a pas paiat » (le vent a soufflé, l’État n’a pas payé) qui fait référence à une tempête ayant saccagé des noyers et aux promesses d’indemnisations des agriculteurs non tenues. De petits groupuscules fleurissent : outre le CAS apparaît également le « Front de Liberacion de la Val de Dròpt », tous deux tentés par l’action directe et les opérations coup de poing. Au sein de ces groupes, chaque membre ne connaît qu’une partie des autres membres, la clandestinité est de règle. Ils seront bientôt réunis dans la mouvance de « Volèm Viure Al País », qui prône alors l’action directe et une certaine forme de violence, en particulier dans le Sarladais et du côté de Sainte-Foy-la-Grande, avec des ramifications à Bordeaux, en Lot-et-Garonne et en Sud-Gironde. Il existe aussi un « Moviment Anarquista Occitan » (mouvement anarchiste occitan) en particulier en Périgord. Quelques petits journaux satiriques occitans sont également imprimés, comme Lo Pelharòt à Bergerac.

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